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Borislehachoir

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Envoyé par Borislehachoir le Samedi 12 Janvier 2013 à 17:51


Rétrospective films de momie Universal

Je vais commencer par un petit récapitulatif parce que j’ai l’impression que si je vous lance tout de suite sur les histoire de momie, vous serez un peu largués, puis depuis que Z m’a reproché d’être abscons j’essaye de faire un maximum de pédagogie… Donc pardon si je répète des trucs que vous savez déjà, et tant mieux si je vous en apprends.

En 1931 la société Universal produit un Dracula avec Bela Lugosi qui connaîtra un important succès. Dans la foulée, le Frankenstein de James Whale avec Boris Karloff vient confirmer l’intérêt du public pour ce type de productions. La Universal va produire dans la foulée, entre autres, Docteur Jekyll et Mister Hyde - j’en parle très bientôt -, la Momie ou l’Homme invisible, et un peu plus tard les premières suites de Dracula et Frankenstein ( notamment la Fiancée de Frankenstein, à mes yeux le chef d’œuvre absolu du film de monstre ).

Au début des années 1940, en dépit du départ d’une nouvelle série ( le Loup-Garou avec Lon Chaney Jr en 1941 ) les monstres ont été assez ringardisés. La Universal enchaîne les suites et les croisements de ses séries à succès dans des séries B souvent médiocres et réalisées à la chaîne. Les réussites des années 30 sont loin et l’omniprésence du nullissime Lon Chaney ainsi que la réduction des budgets attribués aux films vont faire plonger la qualité des productions Universal.

Sur ce forum, j’ai déjà critiqué la totalité des Frankenstein des années 30 et 40 ( j’exclus les parodies d’Abott et Costello ) ; il manque un Dracula ( la Maison de Dracula ) que j’ai vu mais comme un idiot oublié de critiquer, et un film de loup-garou ( She-Wolf au London ), pas encore vu. Je tacherai de rattraper ces oublis bientôt.

Restaient donc deux séries moins prestigieuses à compléter : la Momie et l’Homme invisible. J’ai donc décidé de centraliser en une chronique les 4 films de Momie des années 40 ( en reprenant également ma critique du premier La Momie que j’avais vu il y a environ deux ans ), je procèderai de la même façon avec l’Homme Invisible. Il n’y aura pas de captures, non pas par manque de courage - pour une fois - mais simplement parce que ce sont des films très médiocres et qu’en dépit de ma curiosité envers ce genre de productions, il faut bien reconnaître qu’on y trouve très peu de vrais bons films. Je pense pas que ça intéressera énormément de gens, mais j’objecterai toujours la même remarque : si je ne parle pas de ce genre de films, qui le fera ?





La Momie ( Karl Freund, 1932 )

" Il est parti faire un tour !Vous auriez du voir sa tête ! "


Des archéologes déterrent le tombeau du prêtre égyptien Imhotep ( Boris Karloff ), momifié vivant pour être tombé amoureux de la princesse. Réveillé, Imhotep rend fou un jeune archéologue et s'enfuit. Une dizaine d'années plus tard, Imhotep, convaincu que la jeune Helen, elle-même amoureuse de Frank Whemple, est la réincarnation de la princesse, la fait enlever pour la sacrifier.
Troisième film de monstres Universal, la Momie est-il une réussite éclatante comme Frankenstein ou une énorme arnaque comme Dracula ? Ni l'un ni l'autre, le film de Karl Freund navigue dans l'entre-deux et si le film est loin d'être aussi soporifique que celui de Tod Browning, il peine toutefois à laisser une trace marquante après visionnage.
Les principales qualités à aller chercher sont du coté de l'esthétique : la reconstitution egyptienne est très belle, et pour cause, Freund ayant été un opérateur réputé ( pour Murnau ou justement Browning ), le bonhomme sait créer une atmosphère à partir de pas grand chose. Boris Karloff fait un Imhotep de très très bonne facture mais d'une part, il est moins impressionant dans ce rôle que dans celui de la créature de Frankenstein et d'autre part, le reste du casting est plutôt fadasse, avec un couple d'amoureux dont on peine à partager la souffrance tant ils ne sont pas très intéressants. Et si Freund compose de belles images, cela ne suffit pas forcément à faire un bon film tant la beauté picturale se fait parfois à l'encontre du rythme nécessaire à ce genre de productions. En dehors de deux scènes de vaudou pratiquées par Imhotep, qui doivent là encore beaucoup à Karloff, le film est trop planplan et n'a pas le génie qu'avait James Whale sur Frankenstein pour provoquer le malaise du spectateur face à sa créature monstrueuse. Et la fin est loin d'être convaincante. Toutefois, on peut admirer, 80 ans plus tard, la qualité du maquillage de Karloff, rendant sa créature imposante faute d'être réellement flippante.
Une déception relative qui ne doit pas cacher le fait que j'ai passé un relatif bon moment devant ce petit classique du cinéma fantastique.





La main de la momie ( Christy Cabanne, 1940 )

Deux aventuriers, Steve Banning ( Dick Foran ) et Babe Jenson ( Wallace Ford ) trouvent en Égypte la trace du tombeau de la princesse Ananka. Ils ignorent que le grand prêtre de Karnak veille et que quiconque profane la tombe risque la vengeance de Kharis, ancien grand prêtre désormais sous forme de momie.
Moins une suite du premier La Momie qu’un remake - la momie n’est plus Imhotep mais Kharis et globalement il n’y a aucun lien direct entre les deux films -, cette première tentative de faire renaître un monstre des années 30 est ce qu’on pourrait appeler un fiasco. La faute à une mise en scène d’une platitude désolante, la faute à un scénario complètement dénué d’inventivité, la faute à un sidecick comique absolument insupportable, la faute à des flashbacks piqués dans le film précédent qui font tache, et enfin la faute à des acteurs absolument pas concernés par ce qui se passe.
Un des aspects les plus pénibles du film est l’omniprésence d’un humour absolument pas drôle qui achève de désespérer le spectateur. Pour donner une idée du niveau, scène authentique :

- RHAAAAAA !
- Mon Dieu ! BABE ! Il a été attaqué ! Courrons !



- BABE ! Tu vas bien ?
- Arf, oui. J’ai avalé un caillou en m’entraînant à faire des tours de magie !

Et c’est comme ça durant tout le film. Le combat final entre les héros et la momie est totalement mou et l’histoire ne réserve ni une quelconque surprise ni de moments suffisamment forts visuellement pour marquer l’attention.
Un film exécrable qui prouve que contrairement à ce que je pensais, certaines séries Universal n'avaient pas besoin de l'arrivée de Lon Chaney Jr dans le casting pour obtenir une grosse daube. C'est d'ailleurs le seul des 4 films des annéers 40 à ne pas " bénéficier " de la présence du dit Lon Chaney ( il faut dire que le film date de 1940, et que c'est en 1941 avec Le loup-garou que la carrière de celui-ci décolle ).






La tombe de la momie ( Harold Young, 1942 )

Steve Banning raconte à sa famille l’histoire de son combat contre la momie Kharis trente ans auparavant. Sauf que Kharis ( Lon Chaney Jr ) est revenu à la vie et est bien décidé à buter tous les survivants de l’épisode précédent, Banning étant sa première victime.
A partir de La tombe de la momie, les films durent une heure tout pile. Vous me direz, une heure c’est court ; oui, sauf que c’est visiblement encore trop pour Harold Young qui entamme son films avec DOUZE MINUTES de résumé de l’épisode précédent. Et attention, du résumé imaginatif : on reprend les scènes d’avant mais avec une voix-off. Génial.

- Là, nous pénétrâmes dans le tombeau de la momie…
- Hé, Babe ! Regarde, c’est le tombeau de la momie !
- Lorsque nous nous fîmes attaquer par Kharis !
- BABE ! Kharis nous attaque !

Vraiment le quart d’heure d’intro - après ces douze minutes on a droit à une nouvelle passation de pouvoirs chez les prêtres, quitte à ressusciter un personnage mort dans l’épisode précédent - est un des plus pourris de l’histoire du cinéma. Passé ce pénible moment, La tombe de la momie possède deux mérites. Le premier consiste à abandonner totalement l’humour nul à chier du premier épisode et même si le retour de Babe - qui a changé de nom entre les deux épisodes - peut laisser craindre le pire, il ne fait plus de blagues. Ouf.
Deuxième mérite, celui d’un scénario dans lequel Kharis massacre impitoyablement les survivants de La main de la momie, ce qui est un peu plus intéressant que les deux pauvres figurants qui se faisaient tuer dans celui-là. A mi-film, on a quand même le sentiment que finalement, tout ceci est plutôt regardable... Jusqu’à une fin qui non contente de nous ressortir le même retournement de situation que dans les deux films précédents - ça alors, le grand prêtre est amoureux de la fiancée du héros ; ouf le héros s’interpose ! - plagie allègrement le final de Frankenstein avec sa maison en feu dans laquelle le monstre s’est retranché ; il me semble même qu’il y a des plans carrément volés au film de James Whale d’ailleurs, il faudrait vérifier.
On notera un très grand moment de je-m’en-foutisme scénaristique : on cherche le grand prêtre. Or, il apparaît que le gardien du cimetière est égyptien et fait des incantations. C’est certainement lui ! Bien vu… Il faut ajouter qu’avec l’arrivée de Lon Chaney Jr dans le rôle principal la momie a pris facilement trente kilos, ce qui laisse penser que l'obésité touche même les morts-vivants.
La Tombe de la momie est un film très médiocre mais un chouia moins nul que le précédent.






Le Fantôme de la momie ( Reginald le Borg, 1944 )

Kharis ( Lon Chaney Jr ) est ressuscité par le grand prêtre, ce même grand prêtre qui était mort abattu dans le deuxième épisode puis mort de vieillesse dans le troisième épisode. Le successeur du grand prêtre, Youssef Bey ( John Carradine ) entend bien ne pas commettre les mêmes erreurs. On y croit, on y croit.
Bon, au moins on a évité les flashbacks de début de film. Blague à part, le Fantôme de la momie est la seule des suites du film de Karl Freund à ne pas être totalement honteuse, la seule durant laquelle on se dit " tiens, ça, c’était plutôt pas mal " à plusieurs reprises. Il faut dire que Reginald le Borg, qui comme Roy William Neill était un peu l’homme à tout faire du studio Universal, se révèle plutôt soucieux du résultat et délivre ce qui est certainement la plus belle conclusion de la série, avec la foule poursuivant la momie dans les marais ( on notera que La Maison de Frankenstein, sorti la même année, se termine de manière identique ; coïncidence ou plagiat ? ).
C’est aussi le film le mieux joué de la série. Pour une fois - et je ne pensais JAMAIS dire ça - Lon Chaney Jr effectue une prestation à peu près correcte, il faut dire que c’est la seule des 4 séquelles dans laquelle la momie possède un peu d’autonomie par rapport au grand prêtre et n’est pas uniquement un assassin trisomique qui casse tout. Et surtout, la présence de John Carradine ( qu’on retrouve en comte Dracula dans La Maison de Frankenstein et La Maison de Dracula ), de loin l’acteur le plus charismatique ayant interprété un des prêtres maléfiques, permet de bénéficier de son talent pour arriver à réciter des dialogues ineptes avec une bonne volonté forçant l'admiration.
Le problème, c’est vraiment le scénario qui est sensiblement aussi nul que dans les épisodes précédents. La momie est amoureuse du premier rôle féminin, ça alors. Le grand prêtre aussi, ça ne fera que la troisième fois de suite. La justification du meurtre du professeur au début du film est encore un grand moment d’incohérence et l’effet de suspens sur la réincarnation de la princesse doit tenir environ quatorze secondes avant d’être grillé, enfin le statisme des scènes d’action est un peu décevant étant donné que Le Borg semblait un peu plus doué que ses prédécesseurs à la mise en scène.
Un film assez médiocre, mais largement supérieur aux autres volets, excepté évidemment l’opus original de Karl Freund.




La malédiction de la momie ( Leslie Goodwins, 1944 )

Kharis ( Lon Chaney Jr ) est mort enseveli dans les marais. Oui, mais on a beau prévenir les gens que faire des fouilles dans les marais n’est pas une très bonne idée, ils ne peuvent pas s’en empêcher. Kharis revient et il n’est pas content.
Un épisode totalement neurasthénique qui sent la série à bout de souffle à des kilomètres à la ronde. Là ou pour l’épisode précédent Le Borg avait tenté d’amener un peu de nouveauté et de sens visuel à une série en manquant cruellement, ici on se contente de réutiliser les clichés qui étaient déjà bien casse-couilles au bout de deux fois, mais alors au bout de cinq…
On a de nouveau droit au flash-back antique du premier film avec encore un nouveau doublage ! De même, l’inévitable séquence du prêtre passant le pouvoir à son disciple… sauf qu’ici les deux agissent de concert ( ce qui est totalement con vu que dans les épisodes précédents, on comprenait que les prêtres ne transmettaient leur secret que sentant leur mort venir ) ; et évidemment qui dit deux méchants agissant ensemble dit dispute débile entre les deux et momie qui fait n’importe quoi au milieu. Redevenant la machine à tuer lobotomisée de La tombe de la momie, Lon Chaney Jr paye sa facture d’impôts et interprète le monstre sans la moindre conviction, comme le reste d’un casting composé d’acteurs tous plus transparents les uns que les autres. Pour le reste : une princesse réincarnée dans le corps d’une jeune femme, un scientifique sceptique, une momie qui tue des seconds rôles qui ne semblent même pas essayer de s’enfuir et un grand prêtre extrêmement discret puisque comme d’habitude il s’agit du seul personnage habillé en égyptien du film.
Ceci dit, après trois bons quarts d’heure durant lesquels la malédiction mentionnée dans le titre semble frapper d'avantage le spectateur que les personnages du film, Goodwins semble soudainement sortir de sa léthargie en fin de film est délivre deux belles séquences : celle ou la princesse réincarnée erre dans les marécages ( moment qui préfigure un peu la poésie gore de la Hammer ou de Lucio Fulci des décennies plus tard ) et le combat final entre les héros et l’assistant du grand prêtre ou pour une fois le réalisateur parvient à donner une certaine nervosité à l’affrontement. Ca fait peu, mais c’est toujours mieux que rien.

Voilà. C’était quand même une saga bien pourrie.





Sans rapport mais tant que j'y pense : gros merci à Xins pour les compliments, d'autant plus que le Décalogue est vraiment, au-delà de ce qui peut rebuter ( sa durée, l'aspect très théorique ou même le côté polonais ), un film qui me semble pouvoir plaire à beaucoup beaucoup de monde. Si une personne regarde le Décalogue grâce à moi, je serais franchement hyper-content.

Boris.

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Borislehachoir

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Envoyé par Borislehachoir le Mercredi 16 Janvier 2013 à 22:31


Django Unchained ( Quentin Tarantino, 2012 )

Quelques années avant la guerre de sécession, le docteur Schultz ( Christopher Waltz ) libère un esclave, Django ( Jamie Foxx ). Schultz est un chasseur de primes traquant des hommes que Django connait, il lui propose d'échanger sa liberté contre une aide dans la traque des hommes en question.
Mélanger du western spaghetti et de la blaxploitation ? Ces sous-genres obscurs que je déteste et dont je ne parle jamais ? Beurk, beurk et rebeurk. Trêve de plaisanterie, c'était prévisible : je me range parmi les convaincus.
Porté par un trio d'acteurs au top ( notamment Christopher Waltz qui renouvelle sa performance géniale d'Inglourious Basterds et Leonardo Di Caprio qui prend un plaisir incroyable à jouer les ordures soi-disant raffinées ), Django Unchained contient sans doute la meilleure scène d'action filmée par Tarantino ( la longue fusillade ) et montre un cinéaste désormais capable de rivaliser avec les grands maîtres US sur ce plan. Probablement pas d'accusation en plagiat absolu pour ce film là, et probablement encore plus d'accusations de racolage et d'irresponsabilité étant donné l'idée de départ : donner aux esclaves noirs le droit à leur revanche historique sur les blancs, comme Inglourious Basterds offrait aux juifs l'occasion de scalper du nazi, et ceci avec d'inévitables excès - le moins qu'on puisse dire et que la fin ne fait pas dans la dentelle.
Je ne sais pas si le décès de la monteuse habituelle de Tarantino Sally Menke a tant joué sur le résultat final que certains critiques le pensent. Toujours est-il que la rareté des moments d'action et la longueur des passages dialogués conduit à un avant-dernier acte un peu trop long, là ou les passages de début de film entre Waltz et Foxx et la vengeance finale de Django semblent plus homogènes. Peut-être est-ce aussi parce qu'à l'exception de l'énoooorme scène des cagoules du Ku Klux Klan, les ( très bons ) dialogues sont moins mémorables que dans les grands QT des années 90. Toujours est-il que question mise en scène, j'ai trouvé Django Unchained convaincant sur toute la longueur ; et la photo est superbe. Excellente bande-originale moins novatrice et décalée que d'habitude mais fonctionnant extrêmement bien sur les scènes en question ( l'usage de 2Pac ). J'imagine que le jeu de Samuel L Jackson va faire grincer quelques dents, j'avoue avoir été parfois un peu gêné.
Une réussite de plus pour un cinéaste qui aligne les sans-faute avec une constance qui lui fait honneur.

Boris.

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NewMilenium

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Envoyé par NewMilenium le Mercredi 16 Janvier 2013 à 23:36


Tu vois, typiquement, hier soir j'ai vu Basic. Bah si tu l'as chroniqué, ce dont je ne me souviens pas mais c'est bien possible, j'aimerais lire ta critique... et sans index, arf, impossible. :-( 

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"The individual desires judgment. Without that desire, the cohesion of groups is impossible, and so is civilization."

Borislehachoir

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Envoyé par Borislehachoir le Jeudi 17 Janvier 2013 à 00:43


Je ne pense pas avoir chroniqué Basic, pour la simple et bonne raison que je l'ai vu bien avant de connaitre MC. Par contre je l'avais revu il y a quelques années dont je m'en souviens pas trop mal.

Pour être gentil - et je suis gentil avec McTierman d'habitude - un gros bof. Pas que le réal de Piège de cristal soit devenu manchot ( les séquences dans la jungle sont les meilleures ) mais simplement qu'il se trimballe un scénario absolument inepte qui va d'incohérence en incohérence jusqu'à un twist final bien débile comme je les déteste. Sam Jackson surjoue comme un porc ( Travolta et la fille s'en tirent mieux ) et j'avais trouvé vraiment dommage qu'un truc aussi intrigant au départ sombre dans le portnawak à ce point là.

Avec le même type de narration ( = fusillade/survivant qui raconte/enquêteurs qui ont de quoi douter ) il y a un très beau film coréen qui s'appelle JSA, de Park " Old Boy " Chan-Wook. Moi qui n'aime vraiment pas ce cinéaste d'habitude j'ai vraiment apprécié celui-là ou il abandonnait son ultraviolence et ses effets pseudo-ironiques. 

Boris, c'est rigolo de me reprocher l'absence d'index quand je viens de parler d'un Django ( VANNE MUSICALE FOIREUSE ).

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Skarr a écrit :

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Envoyé par Borislehachoir le Jeudi 17 Janvier 2013 à 08:59


Revolver/La poursuite implacable ( Sergio Sollima )

Un chanteur reconnaît un bandit à la morgue. Un politicien est assassiné. Après un casse, Milo ( Fabio Testi ) enterre son complice. Enfin, le commissaire Vito Cipriani ( Oliver Reed ) est contacté par les ravisseurs de sa femme qui lui demandent de faire évader Milo. Tous ces évènements ont un lien que Vito et Milo finiront par comprendre.
Complexe, pas vrai ? De par son ambition thématique et politique, on est bien obligé de reconnaître la place à part de Sergio Sollima dans le polar italien, similaire à sa place dans le western d‘ailleurs. Coincé entre les polars bourrins - Lenzi, Martino… - et la veine plus intello-gauchiste ( Damiani, Petri ), Revolver est une merveille qui parvient à cumuler les avantages des deux sous-genres, palpitant comme les meilleurs films d’actions mais aussi intelligent et engagé. C’est à mes yeux le meilleur film d’un cinéaste que j’aime particulièrement, et qui s’était déjà illustré dans le domaine du western ( Colorado, Saludos Hombre et surtout Le dernier face-à-face ) ainsi que dans le polar ( La cité de la violence avec Charles Bronson ).
Revolver se concentre sur la cohabitation forcée, puis l’amitié naissante entre Vito et Milo, le flic et le gangster. En cela ils est une sorte de précurseur du buddy movie ( type 48 heures ) mais sans l’humour viril ou l’action testostéronée : une seule séquence de fusillade a lieu et Sollima semble vouloir vite passer à ce qui l’intéresse le plus : la dénonciation du système politique en place et la machination enclenchée contre ses héros. On retrouve une des spécificités de ses westerns : la figure du bandit ignare, un peu chien fou, qui prend conscience de l’horreur du système et se décide à le combattre - Fabio Testi reprenant l’habituel rôle de Tomas Milian. La complémentarité des deux acteurs principaux n’est d’ailleurs pas un moindre atout, le jeu très sec et intériorisé de Reed contrastant avec la nonchalance de Testi. La dernière séquence m’a ému aux larmes et conclue Revolver avec pessimisme et lucidité.
J’ai parlé récemment de Quartier Violent d’Hideo Gosha, une sorte de brûlot gauchiste au sein du film de yakuza. Revolver et lui partageant un certain nombre de points communs ( et plus généralement Sollima et Gosha auraient sans doute eu beaucoup à se dire ) et prouvent qu’au sein d’un cinéma de genre codifié, des fortes individualités pouvaient accomplir des merveilles de cinéma contestataire.

Notons une curiosité : l’acteur jouant la rock star, et chantant d’une voix aigue le thème original de Morricone ( thème sublime et réutilisé dans Inglourious Basterds ) est également le doubleur d’Arnold Schwarzenegger !

Revolver est un polar sublime, intelligent et émouvant. Le bien et le mal se resseeeeeemblent, et les hommes s’y laissent preeeeeeeeendre…









Hell Up in Harlem ( Larry Cohen, 1974 )

Contrairement à ce que l’on pouvait penser, Tommy Gibbs ( Fred Williamson ) n’est pas mort à la suite des évènements de Black Caesar mais a survécu grâce à l’aide de son père. Une fois remis de la tentative d’assassinat dont il a fait l’objet, le parrain noir compte bien se venger..
Les bons films de blaxploitation sont rares ; c’est d’autant plus étonnant d’en trouver un quand sa réputation est aussi médiocre que celle de ce Hell Up in Harlem, suite du plus réputé Black Caesar du même réalisateur qui dépasse en tous points le premier volet.
Pour commencer, c’est un des blaxploitation les mieux joués que j’ai vu : Williamson en tête - quand on pense que ce type est allé se perdre chez Pallardy alors que son talent crève les yeux ici… - mais tout le casting semble pour une fois motivé, y compris les seconds rôles blancs racistes et détestables ! La relation entre le héros et son père était un élément intéressant, dans la continuité du premier épisode ; il est simplement dommage que comme bien d'autres aspects potentiellement sympathiques de scénario ( l‘ex-compagne de Gibbs, le prêtre pacifiste ), le film les bâcle un peu pour passer à ce qui intéresse le plus le réalisateur : les moments d’action. A ce niveau, c’est relativement correct sans être transcendant ( puis faut aimer les nanas en bikini qui font du karaté, les mafieux qui se font trucider par paquets de trente et tout l‘attirail très bis qui accompagne tout ça ), avec quand même une belle course-poursuite finale.
C’est vraiment l’écriture scénaristique qui pêche : à trop raccourcir les scènes justifiant certains comportements, on les rend incohérents. Gibbs fait une confiance totale à son père puis d’un coup se met à l'accuser ; Gibbs suspectait en revanche un membre de son gang mais juste quand il y a des problèmes semble ne plus se rappeler de ses griefs… Une succession de raccourcis faciles de ce type fait que ce qui aurait pu être, enfin, le grand blaxploitation qui met tout le monde n’accord n’est qu’un film tout à fait honnête, soit bien mieux que la moyenne du genre. Comme souvent, la BO est superbe, ici c’est Edwin Starr qui s’y colle.
Certainement dans mon top 3 du genre aux côtés de Coffy et Sweet Sweetback’s Baadasssss Song.

Chasse à l’homme ( Fritz Lang, 1941 )

En 1939, le capitaine Thorndike ( Walter Pidgeon ) est capturé en Allemagne alors qu’il tentait d’assassiner Adolf Hitler. Le gouvernement nazi fait pression sur Thorndike pour qu’il implique les services secrets anglais ; il refuse et après une tentative d’assassinat, Thorndike parvient à s’enfuir en Angleterre.
Après Le port de la drogue, voilà ici une autre réussite du cinéma de propagande, cette fois anti-nazie. Si Lang et Fuller sont deux cinéastes sensiblement aussi talentueux, je mets ce film-là un cran en-dessous parce que je le trouve moins subtil dans sa caractérisation des personnages, moins riche. Il se conclue par un appel brutal à la mobilisation qui, si il était parfaitement justifié historiquement reste une fin un peu lourdaude et évidente, même si en 1941 les films de propagande anti-nazis étaient encore relativement rares.
Ces réserves liées à la nature engagée de l’œuvre exprimées, Chasse à l’homme est une pépite du film d’action/suspens ou la personnalité du héros est bien plus complexe et ambiguë que ce qu’on pouvait en penser. Sa relation avec la jeune fille qui l’accueille durant sa fuite est également curieuse : il s’agit vraisemblablement d’une prostituée - c’est sous-entendu -, dont Thorndike feint de ne pas remarquer les sentiments, les moments de confrontation avec la bonne société anglaise étant par ailleurs savoureux. C’est en fin de film, lorsque la carapace de Thorndike se fissure durant un face-à-face avec un dignitaire nazi que réapparaissent les obsessions de Lang : les pulsions, l’ambivalence de la nature humaine, le mensonge… La peinture du dit officier est également réussie, il faut dire qu’en tant qu’allemand, Lang savait de quoi il parlait.
Avec le recul, Chasse à l’homme fait beaucoup penser à du Hitchcock, et l’on est pas prêt d’oublier la superbe séquence introductive ou le sniper sourit en observant Adolf Hitler dans le viseur de son fusil. De même, la séquence de confrontation est un très grand moment de tension et de violence contenue, tout comme la poursuite dans le métro ou le héros se bat contre mon chouchou John Carradine.
Chasse à l’homme est un excellent polar qui faute de se hisser à la hauteur des chefs d’œuvre de Fritz Lang du fait de son caractère trop démonstratif se range néanmoins parmi les excellents films du cinéaste.









Possédée ( Orne Bornedal, 2012 )

Clyde ( Jeffrey Dean Morgan ) et sa femme Stéphanie vivent désormais séparément. Leur fille Emily, chamboulée par cette séparation s’attache à une boite mystérieuse abritant un démon.
C’est un mauvais film mais avec lequel j’ai plutôt envie d’être indulgent pour des raisons sur lesquelles je vais revenir. Mais honnêtement c’est vraiment mauvais, la faute d’abord à un script… Comment dire ; pomper l’Exorciste en 2012 c’est déjà moyennement intelligent parce que l’Exorciste, c’est un chouia connu comme film. Pomper le Jusqu’en enfer de Sam Raimi, ça passe peut-être un peu mieux mais le film ayant environ quatre ans, il est peu probable que ceux l’ayant vu l’auront oublié entre temps - j’en sais quelque chose -. Vous l’avez compris, Possédée n’est qu’une compilation de situations déjà vues dans d’autres films d’horreur, avec en toile de fond une sorte de drame familial à la Stephen King. On n’échappe donc pas aux 14 scènes " je ne reconnais plus ma fille"» et aux 8 scènes ou celle-ci menace ses parents/son beau-père/sa maîtresse d’école. Qui plus est, le dibbouk - la bestiole dans la boite - semble quand même être un esprit maléfique un peu tout pourri : visiblement ultra puissant ( la manière dont il se débarrasse de la maîtresse d’école laisse quand même penser qu’il peut péter la gueule à n’importe qui en trois secondes sauf que non, durant le restant du film il va être à peu près totalement inefficace ) mais incapable de faire quoi que ce soit contre les personnages principaux, ce qui est un peu con ( surtout que le meurtre de la maîtresse d’école ou le passage horrifique avec le beau-père sont assez royalement contre-productifs ).
Handicapé par ce script indigne d’un livre de Bernard Werber, Bornedal fait ce qu’il peut et produit quand même quelques bonnes scènes égarées, notamment une ou la jeune fille possédée casse du verre partout dans la cuisine alors que sa mère marche pieds nus. Surtout, le cinéaste assume ce qu’il fait et ne livre aucun effet d’humour à la con, prenant au sérieux son sujet contrairement à 90 % des films d’horreur. On sort de Possédée avec le sentiment d’avoir vu le film d’un type qui ne voulait pas le faire - c’est une commande réalisée par le cinéaste pour pouvoir financer son prochain film - mais qui a tenté de sauver les meubles. La conviction dont faire preuve le casting, Jeffrey Dean Morgan en tête, fait qu’au final Possédée, contrairement à d’autres ratages de 2012, est un ratage sympathique.


La porte du diable ( Anthony Mann, 1950 )

Lance ( Robert Taylor ), un indien, retourne parmi les siens après s’être battu dans l’armée américaine. Les terres de Lance sont convoitées par un avocat qui utilise le racisme des cow-boys en vue de provoquer Lance, qui se prépare au combat.
Le moins qu’on puisse dire, c’est que Mann n’a pas fait un film centriste ! Sa défense des amerindiens est frontale et sans équivoque, et on ne peut qu’être admiratif du courage du cinéaste qui en 1950 se dressait contre l’opinion traditionnelle en pointant du doigt le sort des populations indiennes. Un de ses aspects les plus intéressants vient du fait que l’avocat engagé par Robert Taylor soit… une avocate et qu’ainsi le progressisme du film ne concerne pas uniquement une partie mais bel et bien l’ensemble de la population ( le machisme de Lance est d'ailleurs assez finement évoqué ).
J’ai deux gros problèmes avec ce film. Le premier, c’est que Mann, certainement mon cinéaste favori dans le domaine du western américain classique, est particulièrement à l’aise avec les personnages à la psychologie complexe, violente et ambiguë ; c’est typiquement le cas dans ses films avec James Stewart. Or, ici règne un certain manichéisme ( salauds de racistes contre bons indiens ) qui me semble entraver le développement psychologique des personnages. Probablement Mann se refusait-il à noircir son héros indien comme il noircira plus tard ses héros blancs, et il était bien difficile d’articuler cet aspect avec la défense des amérindiens.
Mon deuxième problème se résume à Robert Taylor, d’une crédibilité plus que limitée en indien. On peine à voir autre chose qu’un blanc grimé, et autant son jeu laisse parfois à désirer dans ses confrontations avec la population de la ville, autant dans les scènes plus sentimentales qu’on pouvait a priori craindre il parvient à exprimer plus d’émotions et à doter son personnage d’une réelle épaisseur.
Pour son premier western, Mann se révèle déjà un cinéaste talentueux pour ce qui est de filmer des scènes d’action, sèches et violentes. La conclusion ne laisse aucune place à la concession et a probablement du remuer la mauvaise conscience de plus d’un américain à l’époque.
Une légère déception mais un film nécessaire et courageux, encore une œuvre que devraient regarder les abrutis qui considèrent le western comme intrinsèquement raciste ( et qui en dit plus long sur leur propre racisme anti-américain que sur celui attribué au peuple qui a élu un président noir ).








Boris, à l'heure ou je termine ce post je suis en train de tenter de mettre des images sur ma chronique du Décalogue, peut-être que j'y serais arrivé au moment ou vous me lirez.

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Skarr a écrit :

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Weeds

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Envoyé par Weeds le Jeudi 17 Janvier 2013 à 11:25


 Tiens Boris, je pensais que pour toi Death Proof était plutôt très moyen et une "faute" d'un Tarantino qui ne voulait pas trop se fatiguer.

Weeds, enfin du coup j'irai sans nul doute voir Django Unchained.

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For the night is dark and full of terrors

corum

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Envoyé par corum le Jeudi 17 Janvier 2013 à 11:36


Ceci manque d'une chronique de The Master. Pas que j'aime te voir taper sur un film à plusieurs reprises hein...

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Borislehachoir

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Envoyé par Borislehachoir le Jeudi 17 Janvier 2013 à 12:37


Weeds : non, je ne trouve pas Death Proof très moyen mais réussi, simplement moins que les autres Tarantino qui sont au pire excellents ( lui est juste très bon ). Donc je maintiens le sans faute même si je n'y vois aujourd'hui qu'un seul chef d'oeuvre - Jackie Brown -.

Boris, The Master.... dans la prochaine série ; teasing : c'est à chier ( par contre j'en ai fini avec les caps du Décalogue, donc repos bien mérité pour quelques jours ).

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Skarr a écrit :

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orazur

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Envoyé par orazur le Jeudi 17 Janvier 2013 à 23:19


 Bien le bonsoir à tous.

Il y a de ça fort longtemps, j'ai envoyé un MP à Boris afin d'échanger avec lui sur un phénomène étrange qui s'est produit suite au visionnage d'un film. N'ayant en définitive jamais vraiment abordé ce sujet avec lui, je me décide à poster directement sur ce topic.
Excusez par avance mon peu de culture cinéphile, et mon grand manque d'expérience... Attention, ça va piquer sévère.

La scène se passe chez une amie, après le visionnage par un bel après-midi d'été du film "There Will Be Blood". On arrive au terme du film, le générique apparait, et après quelques longues secondes, le temps de sortir petit à petit de l'ambiance dans laquelle je m'étais plongé, on coupe le divX. Une fois retrouvé mes repères, je ressens un sentiment étrange : j'ai l'lmpression d'avoir vu un grand film, mais aussi d'avoir lutté. Le sentiment est assez comparable à celui que je ressens lorsque je lis L'Homme Sans Qualités, de Musil. L'avancée ne se fait pas facilement, il faut lutter car le tissu est dense et travaillé, et il y a beaucoup à voir. On ne peut pas être vraiment passif devant le spectacle : les scènes se succèdent, et c'est un dialogue incessant entre le spectateur et l'oeuvre. La musique est parfois atroce, dissonante, comme si c'était un amateur qui jouait... Mais en fait, elle colle magnifiquement aux scènes. Cela dit pour moi, elle sort clairement des sentiers battus du cinéma (comme je l'ai précisé, je n'ai aucune culture cinéphile, d'où peut-être ce sentiment). Ce que je n'arrive pas à savoir, c'est si le film est véritablement "dur" à regarder (j'avoue ne pas savoir exactement ce que j'entends par "dur", mais il y aurait l'idée d'un effort à faire pour saisir toute la réflexion et le travail fait pour constuire les scènes et l'ambiance), ou bien s'il sort des codes traditionnels du cinéma, me faisant perdre mes repères habituels.

Je ne sais pas si quelqu'un a déjà vu ce film... Peut-être en avez-vous déjà parlé (auquel cas, Mea Culpa pour ce message)... Mais je serais intéressé par avoir votre avis !

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... ou pas.

Weeds

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Envoyé par Weeds le Vendredi 18 Janvier 2013 à 01:11


Weeds : non, je ne trouve pas Death Proof très moyen mais réussi, simplement moins que les autres Tarantino qui sont au pire excellents ( lui est juste très bon ). Donc je maintiens le sans faute même si je n'y vois aujourd'hui qu'un seul chef d'oeuvre - Jackie Brown -.

Ok, j'avais un autre souvenir de ta critique, même avec "pas si mal", on sentait une certaine forme de déception : 

Death Proof ( Tarantino )

Kurt Russel a une grosse bagnole et s'en sert pour défoncer de la pétasse qui fait la fête en mini-short.
C'est débile. Même pour du Tarantino. Même Kill Bill était moins con, mais c'était surtout mieux quoi.
Bah ouais, je l'adore le Quoentine moi, mais là putain Y EN A MARRE QUE TU T'AUTO-CITES
Marre des références à tes films eux-mêmes reférencés sur d'autres. Marre du coup du passage en noir et blanc que tu nous as fait dans ton film précédent.
Je fais la gueule alors que c'est pas si mal, mais pour un Tarantino c'est mauvais, merde, ce type est un génie qui nous pond un film de feignasse. Dommage, parce qu'on sent toujours le talent derrière, le premier carambolage et son montage dingue par exemple étant juste énorme.

Et au passage pour New :

Tu vois, typiquement, hier soir j'ai vu Basic. Bah si tu l'as chroniqué, ce dont je ne me souviens pas mais c'est bien possible, j'aimerais lire ta critique... et sans index, arf, impossible.

site:magiccorporation.com [Film|Topic] Boris


Weeds, fouilleur d'archives.

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Borislehachoir

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Envoyé par Borislehachoir le Vendredi 18 Janvier 2013 à 12:03


Ca c'est mon avis à chaud à la sortie. Je l'ai revu deux fois depuis et la déception s'est pas mal calmée, même si c'est le seul Tarantino ou en sortant j'étais effectivement déçu. Aujourd'hui je lui collerai dans les 6.5 ou 7 sur 10.

Boris.

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Envoyé par kakkhara le Dimanche 20 Janvier 2013 à 16:03


la semaine prochaine, comme maintenant chaque année, il y a le festi-ciné à Meaux. Pour ceux que ça intéresse voici la formule :

un réalisateur est invité, on a droit à une rétrospective de ses films, et certains films qu'il choisit lui-même, dont un film muet accompagné au piano en direct. Les films sont commentés par le réalisateur et d'autres invités.

Cette année c'est Jean-Pierre Jeunet qui est invité, et voici le programme :

vendredi 25 janvier, 17 h : fenêtre sur cour, d'Alfred hitchcock.

vendredi 25 janvier, 21h15 : micmacs à tire-larigot, de Jean Pierre Jeunet

samedi 26 janvier, 10h : Mr Nobody, de Jaco Van Dormael

samedi 26 janvier, 14h : Alien la résurrection, de Jean-Pierre Jeunet

samedi 26 janvier, 18h30 : le quai des brumes, de Marcel Carné

samedi 26 janvier, 21h : un long dimanche de fiancailles, de Jean-Pierre jeunet

dimanche 27 janvier, à 10h : la cité des enfants perdus, de jean-Pierre Jeunet

dimanche 27 janvier, 13h30 : delicatessen, de jean-Pierre Jeunet

dimanche 27 janvier, 16h : L'homme qui rétrécit, Jack Arnold

dimanche 27 janvier, 18h : Sherlock jr, de Buster Keaton, avec accompagnement piano

dimanche 27 janvier, 21h : Le fabuleux destin d'Amélie Poulain, de Jean-Pierre Jeunet.

Voilà, si vous n'habitez pas loin, ça peut valoir le détour.

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"_Je joue attirance mortelle sur mon pisteur invisible et je t'attaque avec.
_ouais, j'ai pris 1
_ok ..."


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Envoyé par NewMilenium le Lundi 21 Janvier 2013 à 01:36


Et au passage pour New :

site:magiccorporation.com [Film|Topic] Boris


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? Il y a un lien, normalement? Je n'en vois pas 

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Weeds

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Envoyé par Weeds le Lundi 21 Janvier 2013 à 15:49


 Non, c'est le schéma d'une recherche google pour retrouver ce que Boris a pu dire d'un film sur le site. En partant du principe que le message et le topic existent encore, parce que bon les critiques sur le Topic Cinéma 3 : Kubrick Über Alles sont du coup un peu difficiles à trouver.

Par exemple, la recherche : site:magiccorporation.com Tintin Secret Licorne Boris

Me donne en premier résultat la page où Boris a écrit sa critique du Tintin de Spielberg. Après vu que techniquement tu obtiens toutes les occurrences de ces termes sur MC tu peux chercher à réduire le champ de recherche en indiquant le titre du topic, la date, ou d'autres trucs.

Weeds, et c'est très pratique.

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Mendeed

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Envoyé par Mendeed le Vendredi 25 Janvier 2013 à 14:39


J'ai récemment visionné un Hitchcock et c'est la première fois que j'ai l'impression en regardant un Hitchcock que ce dernier à complètement mal vieilli et me parait vraiment trés médiocre... Evidemment, je n'ai pas vu l'intégrale des oeuvres du bonhomme, je suis quand même allé au dela des classiques Psychose, Birds et La mort aux trousses... J'ai également regardé avec plaisir La Corde, Fenètre sur cour et Qui as tué Harry ? (qui est sans doute mon préféré pour l'instant).
J'ai également regardé le plus passable Complot de Famille mais honnètement il me parait bien meilleur que celui que je viens de voir :

Quatre de l'espionnage (1936) :
Alors, certes c'est le plus vieil Hitchcock que je n'ai jamais vu (même si j'avais apprécié Cinquième Colonne qui n'est pas beaucoup plus récent mais qui est bien meilleur).
Ici, on a à faire à une histoire d'espionnage sans grand intérét, avec une pseudo-coup de foudre pour faire bien mais pas fouillé mais surtout, c'est hyper-mal joué... Le plus effrayant, c'est le rôle du général, pseudo-allié du héros, grand psychopathe mais surtout pas crédible du tout... Le retournement de situation est attendu, la grosse scène d'action dans le train me parait potable pour l'époque
Enfin, j'ai vraiment l'impression d'avoir assisté à un film vide de suspens, d'émotion, de toute substance ou vigueur... Comme quoi Hitchcock n'a pas fait que des choses bien.


Mendeed


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