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Borislehachoir

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Envoyé par Borislehachoir le Dimanche 09 Septembre 2018 à 16:42


Shinobi no Mono (Satsuo Yamamoto, 1962)

Le despotique Nobunaga Ôda (Tomisaburo Wakayama) voit ses ambitions menacées par deux clans rivaux. Ceux-ci tentent de faire assassiner Nobunaga par des ninjas, au sein desquels se trouve notamment le jeune Goemon Ishikawa (Raizo Ichikawa).

Premier volet d'une série de huit films sur des ninjas, cette introduction signée Yamamoto (dont on rappellera qu'il a signé le seizième Zatoichi, l'un des tous meilleurs) est totalement décevante. Le défaut numéro 1 du film est l'absence de rythme et l'ensemble semble durer deux fois plus que ce qu'indique la pendule. Ensuite, le jeu quelque peu figé des acteurs (notamment Raizo Ichikawa qui fait un peu de la peine en ninja naïf alors qu'il a au moins dix ans de plus que son personnage) n'aide pas à éprouver de l'empathie pour eux, et si l'intrigue politique est intéressante dans l'absolu, elle devient très vite " une armée de gens incompétents échouent à tuer Nobunaga ". Reconnaissons que le film est loin des délires nanardesques de bien des futurs films de ninja (ici ce sont des VRAIS ninjas, c'est-à-dire qu'ils sont avant tout là pour leur discrétion et leur capacité à s'infiltrer) et qu'il a le mérite d'être très difficilement prévisible (qui pensait voir Nobunaga survivre ?). Mais le fait est que personnellement, je me suis beaucoup ennuyé devant. Ce qui ne m'a pas empêché de laisser une chance à sa suite...

Shinobi no Mono 2 (Satsuo Yamamoto, 1963)

Suite à la destruction de son clan, Goemon Ichikawa (Raizo Ichikawa) décide de faciliter la rébellion d'un vassal de Nobunaga afin d'en finir définitivement avec le despote.

On reprend les choses exactement là ou le prédécesseur les avait laissé, en densifiant l'intrigue. Derrière Nobunaga, une galerie de seigneurs arrivistes (Mitsuhide qui systématiquement humilié en vient à songer à assassiner son maitre ; Hideyoshi le mentor de Nobunaga, et Ieyasu qui observe les autres à distance) permettent de rendre l'intrigue plus digeste et plus équilibrée. Belle idée également de créer le personnage d'Hattori Hanzo (on a pas déjà vu ce nom dans Kill Bill des fois ?), sorte d'homologue de notre héros aux ordres de Ieyasu. En plus d'être mieux rythmé que son prédécesseur, le film réserve quelques sacrés moments de violence (le bébé de Goemon balancé dans le feu, le règlement de comptes à coups d'amputations face à Nobunaga) et de se conclure de nouveau sur une note tragique (à chaque fois qu'on pense que Goemon ne pourra plus rien perdre ils arrivent encore à faire souffrir un peu plus son personnage). Un très beau film que son prédécesseur ne laissait pas forcément entrevoir.

Une chose me frappe dans les films de ninjas : l'impuissance du héros. C'est simple, il rate quasiment tout ce qu'il entreprend, et quand il le réussit c'est parce que des personnages secondaires lui offrent des opportunités en or qu'il ne pouvait pas manquer. On se demande presque pourquoi tout le monde craint autant Goemon au vu du peu de réussites qu'il décroche pour l'instant, mais d'un autre côté, cet aspect extrêmement faillible du héros crée un véritable suspens puisque rien n'est jamais gagné. Il est probable que je continue cette saga de huit films, beaucoup moins que j'aille au bout.

Boris.

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kakkhara

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Envoyé par kakkhara le Samedi 15 Septembre 2018 à 14:34


Thunder road de Jim Cummings, sorti récemment, est vraiment très bon. Avis aux amateurs de ciné indépendant américain.

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"_Je joue attirance mortelle sur mon pisteur invisible et je t'attaque avec.
_ouais, j'ai pris 1
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kakkhara

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Envoyé par kakkhara le Dimanche 30 Septembre 2018 à 14:24


Pour les amateurs de cinéma de la région parisienne, je partage ceci : 

http://www.lafermedubuisson.com/programme/la-nuit-du-cinema-frousse-et-frissons

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Borislehachoir

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Envoyé par Borislehachoir le Dimanche 30 Septembre 2018 à 22:07


Je suis pas dispo ce weekend, mais si t'es partant pour une toile un de ces quatre, je suis dans le secteur.

Boris.

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Borislehachoir

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Envoyé par Borislehachoir le Dimanche 30 Décembre 2018 à 21:28


Allez je passe en coup de vent donner mon top 10 cinéma de l'année dans l'espoir secret de raviver un forum moribond.


1) Senses (Ryûsuke Hamaguchi)

J'en ai déjà longuement parlé ici dont je serai bref : ce grand film japonais de 5 heures reste à la fin de l'année ma découverte de 2018, faisant le lien entre le meilleur du cinéma d'auteur nippon contemporain et John Cassavetes. Adoré les actrices, adoré l'écriture des seconds rôles, adoré l'attention au détail ou le courage à oser balancer des blocs de 30 minutes sans se demander si le spectateur suivra. Ca aurait pu virer à l'indigeste, mais ça touche au sublime.

2) Phantom Thread (Paul Thomas Anderson)

Bon j'en ai aussi déjà parlé et j'ai la flemme donc c'est vraiment excellent et plein de gens ont déjà dit pourquoi.

3) Burning (Lee Chang-Dong)

Retour en forme du cinéaste (et ex ministre de la culture) coréen qui arrive à mixer avec talent un pamphlet contre les rapports de classe en Corée (Jong-soo est sans arrêt en position d'infériorité) et les touches d'étrangeté (les incendies dont on parle sans arrêt sans les voir, l'histoire de la montre, celle du chat) dispensées. Il est très difficile de décrire l'histoire (surtout sans spoiler complètement) mais c'est ce côté " entre deux ", quelque part entre film d'auteur et polar, entre dénonciation et récit onirique, qui fait aussi le prix de Burning. Cannes aurait pu sortir d'années de palmarès moisis en lui offrant la palme d'or mais vous connaissez Cannes....

4) Bodied (Joseph Kahn)

C'est le film qui m'est directement adressé (quand bien même il n'est dispo que sur YouTube prémium et n'a pas eu de sorties salles). Racontant comment un petit étudiant blanc s'intègre dans le milieu du battlerap américain avant de pratiquer à son tour, le film réserve son lot de piques très bien trouvées (les facs gangrénées par l'antiracisme institutionnel et le féminisme intersectionnel), de caméos de battlerappers (Charron en wigger, Pat Stay en suprématiste blanc, Loaded Lux et Hollow Da Don en guignols et surtout Dizaster parfait en boss final) et de moments de clashs surpassant le modèle avoué 8 Mile. Après un Détention totalement foutraque et virant à l'indigeste, Joseph Kahn signe enfin un film convaincant de bout en bout.

5) Hérédité (Ari Aster)

Ca fait plaisir de voir depuis quelques années (The Witch, It Follows) des films d'horreur réalisés par des petits réals talentueux qui ont laissé les jump scares au vestiaire. Ici, on prend un peu d'Exorciste, un peu de Polanski et on mêle le tout à un récit familial dans lequel une sombre histoire semble lier une grand-mère récemment décédée et son petit fils ayant accidentellement tué sa sœur. Le scénario réserve sont lot de lourdeurs et d'effets appuyés mais la mise en scène saisit pleinement la folie potentielle et plusieurs séquences font clairement partie des meilleures vues depuis longtemps dans le cinéma d'horreur.

6) First Man (Damien Chazelle)

Sans doute ma plus grosse surprise de l'année vu que j'avais détesté les deux films précédents du réal. Pour le coup, la monoexpressivité de Gosling s'accord très bien au personnage de Neil Armstrong décrit comme froid et distant, et si le déroulement du récit est un peu trop prévisible par rapport au postulat de départ (le voyage lunaire décrit comme un palliatif à la perte d'un enfant par Neil) il réserve au moins une grande séquence, celle de l'alunissage qui justifie à elle seule la place du film dans le top.

7) The Spy Gone North ( Yoon Jong-bin)

Après un intéressant Kundo avec Ha Jung-woo, Yoon Jong-bin progresse encore avec ce faux thriller d'espionnage qui raconte en réalité l'amitié entre un espion et un dirigeant nord-coréen. Le début laisse croire à une banale apologie des forces sud-coréennes là ou il fustige en fait l'entente entre dirigeants des deux bords au détriment de leur peuple (entente à laquelle le dignitaire nord-coréen sera seul à s'opposer). Porté par un Hwang Jeong-min aussi à l'aise que d'habitude, The Spy Gone North accouche d'une des fins les plus émouvantes de l'année.

8) 1987 : When The Day Comes (Jang Joo-Hwan)

Retour en salles du réalisateur du culte " Save The Green Planet ", enfin quand je dis en salles on m'aura compris ça a été deux projections à Paris. 1987, tout en étant presque aussi bon que le coup d'essai du cinéaste, en est l'absolu contre-pied : sérieux (il y a de l'humour mais le sujet de fond reste l'insurrection de 1987 et ne prête pas franchement à la rigolade décomplexée), touffu (on se croirait dans les Hommes du président mais avec cinq fois plus de personnages) et très documenté historiquement, le film a le mérite de montrer l'insurrection comme un phénomène collectif qui dépasse chacun des personnages impliqués. Qu'importent alors les défauts et lourdeurs (scènes de foule grandiloquentes) tant 1987 nous rappelle que contrairement à nous, les sud-coréens arrivent à regarder leur histoire contemporaine sans filtre.

9) Sicario 2 (Stefano Sollima)

En se débarrassant du personnage d'Emily Blunt et à l'occasion de toute la bonne conscience féminisante qui imprégnait le premier film (gnagna femme dans un milieu d'hommes....) le film de Sollima aurait facilement pu surpasser l'original si il n'avait malheureusement pas voulu s'embarquer dans une intrigue internationale absconse. C'est d'autant plus regrettable que le film est bon, que Del Toro et Brollin sont en bonne forme et que la mise en scène n'a rien à envier au premier film de Villeneuve. A supposer que les producteurs en fassent une saga, elle aura en tout cas accouché de deux bons épisodes, un quasi-miracle à l'heure actuelle.

10) A Silent Voice (Naoko Yamada)

Déjà mis dans mon top de l'an dernier mais que voulez vous, je ne pouvais pas deviner à l'époque qu'il sortirait finalement en salles. En bref c'est un bel anime sur la relation entre un adolescent à tendance harceleur et une sourde-muette victime du premier. Beaucoup de délicatesse et une belle justesse de traitement sur un sujet en vogue (le harcèlement scolaire) et qui aurait pu facilement conduire à un prêchi-prêcha que le film parvient justement à éviter.

Boris.
 

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jokerface

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Envoyé par jokerface le Lundi 31 Décembre 2018 à 13:19


J'ai pas le temps de développer mais dans ta liste j'ai vu hérédité et je reste beaucoup plus mitigé que toi.
Le caractère tête à claques des personnages y étant pour beaucoup (la mère, la fille).

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Monday Night Raw

Le 23/02/2017 à 16:10, David avait écrit ...

Mon papa me disait : "on n'écrase par les fourmis, fils"

Crutch

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Envoyé par Crutch le Mardi 01 Janvier 2019 à 01:03


Mon top 2018:

1) De l'Autre côté du vent d'Orson Welles
2) Senses de Ryûsuke Hamagushi (2015)
3) Les âmes mortes de Wang Bing
4) Les Éternels de Jia Zhangke
5) Miraï, ma petite sœur de Mamoru Hosoda
6) Leto de Kirill Serebrennikov
7) Battleship Island de Ryu Seung-wan (2017)
8) Asako I & II de Ryûsuke Hamagushi
9) La ballade de Buster Scruggs de Joel et Ethan Coen
10) Dilili à Paris de Michel Ocelot
11) 1987 : When the Day Comes de Jang Joon-hwan (2017)
12) Ready Player One de Steven Spielberg et Detective Dee : La légende des rois célestes de Tsui Hark (ex-æquo)

(Oui ça fait 13 films mais faut faire un peu de place pour les sorties décalées. Les Éternels et Asako I&II sortiront en salles en 2019 mais datent de 2018)
Très bonne année pour le cinéma asiatique, les autres bons film américains étant plus bas dans le classement. Orson Welles reste le patron absolu, avec un film de plus de 40 ans qui enterre le reste de la production. On remerciera Netflix, malgré les angoisses liées à l'entreprise, de nous fournir le cinéma que les autres refusent de produire, avec en sus le bon cru des frères Coen.
La grande découverte de 2018 : Ryûsuke Hamaguchi, je rejoins tout le bien qu'en pense Boris, et j'ai furieusement envie de voir ses autres films inédits.
Wang Bing est en grande forme, Jia Zhangke livre une fresque criminelle et amoureuse parfaitement maîtrisée, bien meilleure que son précédent film. Belle surprise toute aussi absente du palmarès cannois: Leto, un film sur le rock n'roll soviétique à l’énergie formaliste éblouissante, et très bien joué par dessus le marché.
L’animation fait honneur à la France avec le très beau film de Michel Ocelot, légèrement coiffé au poteau par l’émotion brute du Hosoda, et les meilleures proposition de blockbusters à effets spéciaux viennent des vétérans Spielberg et Tsui Hark, alors que les coréens, gauchistes comme anti-japs, régalent du coté des récits historiques follement généreux et populaires dans le bon sens du terme. (The Spy gone North n’était pas loin en dessous d'ailleurs)

J'ai par contre des réserves sur Phantom Thread et Burning, et tout en l'appréciant, je ne placerait pas First Man aussi haut.

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Crutch

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Envoyé par Crutch le Mardi 01 Janvier 2019 à 15:50


Et comme d'habitude, voici la liste de mes 30 films préférés vus en 2018, un film par réalisateur:

1) Nos meilleures années de Marco Tullio Giordana (2003, Italie)
2) Millennium Actress de Satoshi Kon (2001, Japon)
3) Napoléon vu par Abel Gance (1927, France)
4) De l'Autre côté du vent d'Orson Welles (1976-2018, USA)
5) Choose Me d'Alan Rudolph (1984, USA)
6) Le Sacrifice d'Andrei Tarkovski (1986, Suède)
7) A Brighter Summer Day d'Edward Yang (1991, Taiwan)
8) Fanny et Alexandre d'Ingmar Bergman (1983, Suède)
9) Devdas de Sanjay Leela Bhansali (2002, Inde)
10)Le Parrain II de Francis Ford Coppola (1974, USA)
11)Cry-Baby de John Waters (1990, USA)
12)July Rapsody d'Ann Hui (2002, Hong Kong)
13)Le Dictateur de Charles Chaplin (1940, USA)
14)Sherlock Jr. de Buster Keaton (1924, USA)
15)United Red Army de Koji Wakamatsu (2007, Japon)
16)Le meilleur des mondes possibles de Lindsay Anderson (1977, Royaume-Uni)
17)The White Diamond de Werner Herzog (2004, Allemagne)
18)L'Homme qui aimait les femmes de François Truffaut (1977, France)
19)Edvard Munch, la danse de la vie de Peter Watkins (1974, Norvège)
20)Rocco et ses frères de Luchino Visconti (1960, Italie)
21)1/3 des yeux d'Olivier Zabat (2004, France)
22)Contact d'Alan Clarke (1985, Royaume-Uni)
23)Le kimono pourpre de Samuel Fuller (1959, USA)
24)Halloween, la nuit des masques de John Carpenter (1978, USA)
25)La Troisième génération de Rainer Werner Fassbinder (1979, Allemagne)
26)La Comédie-Française ou L'amour joué de Frederick Wiseman (1996, France/USA)
27)Le destin de Youssef Chahine (1997, Egypte)
28)Senses de Ryûsuke Hamaguchi (2015, Japon)
29)Highway Patrolman d'Alex Cox (1991, USA/Mexique)
30)Level Five de Chris Marker (1997, France)

Mention spéciale à Berlin Alexenderplatz de Rainer Werner Fassbinder (1980, Allemagne), série de l'année.

J'ai vu 449 nouveaux films et en ai revu 70, 2018 bat donc 2017 pour l'année ou j'ai vu le plus de films, avec pour la première fois la barre des 500 films par an franchie. Je suis un peu ambivalent par rapport au fait que 12 films du top 30 durent plus de 2h45, mais faut avouer qu'ils sont vraiment bien. C'est aussi une année ou j'ai vu très peu de films hongkongais, ça se ressent dans le top.

Je conseille absolument à tout le monde Nos meilleures années, sublime fresque familiale suivant 40 ans de la vie d'une famille italienne, qui se paye le luxe d’être un film de 6 heures où chaque scène est réussie. Au bout d'une heure on peut se dire "ok c'est très bien mais à un moment ça va baisser de régime", et les heures passent et en fait non, ça ne fait qu’être meilleur. Je l'ai vu 2 fois sans une seconde d'ennui, avec la même émotion, et toute ma famille valide; même mon frère (non cinéphile), pas rassuré au départ par la durée, le place maintenant dans ses films préférés. Scenario en béton armé qui mêle la petite et la grande histoire, et qui permet un montage au rythme parfait (on reste juste le temps qu'il faut pour que chaque situation se développe de manière logique), personnages vrais au possible, casting en or (TOUS les acteurs sont excellents et mémorables, qu'ils n'aient qu'une scène ou un rôle principal), utilisation de la musique géniale (notamment la reprise d'un thème de Georges Delerue pour Jules et Jim comme leitmotiv qui passe comme une lettre à la poste), bref, je suis raide dingue de ce film.

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kakkhara

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Envoyé par kakkhara le Mercredi 02 Janvier 2019 à 12:29


Pour ma part un top bien différent, comme on s'en doute. Déjà parce que je n'ai pas vu beaucoup des films cités par Boris et Crutch. J'avoue que je n'ai pas été voir First Man parce que le nom de Damien Chazelle ne me faisait pas envie. Je n'ai pas eu l'occasion de voir les Hamaguchi, ni phantom thread et silent voice dont aucune séance ne correspondait à mes horaires. Les éternels c'est sûrement très bien mais surtout ce n'est pas encore sorti en salles. Leto je ne l'ai pas encore vu mais c'est prévu.

Par contre pour moi c'est aussi pour le cinéma français que 2018 a été une bonne année.

Donc top sans classement (sur 71 nouvelles sorties vues en salle) : 

Pentagon papers, Steven Spielberg : Un divertissement de qualité comme sait les faire Spielberg, sans temps mort, porté par Meryl Streep et Tom Hanks également bons.

Les Garçons sauvages, Bertrand Mandico : On aime ou on n'aime pas, mais on peut difficilement nier l'ambition du film, malgré des références précises celui-ci laisse de côté tout cinéma conventionnel pour explorer de nouvelles pistes. A la croisée des genres, Les garçons sauvages c'est surtout l'indice d'un cinéma français novateur et qui ose beaucoup.

Sicario II, la guerre des cartels, Stefano Sollima : D'accord avec Boris, on en avait parlé d'ailleurs, malgré un contexte géopolitique aussi flou qu'inutile, le deuxième volet finit par s'engager dans un solide film d'action.

Un couteau dans le coeur, Yann Gonzales : Comme les garçons sauvages, voici la promesse d'un cinéma français d'auteur qui ose sortir des sentiers battus. Hommage manifeste à Dario Argento, Un couteau dans le coeur est un giallo qui oscille entre ténèbres et lumières, porté par une excellente Vanessa Paradis qui incarne très justement un personnage très ambivalent.

 Happiness road, Hsin-Yin Sung : dessin animé d'une grande délicatesse sur Taïwan d'abord, et sur le sentiment d'exil ensuite. S'il joue beaucoup sur les effets de manche, ceux-ci restent au service de l'émotion que porte le dessin animé et l'ensemble compose un petit bijou éblouissant de maîtrise.

Thunder Road, Jim Cummings : Porté par une première scène exceptionnelle et par le jeu à fleur de peau de Jim Cummings, Thunder road est l'une des pépites du cinéma indépendant américain de l'année. On rit beaucoup, l'émotion est toujours présente, et on s'identifie complètement à ce personnage de looser complet. On pourrait être chez les frères Safdie, ne serait une approche plus intellectualisée, nuancée par la sincérité évidente de Jim Cummings.

Chris the swiss, Anja Kofmel : En cherchant la trace d'un journaliste suisse disparu pendant la guerre de Serbie, Chris the Swiss compose un documentaire magistral sur le sujet tout en posant des questions sur des sujets graves sur le métier de journaliste : qu'est-ce qui pousse un jeune homme à risquer sa vie pour devenir journaliste de guerre, peut-on rester simple observateur lorsqu'on est témoin d'atrocités,... ? Si ces questions ne sont pas nouvelles, les réponses à y apporter ne sont pas évidentes et Chris the Swiss est un film qui mérite d'être vu.

High Life, Claire Denis : Dès la première image c'est assez claire, la science-fiction de Claire Denis s'inspire de celle de Tarkovski, pari risqué. L'ouverture du film suffit à le placer dans ce top, même si on n'adhère pas au reste. Robert Pattinson confirme, après son passage chez les frères Safdie et chez James Gray, qu'il est un acteur des plus intéressants.

En liberté, Pierre Salvadori : Direction d'acteurs magistrale, dialogues savoureux, osmose entre l'émotion et le rire, impertinence, volonté de jouer avec les codes du cinéma, En liberté s'impose comme l'un des films les plus jouissifs de l'année.

Une pluie sans fin, Dong Yue : Thriller chinois dont on commence à trouver habituel la dimension sociale primant sur l'intrigue. Je l'ai trouvé pourtant bien réussi, contrairement à certains (:p). Cette pluie qui ne cesse de tomber et qui donne un aspect dépressif à l'ensemble du film, l'impuissance du héros qui pourtant ne cesse de se démener et a parfois de bonnes intuitions, tout ça pourrait fatiguer à terme, mais je trouve qu'il y a une grande justesse dans le jeu et une finesse d'analyse qui justifient les lourdeurs qu'il serait vain de nier.

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zwouip

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Envoyé par zwouip le Vendredi 14 Juin 2019 à 11:36


Hey yo, les cinéphiles! 

Comme je suis en train de prendre des cours de chinois (mandarin) depuis plus d'un an, je cherche des films chinois/taïwanais pour pouvoir pratiquer plus souvent l'écoute, donc si vous avez des films/séries à recommander je suis preneur.

Je vois que je pourrais commencer en prenant dans la liste de kakkhara Happiness road, et Une pluie sans fin. Si vous avez d'autres idées..;)


brutal2luks

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Envoyé par brutal2luks le Samedi 15 Juin 2019 à 11:31


Dans la même veine que "Une pluie sans fin" (film policier chinois récent avec une dimension sociale) il y a "Black Coal, Thin Ice" que je trouve moins réussi mais que j'avais quand même aimé. 

Si c'est ton truc il y a les films d'art martiaux, et là il y en a pour tous les gouts... Ceux qui me reviennent comme mes préférés sont Tigre et Dragon, Fist of Legend, Il était une fois en Chine ou Le Maitre d'Armes que je trouve être de bons films. Après tu as des films moins bons mais qui passent tout seul si tu aimes la castagne : Yip Man (surtout le premier), The Grandmaster, les autres Jet Li des années 90...
Et après t'as tous les nanars du genre des premiers Jacky Chan, dont beaucoup sont cultes ou les films de Bruce Lee (notamment La Fureur de Vaincre dont Fist of Legend est un remake).

Tu peux aussi explorer les filmographies du taiwanais Ang Lee ou du Hongkongais Wong Kar Wai qui sont très diverses et où tu devrais forcément trouver des choses qui te plaisent.

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kakkhara

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Envoyé par kakkhara le Dimanche 16 Juin 2019 à 14:19


Essaye peut-être des films comme Poussières dans le vent de Hou Hsiao-Hsien (Taïwan) ou I am not madame Bovary de Feng Xiaogang, ou encore Red Amnesia de  Wang Xiaoshuai ce genre de film "réaliste" qui doivent je suppose avoir un vocabulaire de la vie de tous les jours (j'imagine en tout cas)
Si tu aimes ce genre de film bien sûr sinon tu seras peut-être ennuyé par tout ça.

(au passage je trouve pas que The Grandmaster fasse partie des "films moins bons".)

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