Le 15/06/2012 à 19:12, gedat avait écrit ...
Dire que les personnages de GoT sont inintéressants c'est con. Même Daenerys qui est monomaniaque, c'est justement ça qui fait son charme, voir son évolution depuis la jeune fille sensible de la saison 1 et la mégalomane de la saison 2 (alors même qu'elle a vu à quoi ce genre de caractère a mené son frère.)
On peut aussi attirer l'attention sur le fait que Tyrion Lannister, en plus d'être un personnage éloigné de tout stéréotype (les oeuvres dans lesquelles un infirme a un tel rôle et un tel pouvoir sont quand même hyper rares), est un personnage très ambigü dans la mesure où on a du mal à le considérer comme méchant malgré le fait qu'il soit un Lannister. Globalement il y a plein de personnages dont on a du mal à considérer si ils sont bons ou mauvais et ça c'est un gros plus (genre Stannis, ou Lord Varys, vous les classez où?).
Même un personnage mineur comme Clegane (la brute des Lannister) n'est pas juste monolithique et a une histoire et une certaine psychologie, comme on le voit à la fin de la saison 2.
Evidemment qu'on ne peut pas les développer à fond, mais ça n'a jamais été l'intérêt d'aucune oeuvre de fiction. Par contre on peut aisément imaginer à chacun un background et une vie propre sans que ça fasse artificiel, et ça me suffit.
1 - Daenerys est juste conne du début à la fin de la série. Et chiante.
2- J'ai jamais considéré Tyrion comme un méchant.
En quoi le fait qu'un mec soit pas un "gentil" ou un "méchant", fait que tout d'un coup il est complexe ?
Là dans la série Stannis ils le mettent mais vraiment le minimum syndical parcequ'il doit attaquer king's landing. Varys dans la saison 1 il était là pour se taper des monologues (moment ultra épique où lui et Littlefinger se tapent chacun un monologue de leur côté) et dans la saison 2 pour faire passer certains trucs de l'intrigues. C'est le genre de personnages qui sont juste là pour servir le scénario. Renly aussi était là pour ça, juste parceque sinon ça aurait été encore plus compliqué d'expliquer deux trois trucs.
Et la psychologie de Clegane en fin de saison 2, c'est comme si Soral devenait sioniste en lisant un article sur Israël. Le mec qui se la joue grosse racaille, qui a buté des gars à tour de bras, qui a vu plus de batailles que Steevy Boulay de poils de bites, et qui pop, comme par magie se dit que OMG la violence c'est le mal en pleine bataille, chaud quoi.
C'est de la littérature enfantine de bonne qualité. Mais dans le genre je préfère Narnia en fait.
Sauf que Pulman a écrit la croisée des mondes comme un anti-narnia primaire. Et Narnia ça fait passer Benoit XVI pour un progressiste et Corum pour un mec ultra moderne.