Topic de la convivialité 2012 - v1.0

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Pleykorn

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Envoyé par Pleykorn le Lundi 18 Juin 2012 à 08:01


Le 17/06/2012 à 20:53, Kakita_Kirby avait écrit ...

Sinon j'aimerais être réincarné en fauteuil de l'assemblée, au pif, celui sur lequel sera Marion Maréchal Le Pen.

Député à 22ans ça doit être frais question rente à vie, non ?

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Kakita_Kirby

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Envoyé par Kakita_Kirby le Lundi 18 Juin 2012 à 14:53


 Ce matin yavait le bac de philo, j'ai maté les sujets.
A la question : "Que gagne t-on en travaillant ?", ma copine a répondu "ça rend libre".
Je l'aime.

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f4k3

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Envoyé par f4k3 le Lundi 18 Juin 2012 à 14:54


Le 18/06/2012 à 14:53, Kakita_Kirby avait écrit ...

Ce matin yavait le bac de philo, j'ai maté les sujets.
A la question : "Que gagne t-on en travaillant ?", ma copine a répondu "ça rend libre".
Je l'aime.



Sujet d'actualité s'il en est :<


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kakkhara

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Envoyé par kakkhara le Lundi 18 Juin 2012 à 14:58


Le 18/06/2012 à 14:53, Kakita_Kirby avait écrit ...

Ce matin yavait le bac de philo, j'ai maté les sujets.
A la question : "Que gagne t-on en travaillant ?", ma copine a répondu "ça rend libre".
Je l'aime.



euh... de l'argent? C'est bon j'ai mon bac non?



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"_Je joue attirance mortelle sur mon pisteur invisible et je t'attaque avec.
_ouais, j'ai pris 1
_ok ..."


corum

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Envoyé par corum le Lundi 18 Juin 2012 à 15:03


Le 18/06/2012 à 14:58, kakkhara avait écrit ...



euh... de l'argent? C'est bon j'ai mon bac non?


Ben oui tu as ton bac -_-

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"car le style pour l'écrivain aussi bien que la couleur pour le peintre est une question non de technique mais de vision" Marcel Proust

f4k3

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Envoyé par f4k3 le Lundi 18 Juin 2012 à 16:41


Le 18/06/2012 à 14:53, Kakita_Kirby avait écrit ...

Ce matin yavait le bac de philo, j'ai maté les sujets.
A la question : "Que gagne t-on en travaillant ?", ma copine a répondu "ça rend libre".
Je l'aime.



D'ailleurs si on nous prive de travail, on nous prive de liberté
Donc la société actuelle est liberticide

 

REVOLUTION

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Talen

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Envoyé par Talen le Lundi 18 Juin 2012 à 16:47


J'aime pas travailler

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"Je n'aime pas les gens qui ont des citations dans leur signature. "
_Édith Piaf

BaladaTriste

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Envoyé par BaladaTriste le Lundi 18 Juin 2012 à 18:03


Donc tu n'aime pas être libre?

Dans une société industrielle qui confond travail et productivité, la
nécessité de produire a toujours été antagoniste au désir de créer. Que reste-t-il d’étincelle humaine, c’est-à-dire de créativité possible, chez un être tiré du sommeil à six heures chaque matin, cahoté dans les trains de banlieu, assourdi par le fracas des machines, lessivé, bué par les cadences, les gestes privés de sens, le conrôle statistique, et rejeté vers la fin du jour dans les halls de gares, cathédrales de départ pour l’enfer des semaines et l’infime paradis des week-ends, où la foule communie dans la fatigue et l’abrutissement ? De l’adolescence à l’âge de la retraite, les cycles de vingt-quatre heures font succéder leur uniforme émiettement de vitre brisée : fêlure du rythme figé, fêlure du temps -qui-est-de- l’argent, fêlure de la soumission aux chefs, fêlure de l’ennui, fêlure de la fatigue. De la force vive déchiquetée brutalement à la déchirure béante de la vieillesse, la vie craque de partout sous les coups du travail forcé.

Jamais une civilisation n’atteignit à un tel mépris de la vie ; noyé dans le dégoût, jamais une génération n’éprouva à ce point le goût enragé de vivre. Ceux qu’on assassine lentement dans les abattoirs mécanisés du travail, les voici qui discutent, chantent, boivent, dansent, baisent, tiennent la rue, prennent les armes, inventent une poésie nouvelle.Déjà se constitue le front contre le travail forcé, déjà les gestes de refus modèlent la conscience future. Tout appel à la productivité est, dans les conditions voulues par le capitalisme et l’économie soviétisée, un appel à l’esclavage.
La nécessité de produire trouve si aisément ses justifications que le
premier Fourastié venu en farcit dix livres sans peine. Par malheur pour les néo-penseurs de l’économisme, ces justifications sont celles du XIX° siècle, d’une époque où la misère des classes laborieuses fit du droit au travail l’homologue du droit à l’esclavage, revendiqué à l’aube des temps par les prisonniers voués au massacre. Il s’agissait avant tout de ne pas disparaître physiquement, de survivre. Les impératifs de productivité sont des impératifs de survie ; or les gens veulent désormais vivre, non seulement survivre.
Le tripalium est un instrument de torture. Labor signifie «peine». Il
y a quelque légèreté à oublier l’origine des mots «travail» et «labeur».
Les nobles avaient du moins la mémoire de leur dignité comme de l’indignité qui frappait leurs esclavages. Le mépris aristocratique du travail reflétait le mépris du maître pour les classes dominées ; le travail était l’expiation à laquelle les condamnait de toute éternité le décret divin qui les avait voulues, pour d’impénétrables raisons, inférieures.
Le travail s’inscrivait, parmi les sanctions de la Providence, comme la punition du pauvre, et parce qu’elle régissait aussi le salut futur, une telle punition pourrait revêtir les attributs de la joie. Au fond, le travail importait moins que la soumission.
La bourgeoisie ne domine pas, elle exploite. Elle soumet peu, elle
préfère user. Comment n’a-t-on pas vu que le principe du travail productif se substituait simplement au principe d’autorité féodal ? Pourquoi n’a-t-on pas voulu le comprendre ?
Est-ce parce que le travail améliore la condition des hommes et sauve les pauvres, illusoirement du moins, de la damnation eternelle ? Sans doute, mais il appert aujourd’hui que le chantage sur les lendemains meilleurs succède docilement au chantage sur le salut de l’au-delà. Dans l’un et l’autre cas, le présent est toujours sous le coup de l’oppression. Est-ce parce qu’il transforme la nature ? Oui, mais que ferais-je d’une nature ordonnée en termes de profits dans un ordre de choses où l’inflation technique couvre la déflation sur l’emploi de la vie ?
D’ailleurs, de même que l’acte sexuel n’a pas pour fonction de procréer mais engendre très accidentellement des enfants, c’est par surcroît que le ravail organisé transforme la surface des continents, par prolongement et non par motivation. Travailler pour transformer le monde ? Allons donc ! Le monde se transforme dans le sens où il existe un travail forcé ; et c’est pourquoi il se transforme si mal.
L’homme se réaliserait-il dans son travail forcé ? Au XIX° siècle, il
subsistait dans la conception du travail une trace infime de réativité.
Zola décrit un concours de cloutiers où les ouvriers rivalisent d’habileté pour parfaire leur miniscule chef-d’oeuvre. L’amour du métier et larecherche d’une créativité cependant malaisée permettaient sans con-teste de supporter dix à quinze heures auxquelles personne n’aurait pu résister s’il n’était glissé quelque façon de plaisir. Une conception encore artisanale dans son principe laissait à chacun le soin de se ménager un
confort précaire dans l’enfer de l’usine. Le taylorisme assena le coup de grâce à une mentalité précieusement entretenue par le capitalisme archaïque. Inutile d’espérer d’un travali à la chaîne ne serait-ce qu’une caricature de créativité. L’amour du travail bien fait et le goût de la promotion dans le travail sont aujourd’hui la marque indélébile de la veulerie et de la soumission la plus stupide. C’est pourquoi, partout où la soumission est exigée, le vieux pet idéologique va son chemin, de l’Arbeit macht frei des camps d’extermination aux discours d’Henry Ford et de Mao Tsé-toung.
Quelle est donc la fonction du travail forcé ? Le mythe du pouvoir exercé conjointement par le chef et par Dieu trouvait dans l’unité du
système féodal sa force de coercition. En brisant le mythe unitaire, le pouvoir parcellaire de la bourgeoisie ouvre, sous le signe de la crise, le règne des idéologies qui jamais n’atteindront ni seules, ni ensemble, au quart de l’efficacité du mythe. La dictature du travail productif prend opportunément la relève. Il a pour mission d’affaiblir biologiquement le plus grand nombre des hommes de les châtrer collectivement et de les abrutir afin de les rendre réceptifs aux idéologies les moins prégnantes, les moins viriles, les plus séniles qui furent jamais dans l’histoire du mensonge.


Le prolétariat du début du XIX° siècle compte une majorité de di-
minués physiques, d’hommes brisés systématiquement par la torture de l’atelier. Les révoltes viennent de petits artisans, de catégories privilégiées ou de sans travail, non d’ouvriers assomés par quinze heures de labeur. N’est-il pas troublant de constater que l’allégement du nombre d’heures de prestations intervient au moment où le spectacle de variétés idéologiques mis au point par la société de consommation paraît de nature à remplacer efficacement les mythes féodaux détruits par la jeune bourgeoisie? (Des gens ont vraiment travaillé pour un réfrigérateur,pour une voiture, pour un récepteur de télévision. Beaucoup continuent à le faire, «invités» qu’ils sont à consommer la passivité et le temps vide que leur «offre» la «nécessité» de produire.)
Des statistiques publiés en 1938 indiquent qu’une mise en oeuvre des techniques de production contemporaines réduiraient la durée des prestations nécessaires à trois heures par jour. Non seulement nous sommes loin du compte avec nos sept heures de travail, mais après avoir usé des générations de travailleurs en leur promettant le bien-être qu’elle leur vend aujourd’hui à crédit, la bourgeoisie (et sa version soviétisée) poursuit sa destruction de l’homme en dehors du travail. demain elle appâtera ses cinq heures d’usure quotidienne exigées par un temps de créativité qui croîtra dans la mesure où elle pourra l’emplir d’une impossibilité de créer (la fameuse organisation des loisirs).
On a écrit justement : «La Chine fait face à des problèmes économiques gigantesques ; pour elle, la productivité est une question de vie ou de mort.» Personne ne songe à le nier. Ce qui me paraît grave ne tient pas aux impératifs économiques, mais à la façon d’y répondre. L’armée Rouge de 1917 constituait un type nouveau d’organisation. L’armée Rouge de 1960 est une armée comme on en rencontre dans les pays capitalistes. Les circonstances ont prouvé que son efficacité restait loin au-dessous des possibilités des milices révolutionnaires. De même
l’économie chinoise planifiée, en refusant d’accorder à des groupes
fédérés l’organisation autonome de leur travail, se condamne à rejoindre une forme de capitalisme perfectionné, nommé socialisme. A-t-on pris la peine d’étudier les modalités de travail des peuples primitifs,l’importance du jeu et de la créativité, l’incroyable rendement obtenu par des méthodes qu’un appoint des techniques modernes rendrait cent fois plus efficaces encore ? Il ne semble pas. Tout appel à la productivité vient du haut. Or la créativité seule est spontanément riche. Ce n’est pas de la productivité qu’il faut attendre une vie riche, ce n’est pas de la productivité qu’il faut espérer une réponse collective et enthousiaste à la demande économique. Mais que dire de plus quand on sait de quel culte le travail est honoré à Cuba comme en Chine, et avec quelle aisance les pages vertueuses de Guizot passeraient désormais dans un discours du 1er Mai ?
A mesure que l’automation et la cybernétique laissent prévoir le remplacement massif des travailleurs par des esclaves mécaniques, le travail forcé révèle sa pure appartenance aux procédés barbares du maintien de l’ordre. Le pouvoir fabrique ainsi la dose de fatigue nécessaire à l’assimilation passive de ses diktats télévisés. Pour quel appât travailler désormais ? La duperie est épuisée ; il n’y a plus rien à perdre, pas même une illusion. L’organisation du tavail et l’organisation des loisirs referment les ciseaux castrateurs chargés d’améliorer la race des chiens soumis. Verra-t-on quelque jour les grévistes, revendiquant l’automation et la semaine de dix heures, choisir, pour débrayer, de faire l’amour dans les usines, les bureaux et les maisons de la culture ? Il n’y aurait que les programmateurs, les managers, les dirigeants syndicaux et les sociologues pour s’en étonner et s’en inquiéter. Avec raison peut-être. Après tout, il y va de leur peau.
D'après Raoul Vaneigem c'est le contraire mais je sait pas trop si je doit lui faire confiance à lui ou à la copine de Kirby.

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Kiwi

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Envoyé par Kiwi le Lundi 18 Juin 2012 à 18:11


Très sincèrement je pense que sans travail on se ferait chier à la longue.

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Le plein de vitamines.

corum

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Envoyé par corum le Lundi 18 Juin 2012 à 18:12


Très sincérement j'y crois pas une seconde.

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jokerface

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Envoyé par jokerface le Lundi 18 Juin 2012 à 18:13


Ou pas.

J'aurais trop à faire pour avoir le temps de m"ennuyer.

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Le 23/02/2017 à 16:10, David avait écrit ...

Mon papa me disait : "on n'écrase par les fourmis, fils"

BaladaTriste

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Envoyé par BaladaTriste le Lundi 18 Juin 2012 à 18:18


Supprimer le travail ca ne signifie pas supprimer l'activité (qui dans le cadre d'une société basée sur le salariale peut nous servir de source de revenus) mais supprimer la dimention de contrainte autour de l'activitée. Après je dit pas non plus que la suppression d u travail soit possible aujourd'hui ou demain.

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Pleykorn

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Envoyé par Pleykorn le Lundi 18 Juin 2012 à 18:21


Le 18/06/2012 à 18:11, Kiwi avait écrit ...

Très sincèrement je pense que sans travail on se ferait chier à la longue.

Après deux ans, hélas, de chômage, je suis toujours très très loin de me faire chier. J'ai l'impression que les gens qui pensent se faire chier sans leur boulot n'ont simplement pas la moindre idée de tout ce à quoi il pourrait l'employer.

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Kiwi

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Envoyé par Kiwi le Lundi 18 Juin 2012 à 18:37


Non, en fait je suis un peu un blasé moi, dès que je fais un truc au bout de 10 minute je m'en lasse.
Donc imagine si à coté j'avais pas le boulot pour m'occuper.

Fiou ça serait dur.

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BaladaTriste

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Envoyé par BaladaTriste le Lundi 18 Juin 2012 à 18:40


Ca doit être dur à vivre pour ta copine...

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