Mercredi 11 Mai 2011 à 23:00
#736
Je réagis sur sanjuro : je n'ai pas encore vu yojimbo, mais de ce que je pense de sanjuro, c'est quand même que c'est un miracle de mise en scène théatrale. Après j'ai peut-être un approche un peu plus littéraire et je ne sais ce qu'il en est au point de vue cinématographique, mais rien que d'avoir vu le film m'a énormément donner envie d'en voir une pièce qui en serait tiré tellement on se croirait dans une pièce de théâtre du genre tragi comique.
Ensuite quelques films en vrac, comme d'habitude :
Eve de Joseph L. Mankiewicz : Eve est un ange, si on en croit son histoire, une femme dont on a envie de tomber amoureux où d'être son ami(e). C'est bien l'avis d'ailleurs de presque tous les personnages du film. En effet, elle apparait un jour à une pièce de théâtre qu'elle voit 5 fois. Margot Channing, vedette de cette pièce, la remarque et la prend sous son aile. Mais Eve ne veut rien de moins que la place de Margot! Qui pourrait croire que derrière la feme dévouée, la secrétaire zélée, l'ange triste, se cache une manipulatrice froide et sans vergogne? C'est toute la force du film de faire jouer les deux tableaux pour notre plus grand bonheur. Un bijou de cynisme comme Mankiewicz sait nous les concocter, Eve se place certainement parmi ses films majeurs. Tout n'est que manipulation, mais qui manipule qui?
She's so lovely de Nick Cassavetes sur un scénario de John Cassavetes : Maureen et Eddy Quinn sont un couple bien survolté. Elle c'est Robin Wright Penn, lui c'est Sean Penn, magistral. Un jour, il pète un cable parce qu'un balourd lui cogne sa chérie pour essayer de la violer. Et voilà le pauvre Eddy en hopital psychiatrique. A sa sortie, il ne sait pas combien de temps est passé, mais Maureen, elle, a refait sa vie, elle avait pas que ça à faire de l'attendre. En plus elle a eu la chance de tomber sur un gros beauf bien riche (John Travolta, rien de moins!) et elle a ce qu'on pourrait qualifier d'une vie minablement heureuse ^^. Seulement voilà, un beau jour voilà Eddy qui ressurgit et finit la belle vie! Ou plutôt n'en serait-ce que le début? Mystère, car qui peut comprendre le coeur des femmes?
Déjà le film s'ouvre sur une chanson de Bjork, c'est un très bon point ^^. Ensuite on a des acteurs excellents (bon d'accord peut-être un peu de surjeu par ci par là ^^). Le film est léger, délicieusement amoral par moments, et ma foi se laisse plutôt bien regarder.
Akira de Katsuhiro Otomo : Bon il y a dans ce manga tout ce que je n'aime pas dans le genre ^^. Mais je suis bien obligé de reconnaitre un certain brio à l'ensemble. Donc on a un Tokyo Post apocalyptique (tiens donc, voilà qui surprend de la part des Japonais). Il y a un projet scientifique top secret, le projet Akira. La ville est livrée la nuit aux motards qui s'affrontent en bande rivale. Mais Tetsuo a un accident et est capturé par l'armée sous couvert de le soigner. On lui fait subir des expériences dans le cadre du projet akira. Pendant ce temps, son ami le chef de bande Kaneda le recherche pour l'aider à se sauver.
On a Tokyo qui explose 2 fois pendant le film, ce film parle donc très clairement de la course à l'armement et de la menace atomique. Cependant ce qui est mis en avant, c'est la force des pouvoirs mentaux, car akira c'est ça, c'est la poursuite de l'humanité vers l'état de pur esprit capable de transcender la matière (si j'ai bien compris ce qui se passe parce que c'est un peu embrouillé dans ma tête ^^).
J'ai aussi l'impression qu'on a à la fin un avatar de Dieu, créé par les hommes, non plus intellectuellement mais manuellement, par une humanité livrée au règne de la science et sans plus aucune croyance, d'où un paradoxe. Mais je me trompe sûrement ^^.
Duel de Steven Spielberg : L'histoire est très minimaliste : on a un mec en voiture, représentant dans une boîte quelconque, qui se fait prendre en chasse par un routier quelconque (en fait plutôt par le camion qui est réellement personnifié dans le film).
J'ai l'impression que ce film annonce les dents de la mer, la thématique est la même et il y a de très nettes ressemblances visuelles que je ne vais pas spoiler ici. En tout cas c'est très réussi, surtout pour l'époque, et le film est très impressionant.
A bout portant de Don Siegel : Voilà un film qui me semble particulièrement atypique. On a la une sorte de reprise de la nouvelle "Les Tueurs" d'Hemingway, mais manifestement celà ne sert que de prétexte, même si l'aspect nihiliste de ce film ne dépare pas l'oeuvre d'Hemingway.
On a deux tueurs qui rentrent dans un asile pour non voyants et abattent quelqu'un froidement. Mais la cible ne cherche pas à s'enfuir. Le tueur le plus agé a donc envie de savoir pourquoi cette attitude qui l'étonne par-dessus tout. D'autant plus que si ses sources sont exactes, son enquête peut le mener jusqu'à un beau pactole.
Il me semble qu'il y a une esthétique vraiment étrange dans ce film : quasiment tout le film se passe de jour. Les tueurs ne sont plus des créatures de la nuit. De plus ce sont juste des personnages archétypaux sans profondeur, et le tout est affiché. Rien que le début avec leurs lunettes noires pour qu'on ne les reconnaisse pas : certes, mais pourquoi, dans un asile de non voyants? Il n'y aura pas de témoin capable de les identifier!
La quête classique, du dernier gros coup avant la retraite est ici doublée d'une quête métaphysique dont le prétexte est : pourquoi la victime s'est laissé tuer? C'est vers une acceptation de sa propre mort que tend cette quête finalement (nihilisme bien connu d'Hemingway).
Le casting est soigné, avec John Cassavetes, Lee Marvin, Ronald Reagan et Angie Dickinson. Le film est glacé et ne laisse pas filtrer d'émotions (sinon celles de personnes brisées par la cruauté du monde. ) Les victimes des tueurs sont manipulées comme de vulgaires marionnettes. Bref tout est froid et impersonnel.
Bref vous l'aurez compris, j'ai été excessivement surpris, et en bien, par ce film qui avait pourtant l'air d'une série B moyenne ^^. Très très bon polar avec une dimension métaphysique qui ne retire rien à la violence et la cruauté du récit.
Les frissons de l'angoisse de Dario Argento : Marcus est un pianiste jazz, qui un soir assiste au meurtre d'Helga Ulmann (David Hemmings et Macha Méril), une célèbre télépathe. Helga a capté les pensées de quelqu'un, tournées vers la folie et le meurtre. Dès lors, la vengeance ne se fera pas attendre. Pire, Marcus a sa photo en première page d'un journal comme témoin du crime. Dès lors deux solutions, trouver l'assassin ou s'enfuir. Qu'à celà ne tienne, pas question de quitter l'Italie!
Ce film est d'une esthétique gothique particulièrement réussi, et Argento joue parfaitement avec nos nerfs, en parfait manipulateur de son spectateur. J'ose dire que ce film fait peur, servi en cela par la B.O, signée, comme pour suspiria, par les goblins. (j'ai en tête un parfait unisson de guitare et basse qui donne une atmosphère lourde et tendue parfaite, suivie d'un coup de cymbale qui s'avère être en fait le portail extérieur qui claque, suivi d'un decreshendo à la batterie solo, une pure merveille concentrée en quelques notes ^^).
Par rapport à suspiria, ce film comporte beaucoup de passages drôles, souvent servis à ravir par la musique. Mais cça ne nuit en rien à la tension exceptionnelle de ce film. Une fois qu'on est rentré dedans, on ne peut plus détacher l'écran des yeux, tellement les images crèvent l'écran pour venir imposer leur violence devant nos yeux. Ce qui fait qu'on s'attache à ce qu'on voit et qu'on oublie ce qui est suggéré. Mais ça, on s'en rappelle à la fin.
Bref une réelle réussite que ce film!
Citizen Dog de Wisit Sasanatieng : Pott est un jeune campagnard qui va essayer de s'établir à Bangcok. Là il fera la connaissances de taxis fantôme, d'une petite fille adulte et de son ours qui parle, et d'une merveilleuse jeune fille qui essaye de déchiffrer un livre tombé du ciel dont elle ne comprend pas un mot.
Délire surréaliste sur fond de pluie de casques, de grand mère réincarnée en gecko, Citizen dog fait tout dans l'excès. L'ensemble ne manque certes pas de charme, de par le côté kitch qui semble être la marque du réalisateur. Mais quand dans le fabuleux "les alrmes du tigre noir", le kitch était au service de l'histoire, là on a l'impression que c'est un peu l'inverse. Au bout d'un moment trop c'est trop. En revanche on ne peut nier que le film comporte de bons passages, tel que la grand mère racontant comment elle a été transformée en gecko sur un rhytme de rock alternatif thailandais. Rationalistes s'abstenir.
La Cible Humaine de Henry King : Jimmy Ringo (Gregory Peck), est le meilleur tireur de l'ouest, surpassant même Wyatt Earp. Mais cette réputation est très lourde à porter et partout les jeunes rêvent de l'affronter pour gagner la réputation d'être le meilleur. Mais Jimmy Ringo est vraiment fatigué de cette vie et veut s'établir.
Western solide, quoique fondamentalement non violent (même si Ringo ne peut faire entendre raison à ses adversaires et doit faire le coup de feu), c'est un bon film, très carré et très agréable à voir.
Un américain bien tranquille de Joseph L. Mankiewicz : A Saigon la situation est difficile. Et un jeune homme est mort. Flashback, où l'on apprend comment il a fait la rencontre d'un journaliste et comment les deux sont amoureux de la même femme et leur compétition pour cette belle vietnamienne.
Mankievicz aime montrer jusqu'où la passion peut mener, et la spirale infernale dans laquelle sont pris les trois protagonistes voit ses issues fermées par la passion irresponsable de ces mêmes personnages. Ils doivent donc suivre leur route jusqu'au paroxysme tragique annoncé par le début du film. Belle peinture également d'une situation sans issue dans laquelle sont englués français, américains et communistes.
Ensuite quelques films en vrac, comme d'habitude :
Eve de Joseph L. Mankiewicz : Eve est un ange, si on en croit son histoire, une femme dont on a envie de tomber amoureux où d'être son ami(e). C'est bien l'avis d'ailleurs de presque tous les personnages du film. En effet, elle apparait un jour à une pièce de théâtre qu'elle voit 5 fois. Margot Channing, vedette de cette pièce, la remarque et la prend sous son aile. Mais Eve ne veut rien de moins que la place de Margot! Qui pourrait croire que derrière la feme dévouée, la secrétaire zélée, l'ange triste, se cache une manipulatrice froide et sans vergogne? C'est toute la force du film de faire jouer les deux tableaux pour notre plus grand bonheur. Un bijou de cynisme comme Mankiewicz sait nous les concocter, Eve se place certainement parmi ses films majeurs. Tout n'est que manipulation, mais qui manipule qui?
She's so lovely de Nick Cassavetes sur un scénario de John Cassavetes : Maureen et Eddy Quinn sont un couple bien survolté. Elle c'est Robin Wright Penn, lui c'est Sean Penn, magistral. Un jour, il pète un cable parce qu'un balourd lui cogne sa chérie pour essayer de la violer. Et voilà le pauvre Eddy en hopital psychiatrique. A sa sortie, il ne sait pas combien de temps est passé, mais Maureen, elle, a refait sa vie, elle avait pas que ça à faire de l'attendre. En plus elle a eu la chance de tomber sur un gros beauf bien riche (John Travolta, rien de moins!) et elle a ce qu'on pourrait qualifier d'une vie minablement heureuse ^^. Seulement voilà, un beau jour voilà Eddy qui ressurgit et finit la belle vie! Ou plutôt n'en serait-ce que le début? Mystère, car qui peut comprendre le coeur des femmes?
Déjà le film s'ouvre sur une chanson de Bjork, c'est un très bon point ^^. Ensuite on a des acteurs excellents (bon d'accord peut-être un peu de surjeu par ci par là ^^). Le film est léger, délicieusement amoral par moments, et ma foi se laisse plutôt bien regarder.
Akira de Katsuhiro Otomo : Bon il y a dans ce manga tout ce que je n'aime pas dans le genre ^^. Mais je suis bien obligé de reconnaitre un certain brio à l'ensemble. Donc on a un Tokyo Post apocalyptique (tiens donc, voilà qui surprend de la part des Japonais). Il y a un projet scientifique top secret, le projet Akira. La ville est livrée la nuit aux motards qui s'affrontent en bande rivale. Mais Tetsuo a un accident et est capturé par l'armée sous couvert de le soigner. On lui fait subir des expériences dans le cadre du projet akira. Pendant ce temps, son ami le chef de bande Kaneda le recherche pour l'aider à se sauver.
On a Tokyo qui explose 2 fois pendant le film, ce film parle donc très clairement de la course à l'armement et de la menace atomique. Cependant ce qui est mis en avant, c'est la force des pouvoirs mentaux, car akira c'est ça, c'est la poursuite de l'humanité vers l'état de pur esprit capable de transcender la matière (si j'ai bien compris ce qui se passe parce que c'est un peu embrouillé dans ma tête ^^).
J'ai aussi l'impression qu'on a à la fin un avatar de Dieu, créé par les hommes, non plus intellectuellement mais manuellement, par une humanité livrée au règne de la science et sans plus aucune croyance, d'où un paradoxe. Mais je me trompe sûrement ^^.
Duel de Steven Spielberg : L'histoire est très minimaliste : on a un mec en voiture, représentant dans une boîte quelconque, qui se fait prendre en chasse par un routier quelconque (en fait plutôt par le camion qui est réellement personnifié dans le film).
J'ai l'impression que ce film annonce les dents de la mer, la thématique est la même et il y a de très nettes ressemblances visuelles que je ne vais pas spoiler ici. En tout cas c'est très réussi, surtout pour l'époque, et le film est très impressionant.
A bout portant de Don Siegel : Voilà un film qui me semble particulièrement atypique. On a la une sorte de reprise de la nouvelle "Les Tueurs" d'Hemingway, mais manifestement celà ne sert que de prétexte, même si l'aspect nihiliste de ce film ne dépare pas l'oeuvre d'Hemingway.
On a deux tueurs qui rentrent dans un asile pour non voyants et abattent quelqu'un froidement. Mais la cible ne cherche pas à s'enfuir. Le tueur le plus agé a donc envie de savoir pourquoi cette attitude qui l'étonne par-dessus tout. D'autant plus que si ses sources sont exactes, son enquête peut le mener jusqu'à un beau pactole.
Il me semble qu'il y a une esthétique vraiment étrange dans ce film : quasiment tout le film se passe de jour. Les tueurs ne sont plus des créatures de la nuit. De plus ce sont juste des personnages archétypaux sans profondeur, et le tout est affiché. Rien que le début avec leurs lunettes noires pour qu'on ne les reconnaisse pas : certes, mais pourquoi, dans un asile de non voyants? Il n'y aura pas de témoin capable de les identifier!
La quête classique, du dernier gros coup avant la retraite est ici doublée d'une quête métaphysique dont le prétexte est : pourquoi la victime s'est laissé tuer? C'est vers une acceptation de sa propre mort que tend cette quête finalement (nihilisme bien connu d'Hemingway).
Le casting est soigné, avec John Cassavetes, Lee Marvin, Ronald Reagan et Angie Dickinson. Le film est glacé et ne laisse pas filtrer d'émotions (sinon celles de personnes brisées par la cruauté du monde. ) Les victimes des tueurs sont manipulées comme de vulgaires marionnettes. Bref tout est froid et impersonnel.
Bref vous l'aurez compris, j'ai été excessivement surpris, et en bien, par ce film qui avait pourtant l'air d'une série B moyenne ^^. Très très bon polar avec une dimension métaphysique qui ne retire rien à la violence et la cruauté du récit.
Les frissons de l'angoisse de Dario Argento : Marcus est un pianiste jazz, qui un soir assiste au meurtre d'Helga Ulmann (David Hemmings et Macha Méril), une célèbre télépathe. Helga a capté les pensées de quelqu'un, tournées vers la folie et le meurtre. Dès lors, la vengeance ne se fera pas attendre. Pire, Marcus a sa photo en première page d'un journal comme témoin du crime. Dès lors deux solutions, trouver l'assassin ou s'enfuir. Qu'à celà ne tienne, pas question de quitter l'Italie!
Ce film est d'une esthétique gothique particulièrement réussi, et Argento joue parfaitement avec nos nerfs, en parfait manipulateur de son spectateur. J'ose dire que ce film fait peur, servi en cela par la B.O, signée, comme pour suspiria, par les goblins. (j'ai en tête un parfait unisson de guitare et basse qui donne une atmosphère lourde et tendue parfaite, suivie d'un coup de cymbale qui s'avère être en fait le portail extérieur qui claque, suivi d'un decreshendo à la batterie solo, une pure merveille concentrée en quelques notes ^^).
Par rapport à suspiria, ce film comporte beaucoup de passages drôles, souvent servis à ravir par la musique. Mais cça ne nuit en rien à la tension exceptionnelle de ce film. Une fois qu'on est rentré dedans, on ne peut plus détacher l'écran des yeux, tellement les images crèvent l'écran pour venir imposer leur violence devant nos yeux. Ce qui fait qu'on s'attache à ce qu'on voit et qu'on oublie ce qui est suggéré. Mais ça, on s'en rappelle à la fin.
Bref une réelle réussite que ce film!
Citizen Dog de Wisit Sasanatieng : Pott est un jeune campagnard qui va essayer de s'établir à Bangcok. Là il fera la connaissances de taxis fantôme, d'une petite fille adulte et de son ours qui parle, et d'une merveilleuse jeune fille qui essaye de déchiffrer un livre tombé du ciel dont elle ne comprend pas un mot.
Délire surréaliste sur fond de pluie de casques, de grand mère réincarnée en gecko, Citizen dog fait tout dans l'excès. L'ensemble ne manque certes pas de charme, de par le côté kitch qui semble être la marque du réalisateur. Mais quand dans le fabuleux "les alrmes du tigre noir", le kitch était au service de l'histoire, là on a l'impression que c'est un peu l'inverse. Au bout d'un moment trop c'est trop. En revanche on ne peut nier que le film comporte de bons passages, tel que la grand mère racontant comment elle a été transformée en gecko sur un rhytme de rock alternatif thailandais. Rationalistes s'abstenir.
La Cible Humaine de Henry King : Jimmy Ringo (Gregory Peck), est le meilleur tireur de l'ouest, surpassant même Wyatt Earp. Mais cette réputation est très lourde à porter et partout les jeunes rêvent de l'affronter pour gagner la réputation d'être le meilleur. Mais Jimmy Ringo est vraiment fatigué de cette vie et veut s'établir.
Western solide, quoique fondamentalement non violent (même si Ringo ne peut faire entendre raison à ses adversaires et doit faire le coup de feu), c'est un bon film, très carré et très agréable à voir.
Un américain bien tranquille de Joseph L. Mankiewicz : A Saigon la situation est difficile. Et un jeune homme est mort. Flashback, où l'on apprend comment il a fait la rencontre d'un journaliste et comment les deux sont amoureux de la même femme et leur compétition pour cette belle vietnamienne.
Mankievicz aime montrer jusqu'où la passion peut mener, et la spirale infernale dans laquelle sont pris les trois protagonistes voit ses issues fermées par la passion irresponsable de ces mêmes personnages. Ils doivent donc suivre leur route jusqu'au paroxysme tragique annoncé par le début du film. Belle peinture également d'une situation sans issue dans laquelle sont englués français, américains et communistes.
"_Je joue attirance mortelle sur mon pisteur invisible et je t'attaque avec.
_ouais, j'ai pris 1
_ok ..."