jokerface
Je ne peux que plussoyer. Rien de plus assommant que des pseudos scientifiques se lançant de longues pseudos conversations pseudos intellectuelles sur les pseudos voyages dans le temps.
Pour que nous soyons des pseudo-scientifiques, il faudrait déjà que nous revendiquions le titre, ce qui n'est pas le cas.
Et que le voyage dans le temps soit ou non une élucubration, c'est bien de ça qu'on parle, et pas de pseudo-voyages dans le temps (j'ai du mal à imaginer ce que ça pourrait signifier).
Sur la qualité de la conversation, je ne peux pas me prononcer objectivement

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Bon, ce qui rajoute une donnée très sérieuse à réfléchir, c'est si l'aléatoire pur est possible. Donc, pas de destin du tout, ou alors tous les destins possibles (=> lignes de temps) existent déjà.
Franchement, les deux systèmes (celui que j'ai développé et celui des lignes divergentes) me satisfont pour l'instant sur le plan intellectuel. Il y en a juste un que je trouve plus élégant que l'autre.
SuperA
Soit on considère qu'il existe un libre arbitre, et donc il n'y a pas de fatalisme ou de déterminisme, soit l'inverse. Ce sont des notions antinomiques. Dans le déterminisme, l'homme n'est qu'un objet qui réagit dans un sens déterminé, comme une boule de billard qui ne peut qu'emprunter un seul trajet lorsqu'elle est frappée par une autre boule. Si tu admets ça, alors je ne vois pas comment on peut admettre le libre-arbirtre. Tu dis toi même que face à une situation précise et avec une histoire précise, un homme agira forcément d'une seule manière.
En fait, je crois que j'ai créé une confusion il y a quelques pages. Ce que je voulais dire, c'est que l'idée d'un continuum auto-régulé ne contredisait pas celle de libre-arbitre, et ce pour la bonne raison que le libre-arbitre lui-même pourrait être un facteur de régulation. Comme dans HP 3, où c'est la bonne volonté des personnages qui empêche l'univers de sombrer dans le chaos.
Ce que j'appelle le déterminisme, c'est un principe selon lequel toute action est déterminée par avance, mais les causes peuvent en être psychologiques, et mener à la réalisation de la volonté du sujet.
Après, il y a le débat sur ce qu'est la liberté : un droit d'agir selon sa volonté, ou un principe plus abstrait d'auto-détermination de la volonté elle-même ? Personnellement, je vois mal comment une idée, une émotion, ou n'importe quel désir primitif à l'origine d'une volonté claire, pourrait surgir de nulle part. En cela, je suis
déterministe (je crois que chaque chose, y compris des entités de la pensée, a un nombre fini de causes identifiables), mais je n'en crois pas moins que chaque être a le
pouvoir d'agir selon une volonté qui lui est propre. La transition entre la volonté et l'acte serait du ressort du sujet, et de personne d'autre. Après, j'ai peut-être tort d'assimiler cette notion au libre-arbitre ; mais si on ne le rapporte pas à des actes, à du concret, le concept me paraît vachement vide de substance.
J'ai pu laisser penser que je croyais au destin, mais ce n'est pas le cas, et c'est une notion qui me dérange au plus haut point ^^.