Samedi 05 Février 2011 à 22:34
#637
en fait boris je ne les oublie pas j'ai vu de l'oshima, du imamura et autres, simplement zwouip avait précisé vieux films ^^.
D'ailleurs je vais ouvrir ma cession de critiques par un Imamura pour la peine...
De l'eau tiède sous un pont rouge, de Shohei Imamura : Une fable érotique très surprenante et délicieuse, avec beaucoup de tendresse et d'humour (on parle bien d'Imamura là? :o^^). Donc bon Vous connaissez le terme de "femme-fontaine"? Bah Imamura lui le connait et apparemment ça le fait beaucoup rire. Enfin bon pour l'histoire on a Yosuke Sasano qui vient d'être licencié, et qui ne trouve pas de boulots. Un vieux mendiant lui laisse à sa mort une mission à accomplir, aller rechercher un Bouddha en or qu'il a caché dans un vase dans une maison au fin fond de la campagne mais qu'il n'a jamais osé aller rechercher (si si c'est vrai). Donc notre licencié part pour ce village et rencontre alors une femme qui lui saute littéralement dessus, une femme qui au moment de l'orgasme secrète une quantité impressionante de liquide. Bref, vous l'aurez compris, le scénario est complètement ridicule. Et bien, non!
Et c'est là tout le génie d'Imamura, de nous révéler une intrigue au fur et à mesure de l'avancement du récit, là où on ne l'attendait pas!
Enfin bref voilà un petit bijou surprenant.
alors pour faire plaisir à zwouip : la splendeur des amberson d'Orson Welles : Je l'ai vu il y a pas mal de temps mais j'en ai pas mal de souvenirs. Les Amberson sont, comme le titre l'indique, une famille aisée. Mais comme dit le proverbe, la roche tarpéïenne est près du capitole. C'est dont l'histoire d'une chute qui nous est contée ici, la déchéance d'une grande famile bourgeoise. Je tairais ce qui se passe réellement durant le film tellement c'est un bijou de cynisme, d'humour pince-sans-rire noir, avec une fin qui vaut tout l'or du monde, à couper le souffle.
C'est grand, c'est virtuose, c'est superbement filmé, c'est un pur chef d'oeuvre.
La chambre des officiers, de François Dupeyron : il me semble me rappeler qu'à sa sortie le film avait beaucoup fait parler de lui. C'est sûr que ce n'est pas un mauvais film, mais bon, je suis tout de même resté sur ma faim. Adrien est un lieutenant de l'armée française, blessé et défiguré lors des premiers affrontements de 1914. La guerre, on ne la voit pas parce qu'Adrien la passera à l'hopital militaire avec d'autres gueules cassées. Le film est sensible, mais alors vraiment très sensible. Je n'ai pu m'empêcher d'y voir un prétexte à ressasser des bons sentiments, tout comme dans Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran du même réalisateur. Bref, c'est bien gentil tout ça, et alors? Il y a des bons passages, même s'il aurait peut-être été plus intéressant de développer le passage où les survivants essayent de refaire leur vie. C'est un peu ce qu'il y a de plus intéressant dans le film et ça prend 20 minutes.
Enfin après si vous trouvez que la guerre c'est cool, vous trouverez dans ce film le message que la guerre c'est pas terrible il vaut mieux faire l'amour. Whaou!
La corde d'Alfred Hitchcock : On m'a offert un coffret Hitchcock à nowël, il était temps que j'en profite. C'était la deuxième fois que je voyais ce film, et j'ai autant apprécié que le premier visionnage. Dexu jeunes décident de tuer un de leurs "amis" pour s'amuser et réaliser le crime parfait. Mais comme ça ne leur a pas suffit, ils invitent les proches de la victime à manger chez eux, alors que le corps y est encore, avec un ancien professeur qui prône les thèses Nitzschéennes.
Il parait que la corde est un film sur l'homosexualité, mais mis à part l'attitude des deux personnages principaux il est difficile de le remarquer. En revanche la prouesse technique est comme souvent chez Hitchcock époustouflante, le film ayant l'air d'être réalisé en 1 plan séquence (d'ailleurs y'en a que 8 ou 9 il me semble, coupés par des gros plans sur le dos des personnages).
En revanche, pour un film réalisé en 1948, et parlant des théories de Nietzche, il est difficile de ne pas y voir une réminiscence du rascisme, même si je me trompe peut-être.
En tout cas le suspens est bien mené et la tension monte très vite, l'humour noir est largement au rendez vous, bref tout est là pour passer un très bon moment. Peut-être peut-on, comme le scnénariste, regretter que la scène de meurtre d'ouverture ne nous donne le fin mot dès le début (peut-être que si on ne savait pas s'il y avait un cadavre ou pas dans la chambre le suspens aurait été plus présent.
Autopsie d'un meurtre d'Otto Preminger : Un avocat fauché défend un client fauché qui pourra payer les frais de procès s'il est acquitté, le problème étant que tout le monde sait qu'il est effectivement le meurtrier. Voici un synopsis pas banal. Assez vite le film passe au procès, qui devient assez vite une farce, de par la personnalité de l'avocat de la défense, incarné par James Stewart, fort en gueule et bien en forme. Le film est drôle et pas très politiquement correct, disons moralement moyennement recevable... Bref tout ce qu'il faut pour bien se marrer quoi, alors que le sujet n'a rien de particulièrement drôle. L'accusation porte sur le meurtre, et la défense sur le fait que l'accusé à tué le violeur de sa femme.
Les noces funèbres de Tim Burton : Je l'avais vu au cinéma celui-là et j'avais beaucoup aimé. A le revoir, je regretterais presque qu'il y ait aussi peu de chansons tellement elles sont énormes, surtout le show du squelette qui chante façon Cab Calloway. Pour l'histoire, on a Victor, un jeune homme timide, qui doit épouser la jeune Victoria (oui Victor et Victoria, Pennac dirait que même les harlequins n'en voudraient pas ^^). Victoria est fille de bonne famille bourgeoise mais fauchée et Victor fils de poissonier riche. Bref, facile de voir l'intérêt des deux parties dans ce mariage, dans un paysage faisant penser à l'Angleterre victorienne (oui ça fait beaucoup de Victor). Seulement les deux jeunes gens tombent amoureux. Tout est donc pour le mieux, sauf que... Victor se retrouve fiancé à un cadavre. Et ça c'est pas de bol.
On a une opposition entre le monde des morts et le monde des vivants, l'un coloré et joyeux, l'autre terne et triste. On se retrouve en plein coeur de l'imaginaire gothique de Tim Burton, et ça, c'est toujours génial. Le film est très drôle, et il y a des gens prestigieux qui ont prêté leur voix aux personnages (qui a dit Christopher Lee et Jonnhy Depp?). C'est à voir.
Jeux d'été, d'Ingmar Bergman : Marie est une danseuse de balai, qui n'est pas particulièrement heureuse. Lors d'un séjour dans un île, on a le droit à un flashback, qui nous montre une histoire d'amour entre Henrick, jeune étudiant, et Marie.
Bergman fait ici preuve de son génie, le film est un pur moment de bonheur. Le couple du flashback est très très attachant, elle, absolument craquante et sublime, et lui d'abord coincé mais complètement amoureux d'elle (qui ne le serait pas?). Evidemment ce bonheur ne dure pas, et Marie a alors recours à un expédiant pour tenir (qu'on ne révèlera pas tellement il est amené habilement). Au niveau du style, on a deux univers, le "présent" hivernal et triste, et le flashback ensoleillé et estival (est-ce que les meilleurs moments de notre vie sont toujours ensoleillés?). Et, tout comme Vers la joie, malgré les déboires du personnage principal, on a même le droit à une fin optimiste (venant du réalisateur du septième sceau? comme quoi!). Un pur moment de fraicheur et de bonheur.
Et pour finir : L'auberge du dragon, de Tsui Hark : alors là, j'ai pris ce film complètement par hasard, en me disant pourquoi pas? Résultat des courses, j'ai été complètement subjugué. Pour le scénario, on a un méchant eunuque qui veut usurper le pouvoir impérial et qui fait éxécuter le général des armées qui restait fidèle à l'empereur. Il fait également exécuter sa famille, on ne fait pas de demi mesure chez les eunuques. Mais il reconduit les deux jeunes enfants à la frontière. Pitié? Certainement pas, le mec est un super méchant, en fait il compte bien que le bras droit du général cherchera à les libérer et il tient à leur tendre un piège.
Il y a des combats à couper le souffle. Des dialogues assaisonnés au vitriol. Il y a de l'amour, il y a de l'honneur, il y a des traitrises et de grands dévouements. Bref, une fresque d'une beauté stupéfiante, avec un huis clôt dans l'auberge éponyme proprement fabuleux, où la tension monte jusqu'à l'explosion finale, qui se traduit par un final exceptionnel. On a l'impression d'assister à une symphonie, mouvement d'ouverture, mouvement lent avec tous les sentiments en latence portée jusqu'à exacerbation, et l'explosion dans le troisième mouvement, comme il se doit le mouvement rapide. J'avoue avoir pris une grosse baffe. C'est un festival, un feu d'artifice, tout ce que vous voulez. En tout cas si vous ne connaissez pas, regardez le.
Voilà voilà, j'attends la participation de Boris, qui va me dire que tous ces films sont de la merde et que je ferais mieux de revoir avatar et star wars épisode I (avec Jar Jar binks surtout)
"_Je joue attirance mortelle sur mon pisteur invisible et je t'attaque avec.
_ouais, j'ai pris 1
_ok ..."