La course de Brodway Bill de Franck Capra : C'est loin d'etre le meilleur Capra, mais on retrouve tous les arguments chers au réalisateur, à commencer par le conte de fée.
En effet on a le patron d'un grand empire commercial qui a 4 jolies filles, dont 3 mariées à des gendres le plus "idéaux" possibles et la plus jeune à marier. Oui c'est le départ d'un conte de fée.
Le dernier gendre du patron en question a plus de passion pour les chevaux que par la boutique dont il a la charge, ce qui lui attire les foudres de la famille, sauf de la plus jeune fille, vous l'aurez deviné. Il décide de tout larguer pour partir faire courir son cheval et essayer de vivre des courses.
Gentil film, aux ficelles évidentes mais aux retournements malgré tout amusants, pour une soirée de détente quoi, loin malgré tout de certains chef d'oeuvre du même réalisateur.
D'ailleurs, le film suivant sera : grande dame d'un jour de Franck Capra, que j'ai revu il y a peu, avec un énorme plaisir. Ce film est juste fabuleux, un conte de fée auquel on a envie de croire ne serait-ce qu'un instant. Voilà "apple" Anny, une mendiante qui fait croire à sa fille en Espagne qu'elle est une femme de la haute société. Seulement voilà, la fille trouve un comte espagnol comme fiancé et veut lui présenter sa mère. Dur dur pour la pauvre mendiante. Heureusement elle peut compter sur l'aide d'un parrain de la mafia new-yorkaise et de son équipe de truands pour faire d'elle une grande dame en un jour.
Souvent drôle (normal, le film part sur un qui-proquo ^^), entre rire et émotion, une réelle partie de plaisir, pour un grand film à découvrir ou redécouvrir.
Allez on continue avec Volver de Pedro Almodovar, que j'ai revu également il y a peu. Je l'ai encore préféré à la première fois que je l'ai vu, c'est pour dire^^. Le scénario est fabuleux, mais comme il se révèle par désquamation je vais pas le révéler ici. C'est tour à tour drôle, émouvant, léger et pétillant, sans réelle césure dans les passages. Toute la maitrise d'Almodovar se révèle ici pour un film avec lequel on ne voit pas le temps passer, avec des portraits de femme absolument fabuleux. (prix d'interprétation féminine il me semble).
Le secret des poignards volants de Zhang Yimou : je partais avec beaucoup d'espoir sur ce film après avoir vu Hero. Force m'est de constater qu'il est moins bien. Malgré tout le scénario est pas mal du tout et réserve quelques surprises et les combats valent le coup, même s'ils n'ont pas la beauté de ceux de Tigre et dragon. Ca reste un bon film donc, même si je vous conseille largement de voir Hero si vous ne l'avez pas vu plutôt que celui-là ^^.
Dancer in the dark : encore un film que j'ai préféré la deuxième fois que je l'ai vu. La composition d'actrice de Björk est juste fabuleuse et m'a encore tiré des larmes. Quant à sa composition musicale, elle reste à la hauteur de la plupart de ses chansons (oui je suis fan de Björk ^^), avec des passages de comédie musicales très réussis et très poétiques.
Donc pour l'histoire, Selma est une mère célibataire qui élève seule son enfant. Mais Selma a un secret, une dégénérescence de sa vision qui est héréditaire. Elle économise sous après sous pour offrir à son fils une opération qui lui permettra de ne pas devenir aveugle, pendant qu'elle-même le devient peu à peu. Elle sacrifie sa vie pour son fils, ne se liant pas avec les gens qui l'aiment et se réservant toute à son travail. Sa seule échappatoire , c'est les comédies musicales, une véritable passion qui lui permet de supporter tout le reste. Bref, Selma est un ange. Mais un drame va remettre en question tout ce pour quoi elle se bat.
==>A voir absolument.
le traquenard de Hiroshi Teshigahara (scénario de Kobo Abe, sur un de ses livres que je n'ai pas lu) : un mineur et son fils cherchent du travail et tombent sur un village minier abandonné. Très vite, le père se rend compte qu'il est tombé dans un piège, mais pourquoi lui?
==>Histoire de fantômes, critique sociale, policier, ce film mêle tous les genres avec un réel bonheur dans un noir et blanc qui ne fait que souligner le côté cru du récit.
Bullit de Peter Yates : pour l'époque ça rend bien, le tournage n'a pas du être sans dangers, loin de là, ne serait-ce que la scène de l'aéroport et la scène de course en voiture où ils ont dû en voir de toutes les couleurs. Steve mc Queen est Bullit, qui a pour mission de protéger un témoin, mais qui échoue. Dès lors, course contre la montre pour chercher ceux qui ont fait le coup et comprendre pour quoi. Avec Robert Vaughn, un petit rôle pour Robet Duvall, le film ne manque pas d'arguments. Le parti pris de coller au plus prêt de la réalité en fait un film assez épuré, paradoxallement pas très spectaculaire malgré la course voiture, mais qui se laisse bien regarder, avec des acteurs qu'on aime bien.
Les visiteurs d'Elia Kazan : un huis clôt entre deux gradés de l'armée qui ont été emprisonnés pour viol au viet-nam et le témoin qui les a dénoncés, plus la femme de celui-ci et son beau-père, qui le déteste. La tension monte de plus en plus jusqu'à l'explosion, bien sûr.
Film à petit budget, les visiteurs traite encore du problème de la délation, Elia Kazan le connait ce problème ^^. On est en haleine du début à la fin, avec une ambiance qu'on sent malsaine du début à la fin.
Voilà voilà ça ira pour aujourd'hui ^^.
"_Je joue attirance mortelle sur mon pisteur invisible et je t'attaque avec.
_ouais, j'ai pris 1
_ok ..."

