Bon, on continue (en fait je continue surtout pour Sheriff

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Incursion dans le Vrai Monde
Cela faisait plusieurs jours déjà que l'écho d'un "puit spatio-temporel" se faisait entendre, bien sûr réfuté par le gouvernement français. Beaucoup de groupuscules parlaient de mensonges, de manipulation médiatique, d'autres parlaient d'arrivée divines, et les trois quarts de la population était persuadés que quelque chose ne tournait pas rond, et que cet évènement science fictionnel pourrait bien être réel en fin de compte. Ces suspicions instinctives se gargarisaient des nouvelles d'autres pays qui se divulguaient au compte goutte. Des évènements similaires à la "brèche de Paris" semblaient s'être produit dans d'autres régions de France, et, preuve que le phénomène était mondial, un peu partout sur la surface du globe, au Japon, aux Etats-Unis, en Russie, au Brésil. Partout, des divulgations non-officielles faisaient craindre le début d'une psychose mondiale, étayée par les épidémies qui continuaient de se propager. La marmite de l'Hystérie paranoïaque était sous-pression, et il suffisait de quelques nouveaux éléments surnaturels pour qu'elle explose. L'arrivée discrète d'Ertaï, Rayne et Barrin dans le Vrai Monde ne fut pas cet évènement déclencheur. Sans savoir comment cela leur était venu, ils savaient qu'ils détenaient le pouvoir d'ouvrir une brèche temporaire entre leur monde et le Vrai Monde, aux points de Dominaria où l'énergie était la plus forte. Ils avaient dirigé le portail vers l'endroit où il sentaient la présence de ces élus, bien que cette localisation soit vague. Ils entrèrent dans le Vrai Monde en toute discrétion, sur le sable d'une crique reculée, dans un renfoncement de la Côte méditérannéenne, entre Toulon et Fréjus. En bon sorcier qu'ils étaient, ils mirent à profit leur faculté d'invisibilité. Il furent d'abord surpris par la douceur de l'athmosphère, par le calme qui regnait sur cette plage. Si ce n'était les constructions aux alentours qui n'avait que peu de rapport avec les leurs, ils auraient pu se croire sur Dominaria. En suivant l'énergie des êtres les plus proches, ils firent peu à peu connaissance avec la civilisation pradétanne, ville portuaire près de laquelle ils étaient apparus, et découvrirent à quel point le Vrai Monde se différenciait de Dominaria. Ils furent terrorisés d'abord, par ce tumulte inconnu, ces machines infernales qui leur rappelaient l'invasion phyrexiane, cet air vicié et irrespirable, ces constructions à n'en plus finir qui en auraient fait frémir les fonderies thrans, et surtout ces êtres vivants, ces humains, dont l'énergie semblait si vide, et grise. Il y avait bien du mana ici, tout ce monde en était également constitué, ils le sentaient, mais un mana si terne, si puissant et si triste à la fois. Ils comprirent pourquoi leur salut pourrait venir de cet univers aussi bien que leur fin. Puis ils découvrirent avec autant de déception que de soulagement à quel point l'esprit de ces êtres humains là était faible. Les élus ne pouvaient se trouver à plus de 10 lieues de cet endroit. Ils leur suffisait de pénétrer l'esprit de chaque être qui passerait à leur portée. De fil en aiguille, ils finiraient bien par tomber sur quelqu'un qui les connaissait de près ou de loin, et de pensées en pensées, par être menés jusqu'à eux.
Une épidémie virale qui touchait non seulement les élèves, mais également les professeurs du lycée de la Garde, avait permis à beaucoup de lycéens de buller légalement et en toute impunité, voire de ne pas se présenter en cours. Plus de la moitié des enseignants était allitée, ce qui inquiétait la population gardéenne autant que les folles rumeurs qui courraient sur des évènements hors-normes et inimmagineables. En cette matinée aussi studieuse que les poules font du kart donc, le lycée était pour ainsi dire vidé, et les quelques malheureux qui avaient l'ignoble chance de pouvoir faire cours de par la constitution quasi-iréelle de leur professeur (caractéristique principale des pires enseignants du secondaire) regardaient avec jalousie les groupes d'élèves parsemés dans la grande cours ensoleillée. Seules quelques âmes erraient encore dans les couloirs, et les salles de permanence n'étaient occupées que par un petit nombre de rôlistes dont elles étaient le fief, quand elles n'étaient pas envahies par des troupeaux de starlettes ou des meutes de rappeurs attifés comme des vitrines de pubs. Là parmis leurs quelques camarades qui discutaient ou révisaient (hérésie !), quatre magikers, comme ils aimaient à s'appeler, avaient entamé nonchalemment une partie de cartes en conversant de tout et de rien, sans se douter qu'ils avaient un monde entre les mains. Martin, l'un des plus jeune, était pourtant le plus respecté, car il était le doyen de ce jeu et était toujours de bon conseil. Thomas, d'un naturel jovial et au language pour le moins fruité, insultait chaque créature qui le blessait, et affirmait son attrait pour la violence salvatrice bénigne en criant gutturalement à chaque fois qu'il prenait le dessus. Erik, le plus calme, bien que souriant, semblait aussi concentré sur son jeu que si c'était la Constitution des Droits de l'Homme, et s'il était le premier à blaguer, quelque chose dans son regard dénotait quelque chose de plus sombre et imperceptible dans les profondeurs de son être. Christian enfin, plus vieux, dont le comportement et le caractère laissait difficilement transparaître son âge véritable, parlait d'une voix forte dès qu'il n'était pas d'accord sur un point de règle, mais était le dernier à réchigner quand il s'agissait de rire aux éclats.
"Bon tu te prends 1, j'engage, je pioche, expliqua Martin
_ Toi tu m'attaque de puis tout à l'heure, railla Thomas, t'as toujours pas compris que j'étais à 90
_ Il a vu que t'avais juste une armure de bronze, enchaîna Erik, alors il s'est dit qu'il allait te finir à la cuillère...
_ Ben c'est possible, hein, commença Christian en riant, si il gagne des points de vie mais qu'il fait rien d'autre, de toute façon...
_ Bah moi, j'attends que vous vous y mettiez aussi, souria Martin
_ Ah ouais, persifla Erik avec joie, c'est sûr que si on l'attaque tous à la cuillère, tout de suite, ça va être beaucoup plus facile...
_ Pff, tu joues comme une mamie, Thomas, se moqua Martin, c'est vraiment un jeu de tapette.
_ En attendant pour l'instant, c'est lui qui gagne, plaça Christian.
_ Ouais, assura Thomas, ben mon jeu de tapette il va vous récurrer...
_ Ok, c'est bon, on a compris, l'arrêta Erik, je veux pas savoir la suite... Qui c'est qui bouffe à la cantine aujourd'hui ? Dites moi que je vais pas être le seul pébron à rester... Martin, je t'attaque.
_ Ben moi je suis obligé, dit Chrisitian, le temps que je rentre chez moi en bus, la bouffe elle aura eu le temps de marcher toute seule jusqu'à la poubelle. Tu peux pas bloquer avec celle-là Martin, c'est 2 ou moins.
_ Ben t'as qu'à téléphoner à ta mère, enchaîna Martin, qu'elle vienne te chercher pour une fois. De toute façon ta merde je la terrorise et c'est fini...
_ Ta mère c'est Yaugzebul, commenca Thomas.
_ Ouais, et ta mère c'est Rofellos.
_ Ta mère c'est un Kavru.
_ Ta mère c'est une Guivre interminable."
Le concours de vannes s'arrêta quand ils n'eurent plus assez de souffle pour éclater de rire et parler en même temps.
"De toute façon, reprit Christian, j'ai pas mon portable et j'ai dilapidé mon argent avec le ciné d'hier, alors ça va être vite vu... C'est à qui ?
_ À moi, répondit Thomas, vous êtes allez voir quoi au fait ?
_ Faut que tu payes l'écho, rappela Erik. On est allé voir une merde...
_ Chut, fermez-la, le stoppa Martin, écoutez un peu...
_ Quoi ?
_ Ben écoutez...
_ On entend rien, lacha Thomas.
_ Ben justement bande de castors ougandais, y'a plus personne dans la salle et on entend plus rien, c'est bizarre. Limite on dirait que le lycée est vide...
_ Ils ont décidé de fermer maintenant et ils nous ont oublié ? rigola Erik.
_ Ben non, mais c'est marrant, ça..."
Une vitre de la salle vola en éclat. Ils se protégèrent instinctivement du revers du bras en fermant les yeux et se plièrent en arrière sous la surprise. Les débris de verre se répendirent sur les tables, et un crissement suraigu, comme des ongles sur un tableau noir, leur fit rouvrir les yeux, qu'ils plissèrent instantanément sous la lumière. Devant eux, à hauteur de leur visage, brillait une lumière aux contours nets et presque vivants, pulsant d'un éclat trop aveuglant et brûlant pour être honnête, et qui dansait devant leurs yeux en sifflant ce qui ressemblait autant à un cri de prédateur qu'à un cri de satisfaction. Ils eurent à peine le temps de s'habituer à cette lumière irradiante que la chose fonça sur eux en grincant. Ils l'évitèrent de justesse en se jetant sans trop y réfléchir sur les tables voisines, elle renversa leur aire de jeu, carbonisant au passage leurs cartes à jouer, et alla se coller au mur qui crépita sous la chaleur, en vue d'une seconde attaque. C'est alors qu'un éclair bleu traversa la salle et percuta la chose, la disloquant en deux dans un grand magma comme un horizon maritime rayonnant. La lumière se reforma, et fonça vers l'endroit d'où venait l'éclair. En se jetant au sol, les quatre garçons n'aurent que le temps d'aperçevoir ce qui semblait être trois sorciers, comme la réplique exact de ceux de leur jeu, qui se débattaitent avec ce qui les avait attaquer. Après une longue minute de cris stridents et de bruits de lutte, le calme revint. Il se relevèrent lentement, assez à l'étourdi, et se retrouvèrent face à face avec Rayne, Ertaï et Barrin. Leur accoutrement dénotait quelque peu dans un endroit pareil, mais les quatre amis étaient tant habitués à l'univers médiéval fantastique, qu'ils n'en tinrent même pas compte. Ils avaient d'autres chats à fouetter et autant de révélations à entendre.
"C'était quoi ce truc ? tenta Thomas en reprenant son souffle. Qu'est-ce que c'est que ce délire ?
_ Il semble être un des soldats de l'entité qui menace nos deux mondes, expliqua Barrin, il était venu vous détruire pour vous empêcher de compléter les déléguations. Vous êtes les élus du Vrai Monde, les plus faibles, si nous n'étions pas arrivés à temps, il aurait sans doute anéanti nos espoirs en même temps que vos vies...
_ Hola, attendez, commença Martin, 1 : je suis dans le coma ou quoi ? 2 : Est-ce qu'il y a moyen de discuter normalement et de dire des trucs sensés ? 3 : Dites-moi, c'est normal que j'ai votre portrait craché sur une de mes cartes ?
_ Ce que vous appelez jeu, enchaîna Rayne, est un monde pour nous. Quoique vous puissiez arriver à penser, Dominaria existe, et aussi artificiel que vous paraisse notre monde, vous avez autant besoin de lui qu'il a aujourd'hui besoin de vous.
_ Ok, donc, je suis dans le coma...
_ Vous déconnez, c'est une blague... souffla Erik.
_ Votre monde est constitué de mana également, continua Ertai, d'énergie, une énergie si différente des nôtres, mais qui est la base de notre monde. Des élus représentants de chaque énergie vont être choisis sur Dominaria, il ne manque plus que vous, les élus du Vrai Monde, si nous vous perdons, si vous ne nous croyez pas, si vous refusez de nous apporter votre aide, notre monde disparaitra obligatoirement, et maintenant que nos deux univers sont reliés, le vôtre risque bien de périr également.
_ Mais enfin c'est insensé, s'exclama Thomas, c'est pas possible, Magic c'est un jeu, ça n'a rien de réel, ça a été créé il y a 12 ans aux Etats-Unis...
_ Je ne connait pas l'histoire exact de notre création, reprit Ertai, mais notre Monde vient du votre, et plus vous y "jouez", plus il est en expension, plus de nouveaux temps, de nouveaux êtres se créent. Pensez-vous qu'il est plus dur pour nous de savoir que nous ne sommes que des créations dépendantes, ou pour vous de vous persuadez que Dominaria existe vraiment ?
_ Il y a à l'instant même sur votre monde des maux plus effroyables qu'aucun esprit sensé ne pourrait imaginer sans risquer la folie, dit Rayne dansun élan de persuasion. Les maladies, les virus qui s'étendent sur votre monde sont les premières légions du Mal qui veut notre perte. La chose rayonnante que vous avez vu est une des rares ayant pu prendre forme physique dans votre monde, pour l'instant elles sont trop faibles et seules quelques unes d'entre ont réussi à pénétrer sur Dominaria, mais plus le temps passe et plus nous leur laissons l'occasion de déferler sur nos deux mondes. Vous êtes persuadés, comme la plupart des gens de votre peuple, que des brèches entre deux monde se sont ouvertes ici. Et après tout ça, vous n'êtes toujours pas prêts à croire ?
_ Si."
Les regards se tournèrent vers Christian, qui n'avait pas parlé jusque là.
_"Si, moi je suis prêt à croire. Après ce que je viens de voir, je suis prêt à vous croire.
_ Soit, reprit Erik en se triturant les yeux, ok, je m'en fous, je peux plus réfléchir, je veux bien vous croire. Mais pourquoi nous qu'est-ce qu'on a de particulier ?
_ Rien, répondit Barrin, c'est seulement le hasard qui a fait de vous nos élus. Vous qui tenaient chaque jour notre énergie entre vos mains, cela aurait pu être n'importe lequel d'entre vous. Vous êtes les plus proches de notre monde, les plus connectés au mana. Chacun d'entre vous est potentiellement un puissant sorcier. Sans expérience et sans maitrise, mais avec la même énergie qui caractérise les êtres de Dominaria.
_ Wow, wow, euh... tenta d'articuler Thomas, euh... là... là j'ai du mal à vous croire.
_ Tends ta main et ouvre ta paume vers le ciel."
Après quelques secondes d'appréhension, Thomas s'exécuta lentement, ne quittant pas Barrin des yeux. Celui-ci lui posa la main sur l'épaule.
"Je vais t'aider, cette fois, lui dit-il, mais bientôt tu seras apte à contrôler cette énergie. Pense au feu. Regarde ta paume, et pense au feu dans le creux de ta main. Ne pense qu'à ça..."
Thomas, qui se sentait traversé d'un courant étrange, fixa sa main jusqu'à ne plus voir le paysage autour. Penser au feu. Penser au feu. Une étincelle commença à briller dans sa paume, hoquetant quelques secondes, puis une flamme grosse comme un poing jaillit au-dessus de sa peau et éclaira subitement tous les participants de cet étrange rituel d'initiation. Thomas, impressioné, recula subitement et agita sa main dans un "Oh, putain" instonctif, et la flamme disparut. Il mit quelques secondes à intégrer que ce qu'il venait de voir n'était pas une image en 3D plaquée sur un écran blanc dans une salle obscure.
"Ok, se lanca-t-il, récapitulons : Le Multivers existe, tous les magikers sont de puissants sorciers, de ce côté-ci l'invasion a commencé, et nous, pauvres élus, avons entre nos mains, entre autres, à la fois le destin de Dominaria et celui de notre Monde... Super, génial, le pied, je nage en plein bonheur...
_ Mais alors, heu... hésita Erik, qu'est-ce qu'on doit faire ?
_ Deux d'entre vous devrons venir avec nous, expliqua Ertai, pour compléter l'équipe en route vers le Temple de la Génèse, ceux qui resteront ici devront convaincre tous vos congénères, empêcher vos dirigeants d'envoyer vos troupes élargir les portails, et decouvrir
qui veut notre perte, et s'il vient du Vrai Monde.
_ Je restes ici, décida Christian.
_ Attendez, s'excusa Martin, vous voulez dire... On va allez sur Dominaria ? Vraiment ?
_ Mais, ho... nos familles et tout ? s'inquiéta Erik.
_ Bientôt vos familles comprendront ce qui se passe, et seront prises comme vous dans le tourbillon de la rivière de ce qui doit être.
_ Ca va être la guerre ?...
_ Plus ou moins... Ils ont déjà commencé à attaquer sournoisement...
_ Les virus... Mais s'ils viennent pas de Dominaria, d'où est-ce...
_ Si on peut vraiment y faire quelque chose, le coupa Thomas, l'important n'est pas de savoir d'où ils viennent, mais comment les combattre. Je sais que c'est pas le bon moment pour jouer au romantique, mais je peux pas laisser ma copine derrière moi. Je vais rester avec Christian, toi et Martin, allez voir chez les elfes si j'y suis. Alors en gros je dois former et les troupes et Chris doit... espionner ?
_ C'est à peu près ça, termina Rayne..."
Voilà. Tout avait commencé. Quelque chose d'innimagineable, et pourtant ils étaient forcés d'y croire, puisqu'ils en faisaient partie. Ils restèrent quelques instants sans rien dire, les yeux voguant des carcasses calcinées de leurs decks au mur roussit par la chose, en passant par la vitre brisée et les trois sorciers de légende qui se tenaient devant eux, et qui n'étaient pas sensés être sortis de leurs cartes respectives. Si seulement ce n'était qu'un rêve, si seulement ils avaient assez joué pour en rêver la nuit. Mais non, ils étaient bien des élus, ils étaient bien des sorciers, et tout portait à croire que tous les jeunes joueurs qui renfermaient également en eux cette énergie, allaient être les acteurs désignés d'une guerre comme on en avait plus vu depuis l'Invasion Phyrexiane. Sauf que cette fois-ci, il n'était plus question de combo, ou de tactique... Tout était réel.
"Bon, ben, allons-y, lacha Martin après quelques secondes. Et comme disent les poètes du dimanche : Notre destin est tracé, mais c'est nous qu'on tient la plume...
_ Ouais, acquiesca Thomas. Les gars... Faites gaffe à vous... Je... je sais pas quoi dire d'autre... J'arrive pas à croire à tout ça, c'est dingue... Je sais pas dans quoi on s'embarque mais..."
L'espace se déchira dans un craquement, laissant apparaître derrière lui une immense plaine où gambadaient quelques licornes, et se referma sur Martin, Erik, et les trois sorciers. Le silence revint.
"Mais puisqu'on peu plus reculer, finit Thomas, autant foncer dans le tas..."
Il regarda Christian, tenta un sourire, et puis ils sortirent tous les deux de la salle d'un pas décidé, sans préter attention aux restes de cartes dont ils n'auraient plus besoin. La partie était commencée...
Et walla, maintenant je vais m'écrouler. (petit jeu : essayer de deviner lequel des 4 magikers je suis

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Suffit de cliquer...
[ Edité par Corvis Le 21 mai 2005 ]
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