L'arche Russe, d'Alexandre Sokourov : Le narrateur traverse le musée de l'héritage en compagnie d'un auteur francais, tous 2 invisibles pour les autres occupants, et rencontrent à cette occasion des personnages issus de 400 ans d'histoire, comme Pierre le grand, Catherine de Russie ou encore Pouchkine.
Ce film est impressionant, car il s'agit d'un plan séquence de 1h30, et c'est tout, il a demandé juste 1 jour de tournage. C'est donc une prouesse technique et un scénario très impressionant de défi et d'intelligence. Malheureusement, il faut bien le dire, le film s'apparente à une longue contemplation suivie de dialogues pour le moins ésotériques, et il ressort de tout ça une impression d'ennui assez importante. Pour ma part j'ai eu l'impression que le film durait 3 heures et à la fin mes yeux se fermaient tout seul. Oui ça promet beaucoup, mais c'est d'un chiant ...^^
Les bourreaux meurent aussi, de Fritz Lang : En 1942, Heydrich, dirigeant nazi en Tchéquoslovaquie, est assassiné par un résistant tchèque.
Tourné en 1943, Les bourreaux meurent aussi est un grand film de propagande anti nazi. Il présente, même encore maintenant quelques originalités. En effet l'inspecteur de la gestapo pourrait passer à certains moments pour un personnage bon vivant et débonnaire, servi en celà par le jeu de l'acteur, ce qui en fait un monstre d'autant plus probant que le gouverneur Heydrich. Et les résistants sont présentés avec plus de profondeur que d'habitude, avec la pression des nazis bien sûr, mais également de leur propre peuple avec le passage des otages. Ils connaissent leur responsabilité mais savent le nombre de morts que celà va causer dans leur propre peuple, peuple qui d'ailleurs dans l'ensemble s'unit contre l'envahisseur, ce qui donne de très très beaux moments dans le film. Bref une rare intensité se dégage de ce film, ce qui en fait vraiment l'un des grands films sur le sujet, bien qu'il ne figure pas parmi les plus connus de son auteur. A noter également que le scénario est écrit par Bertold Brecht.
L'affiche rouge, de Franck Cassenti : le film retrace l'histoire de l'affaire de l'affiche rouge et du groupe du révolutionnaire Manouchian.
Encore un film sur la résistance, sorti en 1976 celui-là. Très original il nous fait revivre l'histoire du groupe par une pièce de théatre montée à l'occasion d'une fête commémorative improvisée par des amis des disparus. Faire à cette époque un film sur la résistance, et le faire de manière originale c'est déjà pas mal. Le réalisateur adopte d'emblée le parti du souvenir, en effet l'idée de faire un film sur cette affaire, qui a déjà eu un poème d'Aragon mis en musique par Léo Ferré qui lui a été consacré, c'est évidemment pour qu'on n'oublie pas ces héros de l'ombre qui ont à peine leur nom dans les livres d'histoire. Or l'affiche rouge reste certainement un exemple impressionnant de propagande allemande.
Le fait de présenter ça comme une pièce de théâtre commémorative insiste d'ores et déjà sur la notion de souvenir, sans pour autant nous rebalancer des choses qu'on a vues et revues. il y a ainsi quelques scènes exceptionnelles, notemment les acteurs s'oubliant dans leur rôle, ou encore la scène de polichinelle et de la gestapo, dans le style comedia dell'arte, et la scène de présentation de la pièce de théâtre. Le film insiste également, avec ces comédiens de pièce de théâtre venus de l'Europe entière, et la rencontre avec les descendants des victimes, sur le fait que encore maintenant (en 1976 donc ^^), il y a des gens qui continuent à vivre avec les répercussions de l'horreur nazie. C'est évident, mais c'est ce que fatalement la plupart des films sur le sujet ne peuvent montrer, ce que celui-ci peut se permettre, grace à l'intelligence de son scénario, en faisant cohabiter de manière simple et sans détour les 2 périodes.
Un cadavre au dessert, de Robert Moore : les plus grands détectives du monde sont invités par un riche excentrique à un dîner qui se concluera par un meurtre. Celui qui résoudra le meurtre aura une somme substancielle.
Dans le plus pur style d'humour noir so british, on a ici une parodie de films policiers assez remarquable, malgré quelques lourdeurs. Une bonne partie de la magie du film tient sûrement à son casting, jugez plutôt : Alec Guiness (que bien sûr on ne peut que préférer dans noblesse oblige, où il joue le rôle d'une famille entière), David Niven, Peter Falk, Peter Sellers, Eileen Brennan, Maggie Smith, entre autres, ainsi que dans le rôle de l'excentrique, Truman Capote (wtf?)...Ainsi que le premier rôle au cinéma de James Cromwell
Alors même si ce n'est pas le chef d'oeuvre qu'est noblesse oblige, le film est très drôle, et on peut s'amuser à reconnaitre dans ces grands détectives des personnages connus (Sam Spade, Hercule Poirot, Miss Marple et Wang entre autres). Pour passer un bon moment avec des répliques ridicules qui fusent et des situations cocasses( le majordome aveugle et la cuisinière sourde/muette illettrée qui essayent de s'entendre), c'est le film qu'il faut.
A toute épreuve, de John Woo : Tequila est un filc tête brûlée qui a juré de faire tomber un parrain de la mafia. Mais la tache s'avère difficile quand la seule technique qu'on emploie c'est de foncer dasn le tas, et qu'il y a des flics infiltrés en face, sans qu'on sache qui ils sont.
Polar d'action musclé, à toute épreuve est grandiose. Certes le scénario est parfois laissé de côté, certes les fusillades et les explosions s'enchainent jusqu'à plus soif, mais la maitrise du rythme de John Woo est parfaite. Il y a exactement ce qu'il faut de temps rapides et de temps lents pour créer un film haletant sans exagération. D'ailleurs les "temps morts" sont vraiment très très bien faits. Il y a de petits miracles dans ce film, notamment une fusillade plan séquence de 3 minutes ou plus sur deux étages, technique qui fait vraiment penser aux jeux vidéos et la scène d'ouverture dans la maison de thé qui est méchament vénère. Mais surtout, C'est impressionant la façon qu'à John Woo de donner de la profondeur à ses personnages sans ralentir le reste du film, et c'est surtout ça je pense qui fait d'à toute épreuve un film exceptionnel. Parce que le film mitraille à tout va, mais à la faveur d'une scène d'action particulièrement musclée, le caractère et les interactions des personnages entre eux se mettent en place. Si on rajoute la musique du film, et le jeu d'acteur exceptionnel de Tony Leung, on a avec à toute épreuve un film tout à fait génial, feu d'artifice qui clot malheureusement la carrière de John Woo à Hong-Kong.
"_Je joue attirance mortelle sur mon pisteur invisible et je t'attaque avec.
_ouais, j'ai pris 1
_ok ..."























