Je viens de voir Inception, et c'est précisément ce que j'ai ressenti. La question de savoir si Caprio rêve ou pas n'a absolument aucun intérêt. Ce n'est pas le sujet du film. Ca ne nous dit rien. Qui plus est, ce plan sur la toupie, on le sent quand même venir à 7km. Et puis, je sais pas mais à aucun moment du film je ne me suis senti "impliqué". Même l'histoire d'amour est parfaitement insipide. Bref, la scène de la toupie est vraiment d'un grotesque sans nom ; ça classe le film dans la même catégorie que Haute Tension, Saw, Dédale, etc. aux "twist-ending" qui puent (à l'inverse de Shutter Island, ou la petite phrase final ouvre des perspectives bien plus intéressantes).Le 25/11/2010 à 06:41, BorisPreban avait écrit ...
Bien sur que la toupie est un gadget, un de plus ; la toupie est uniquement là pour te dire " attention, je vais te réveler la vérité.... oh et puis non ". Chez Leone les détails sont beaucoup plus subtils et moins signifiants : le fils de Max portrait un peu trop craché de son père, Deborah qui a beaucoup moins vieilli que les autres personnages, le trait est beaucoup plus fin et pour le coup la fin ambigue donne vraiment une puissance émotionelle gigantesque au personnage de Noodles. A la fin d'Inception, que Di Caprio rève ou pas ça change rien à mon implication dans l'histoire d'autant que dès le début tout le monde insiste tellement dessus ( " t'es pas dans un rève là hein ! " ) que tu te prépares à la possibilité.
Et sincèrement, je ne vois toujours pas ou est l'audace. Je rapprocherais ça d'un autre film que je déteste, Borat, que tout le monde trouvait couillu, puissant et drôle à sa sortie. Personellement j'y vois un sommet de démagogie.
Boris.
Et puis bon, à part des flingues et de l'espionnage, il y a quoi dans ce film ? Sérieusement, j'aimerais bien qu'on me détaille une "problématique" traitée sérieusement. Ou même une idée intéressante (ah mais attends ! je suis sûr qu'il y en a une, mais c'est une "inception", je trouverai donc le film génial quand cette idée aura germée en moi ^^). J'en ai discuté avec des potes, on m'a dit "Ah, mais tu vois, y'a ce truc du contrôle sur l'individu ; comment la pub, par exemple, parvient à te manipuler en te suggérant des idées". Ah bon ? C'est nouveau ça ? C'est pas plutôt l'objectif même pas dissimulé des publicitaires ? Et quand bien même...
Je suis pour les métaphores, mais si on est obligé de se représenter les remparts contre notre inconscient comme des mecs avec des bazookas, on est pas dans la merde. Personnellement, surtout pour ce genre d'idée (anéantir l'empire de son père, quand même), j'aurai vu un genre de parcours spirituel, qui passe par beaucoup, beaucoup de dialogues. Y'aurait eu moyen de décrire les mécanismes de transition, les associations d'idées, les résistances, etc. Mais non : il suffit de ressortir ce bon vieux C4 et de faire voler en éclats une porte blindée.
Bref : il ne s'agit ni plus ni moins que d'un film d'action, qui utilise la thématique du rêve comme vieux prétexte. Mais il faut croire qu'on en a pas fini avec ce genre de savant mélange : du diverstissement pur travesti en réflexion "philosophique" qui sonde les profondeurs de nos âmes. Ou comment on réussi à donner bonne conscience aux gens qui ne vont plus voir un "spectacle", mais un "film intéressant".
T'as raison. Je vais pas flipper pour ça. La vie continue.
— Le Duc.