J'ai plutôt l'impression de critiquer un résultat visible sur écran. De parler du film, quoi. Quand toi tu parles de ce qu'a voulu mettre Malick dans son film, c'est purement du procès d'intention, sauf que c'est positif alors tu trouves ça normal. Moi j'emmerde les bonnes intentions et je décris ce que chacun peut voir. Quelle ordure je fais !
Mais que vient fouttre le Malick là-dedans ? on parle du dernier Allen... un procès d'intention n'a rien de positif que je sache. Ne mélange pas...
Tu emmerdes les bonnes intentions, so what ? et tu décris ce que chacun peut voir ? mais t'as le melon ou quoi ? Tu prends ton point de vue pour une généralité. Et en plus tu veux te faire passer pour une victime, mais qui pense que tu es une ordure ? Non mais sérieux Boris là....j'hallucine
Le personnage d'Owen Wilson est le seul personnage non-français sympathique parmi ceux évoluant dans le présent. Et ceux qui sont antipathiques ( sa copine, la belle-famille, le " pédant " ) ne le sont pas franchement à moitié. Le jeu d'Owen Wilson est complètement calqué sur celui de Woody Allen, chose que d'ailleurs personne ne nie, et le personnage est présenté comme courtois, cultivé, érudit, bon vivant, modeste et marrant ( je pense qu'ils auraient du lui faire visiter des hopitaux d'enfants malades aussi ). Les autres, ce sont des gros, gros cons. Bon, ça, ce sont des faits hein, c'est dans le film. Tu peux refuser de le voir mais c'est là. Tous ceux qui s'opposent à Owen Wilson/Woody Allen dans le film sont des trous du cul. Ce qui est un peu pénible comme procédé visant à attirer la sympathie sur Owen/Woody.
Bah écoute je ne trouve pas le perso de Wilson spécialement sympathique. C'est un nostalgique toc. C'est ce qu'on appelle un personnage "touchant", mais au fond assez pathétique...de MON point de vue. Présenté comme courtois ? bof ; cultivé ? vu les représentations de ses fantasmes, c'est une culture d'apparats ; pareil pour l'érudition...
Le beau-père, je le trouve pas spécialement con, il est ce qu'il est, probablement une caricature de républicain, mais lui aussi je le trouve assez pathétique. Je trouve tous les persos assez pathétiques au fond. Tu parles de faits, mais tu oublies le prisme de ta subjectivité là, c'est pas parce que tu vois ça que c'est ça. Faut arrêter de t'ériger en héraut de la vérité...t'es juste un individu lambda, alors redescends un peu. Là tu juges en fonction de ton échelle de valeur alors que tu prétends décrire des faits. On juge toujours en fonction de soi, et c'est pas un mal. Là où intellectuellement je ne te suis plus, c'est quand tu t'emploies à assener une généralité objective,et la tienne forcément.
Je n'ai pas parlé d'Avatar mais de la réception qu'il a eu ici, en visant particulièrement gedat. Ca me semble particulièrement clair dans mon post. Après, c'est marrant que tu me contredises sur un truc qui a été dit par gedat mais bon, quand on veut noyer son chien blabla la rage tout ça.
Tu n'as pas parlé d'Avatar, non mais sérieux la mauvaise foi ! Parler de la réception d'Avatar sur MC c'est parler de quoi d'autre ? de "Mon curé chez les nudistes" peut-être ? Tu fais le choix d'évoquer Avatar pour le film de Allen, et j'attends toujours le rapport, hein, d'ailleurs je pense qu'on peut être un paquet ici à trouver intéressant s'il y en a un de rapport. Tu personnalises tellement tes désaccords, que tu n'as même pas vu que c'est tout les deux que je contredis : l'idée de la fable autant pour le Allen et le Cameron. Après le truc du chien, et la rage...je ne sais même ce que ça vient fouttre là. Mais qu'est-ce que tu dis ?
Je vois peu de film plus Zemmouriens que ce Minuit à Paris, si l'on excepte le gauchisme qui en ressort. Cette nostalgie rance, ce bashage des culturo-mondains, cette fascination pour la vieille France opposée aux américains débiles, c'est du pur Zemmour.
Voyez, tout un chacun la pensée facile : on extrait ce qui déplaît à notre raisonnement, pour le tordre à notre convenance. C'est sûr, cela doit être confortable pour l'esprit ! Mais c'est fallacieux. Donc c'est à la fois un film gauchiste, bobo, bourgeois, et c'est du pur Zemmour. Putain la quadrature du cercle ! C'est nawak là... Le film critique la nostalgie, enfin bon t'as vu le film ou quoi ? Cela ne parle que de ça : pourquoi le besoin de trouver un passé fantasmé quand il suffit de profiter du présent ? Ah oui on la sent la fascination pour la vieille France, mais c'est pour lui tourner le dos. Et quelle vieille France ? celle fantasmé par un amerloque, ah oui très Zemmourien...
Donc c'est un cliché mais c'est la réalité ? Faut savoir. En attendant j'ai jamais vu Paris comme un endroit muséifié. Après, si l'on ne veut rien y voir d'autre, forcément... bonjour le passéisme.
Ah mais un cliché reflète toujours la réalité. Dans le Allen, on passe en revue, les musée, les lieux emblématiques de Paris, le pinard, la fille française échappée d'un film de la nouvelle vague, le paris des écrivains, enfin bref que des clichés qui reflètent la réalité de Paris telle qu'elle est mise en valeur pour les touristes. Et si ces clichés se perpétuent au fil du temps, et que les touristes y reviennent, c'est bien parce qu'ils y trouvent une réalité. D'ailleurs je suis convaincu que pour les touristes, ce que l'on appelle nous des clichés, ne le sont pas pour eux. Oui Paris se muséifie, ne serait-ce que sur le plan de la dynamique démographique, la vie nocturne, sur le registre de l'immobilier. Paris est un musée à ciel ouvert, et cette dynamique n'est pas prête de s'arrêter. C'est un peu toc Paris, comme dans le Allen. Si l'on compare à d'autres grandes villes européennes...
Oui j'ose le dire. J'ai jamais consideré que pour être de gauche fallait forcément être un gros débile, ni défoncer systématiquement ses opposants politiques dès qu'ils remuent un doigt, dans le film, Carla Bruni a un vrai rôle puisqu'elle apparait dans trois scènes ou elle a une demi-douzaine de répliques à chaque fois, et non elle ne joue pas mal, et si ça avait été n'importe quelle autre actrice jouant de la même façon personne n'y aurait prété attention, bref, dix lignes après m'avoir reproché de faire dans le procès d'intention, désolé de ne pas vouloir faire dans l'auto-caricature comme toi.
Gné ? Vrai rôle/faux rôle, c'est comme les vrais fruits et les faux fruits dans les yaourts ? Moi je vois d'abord un personnage. Point. Tu étayes ton opinion en l'opposant à celui des gauchistes, mais franchement qu'est-ce t'en as à fouttre de l'opinion des journaleux ou des gauchistes ? tu peux pas simplement critiquer sans polariser ?
Il se trouve que quand je vois le personnage de Carla Bruni, je ne vois hélas que Carla Bruni, pourquoi ? Ben parce que je ne vois que ça tiens, je ne vois pas son personnage moins parce que c'est elle mais parce qu'elle ne sait pas l'incarner. Carla Bruni ne sait incarner qu'elle même. Ce n'est pas un mal en soi, c'est juste qu'elle ne sait pas jouer autre chose. Et forcément si une inconnue avait eu son rôle, on en aurait pas parlé, non mais l'enfonçage de portes ouvertes là...On parle d'une femme qui n'est pas une actrice professionnelle, "accessoirement" première dame de France, et qui "joue" dans un film de Woody Allen. Mais si j'essaie de faire abstraction de cette périphérie, je vois simplement une fille qui ne sait pas jouer.
Je précise que j'ai vu le film en VF, et c'est vraiment catastrophique : le doublage est globalement une honte, mais plus honteux encore est le sien. Carla Bruni ne sait même pas se doubler elle-même. Et ce n'est pas un fait, juste mon opinion. Et je me fous du reste de l'opinion médiatique à son sujet. Qu'est-ce que cela peut me fouttre ? Et bien tu devrais faire pareil, Boris. Et quid de l'autocaricature ?
C'est vrai que quand tu joues un guide de musée qui décrit des statues y a besoin de faire du James Cagney mélangé à du Jackie Chan. Mais bon, t'es pas à une contradiction près : un coup elle a pas de rôle, le coup d'après elle pourrit son rôle. Faut choisir son camp là.
Le sarcasme n'a jamais fait argument. Oui elle n'a pas de rôle, mais elle est quand même à l'écran, et ce qu'elle en fait est raté. C'est dire le niveau de son jeu. M'enfin elle incarne très bien son propre rôle, sauf que Carla Bruni n'est pas un guide musée. je pense même que c'est parce que que le rôle qu'on lui a assigné est si ténu qu'elle ne peut pas l'incarner sinon mettre en avant celui qu'elle connait le mieux : celui de carla Bruni. Mais celui-là on le connait déjà. Et c'est pas un guide de musée.
De l'honnêteté en gellules. Je suis d'autant plus content de te voir jouer les vierges effarouchées que ce film là est parfaitement calibré pour les gens comme toi et moi. Pas de bol, j'ai horreur du communautarisme au ciné, quand bien même c'est moi la communauté. Crédibilité.
ça va les chevilles ? Elles ne te font pas trop mal ? Non plus sérieux, je veux dire calibré pour des gens comme toi ou moi, je ne pense pas. Il m'a été très difficile de le conseiller à des amis ce film, tous le jeu des références littéraires, le coté cérébral du truc, enfin je ne sais pas. Je n'ai vu que Manhatan et Match Point de lui. Et je n'aime pas trop son cinoche, dans le fond, je trouve ça très frivole et mondain. Et cela me touche que très moyennement. C'est pareil pour le Midnight. C'est un petit truc léger qui se regarde sans déplaisir, mais qui ne va pas très loin pour moi.
"Ouais même que Valérie Damidot est tellement grasse que si elle se trempe un pinceau dans le fion, elle réinvente la peinture à l'huile."