Mercredi 28 Octobre 2015 à 19:41
#2686
John Gotti, un truand à abattre alias La chute de Gotti (Roger Young, 1994)
L'avocate Diana Giacalone est déterminée à mettre fin à la carrière du mafieux John Gotti.
J'avais vu un bout de ce film il y a une dizaine d'années sur M6 et je voulais avoir le fin mot de l'histoire ; le fin mot donc c'est que c'est un film de merde de bout en bout et que je ne sais même pas pourquoi il était venu se foutre au fond de mon cerveau tellement c'est sans intérêt.
Que ce soit tout nul sur le plan de la mise en scène, passe encore. Mais sur un personnage aussi flamboyant que Gotti, comment pouvait-on réaliser un truc aussi chiant et mal foutu ? Le scénario est un modèle de stupidité. Par exemple, il se concentre sur une instruction menée par la Elliot Ness de téléfilm, Giacalone, qui... n'aboutit à rien ! Alors vous allez me dire ça peut être un beau constat d'échec un peu tragique mais non, ça se termine sur un monologue triomphant de l'autre conne a qui t'as envie de dire " oh coconne ça fait deux heures que tu lui cours après t'as juste trouvé un témoin de quinzième zone mythomane et ton procès a pas abouti un peu de modestie ".
Là ou on entre dans le délire c'est que les agents du FBI sont systématiquement traités comme des gros débiles alors que Gotti a finalement été condamné grâce à l'enquête du FBI, qui avait réussi à retourner contre lui son lieutenant Sammy Gravano, personnage clé qui apparaît au moins vingt secondes dans le film en incluant la voix-off de fin (qui admet donc implicitement que tout ce qu'on a vu ne servait à rien). Et cette héroine est tellement horripilante ! Elle se fout que des témoins crèvent, elle se fout du fait que Willie Boy risque sa vie, elle ne montre jamais d'empathie pour quiconque, j'ai envie de la gifler. Willie Boy tiens, le seul bon perso du film (parce que Gotti il est quand même joué par un acteur moins charismatique que Francis Huster) ben en fait tu l'enlèves du film ça change rien à l'histoire. Y a plein de scènes qui n'aboutissent à rien (le mec tabassé par Gotti qui tue sa femme après, on ne sait pas ce qu'il devient ; la relation entre Gotti et son mentor on l'oubie en route), d'autres tellement caricaturales qu'elles en deviennent risibles (l'avocate qui interroge un mec dix minutes sur l'emplacement de son tiroir à culotte dans son bureau). Ce film c'est un pénis dans un hentai : petit, insignifiant et flou.
Bullitt (Peter Yates, 1968)
Un policier qui a échoué à protéger un témoin mène son enquête.
Pfiou, la vache, quel ennui ! Même pour un film de daron c'est pénible tellement non seulement c'est ennuyeux mais en plus c'est VOULU. Il semble évident que le réal a un peu cramé un neurone devant les films d'auteur européens sur l'incommunicabilité et essaye de faire du Antonioni mixé à du cinéma de genre. Le problème, c'est que le côté " je me promène dans des couloirs à contempler le vide de l'existence " quand t'as pour acteur principal Steve McQueen qui est moins expressif que Lon Chaney Jr et Ryan Gosling réunis, ben c'est soporifique. C'est ouf comme le scénario (au demeurant assez intéressant) aurait permis un film de 1h10 en 1950 et semble ici délayé à l'extrême.
Restent deux séquences intéressantes : la légendaire poursuite en voiture et la confrontation entre le truand et McQueen à la fin. Lors de ces moments, le minimalisme affiché (pas de musique, aucun effet de mise en scène hors-propos, un montage très sec) réussi à faire effet et la froideur devient réellement hypnotisante. Le problème de Bullitt c'est de n'être à la hauteur de ses promesses que vingt minutes sur près de deux heures. Pas totalement nul mais plombé par ses prétentions auteurisantes.
Boris.
L'avocate Diana Giacalone est déterminée à mettre fin à la carrière du mafieux John Gotti.
J'avais vu un bout de ce film il y a une dizaine d'années sur M6 et je voulais avoir le fin mot de l'histoire ; le fin mot donc c'est que c'est un film de merde de bout en bout et que je ne sais même pas pourquoi il était venu se foutre au fond de mon cerveau tellement c'est sans intérêt.
Que ce soit tout nul sur le plan de la mise en scène, passe encore. Mais sur un personnage aussi flamboyant que Gotti, comment pouvait-on réaliser un truc aussi chiant et mal foutu ? Le scénario est un modèle de stupidité. Par exemple, il se concentre sur une instruction menée par la Elliot Ness de téléfilm, Giacalone, qui... n'aboutit à rien ! Alors vous allez me dire ça peut être un beau constat d'échec un peu tragique mais non, ça se termine sur un monologue triomphant de l'autre conne a qui t'as envie de dire " oh coconne ça fait deux heures que tu lui cours après t'as juste trouvé un témoin de quinzième zone mythomane et ton procès a pas abouti un peu de modestie ".
Là ou on entre dans le délire c'est que les agents du FBI sont systématiquement traités comme des gros débiles alors que Gotti a finalement été condamné grâce à l'enquête du FBI, qui avait réussi à retourner contre lui son lieutenant Sammy Gravano, personnage clé qui apparaît au moins vingt secondes dans le film en incluant la voix-off de fin (qui admet donc implicitement que tout ce qu'on a vu ne servait à rien). Et cette héroine est tellement horripilante ! Elle se fout que des témoins crèvent, elle se fout du fait que Willie Boy risque sa vie, elle ne montre jamais d'empathie pour quiconque, j'ai envie de la gifler. Willie Boy tiens, le seul bon perso du film (parce que Gotti il est quand même joué par un acteur moins charismatique que Francis Huster) ben en fait tu l'enlèves du film ça change rien à l'histoire. Y a plein de scènes qui n'aboutissent à rien (le mec tabassé par Gotti qui tue sa femme après, on ne sait pas ce qu'il devient ; la relation entre Gotti et son mentor on l'oubie en route), d'autres tellement caricaturales qu'elles en deviennent risibles (l'avocate qui interroge un mec dix minutes sur l'emplacement de son tiroir à culotte dans son bureau). Ce film c'est un pénis dans un hentai : petit, insignifiant et flou.
Bullitt (Peter Yates, 1968)
Un policier qui a échoué à protéger un témoin mène son enquête.
Pfiou, la vache, quel ennui ! Même pour un film de daron c'est pénible tellement non seulement c'est ennuyeux mais en plus c'est VOULU. Il semble évident que le réal a un peu cramé un neurone devant les films d'auteur européens sur l'incommunicabilité et essaye de faire du Antonioni mixé à du cinéma de genre. Le problème, c'est que le côté " je me promène dans des couloirs à contempler le vide de l'existence " quand t'as pour acteur principal Steve McQueen qui est moins expressif que Lon Chaney Jr et Ryan Gosling réunis, ben c'est soporifique. C'est ouf comme le scénario (au demeurant assez intéressant) aurait permis un film de 1h10 en 1950 et semble ici délayé à l'extrême.
Restent deux séquences intéressantes : la légendaire poursuite en voiture et la confrontation entre le truand et McQueen à la fin. Lors de ces moments, le minimalisme affiché (pas de musique, aucun effet de mise en scène hors-propos, un montage très sec) réussi à faire effet et la froideur devient réellement hypnotisante. Le problème de Bullitt c'est de n'être à la hauteur de ses promesses que vingt minutes sur près de deux heures. Pas totalement nul mais plombé par ses prétentions auteurisantes.
Boris.