Pour Black Hole c'est une BD sur des ados qui chopent une sorte de maladie qui se matérialise très différemment de l'un à l'autre, en général ça consiste en des mutations corporelles assez hideuses (une deuxième bouche, une peau qui mue, un visage pustuleux...). La maladie se transmet par la sexualité entre autres. J'y ai directement pensé devant le film et l'ami avec qui je l'ai vu, qui a aussi lu Black Hole, m'a dit que c'était aussi son cas.
Le 22/07/2015 à 22:44, jokerface avait écrit ...
Sinon it follows rigoureux ? Mouais, moi j'ai trouvé que c'était un sous ring (le truc hanté qu'on se refile),
J'ai pas pensé à The Ring, y a une grosse différence entre des objets hantés/maudits et une contamination corporelle, pour moi on est beaucoup plus proche des premiers Cronenberg comme Rage ou Frissons à la limite (et là ou tout se rejoint, c'est que Black Hole était une BD sous grosse influence Cronenberg).
jokerface avait écrit ...
sauf que ta les teenegers en plus (avec mention spéciale à Jay la chaudasse qui se tape tout le casting masculin, au nice guy moche et coincé qui ronge son frein dans un coin, à la grande gueule qui crève comme un con et à la fille à lunettes qui ne sert à rien).
La fille à lunettes c'est un des gros points noirs, c'est pire que de servir à rien, c'est le personnage " explicatif " qui passe son temps à commenter ses lectures pour que le spectateur un peu moins gland que la moyenne se dise " ah mais oui c'est une ALLEGORIE ". Mais globalement, c'est assez rare d'avoir des ados pas trop cons - et même plutôt attachants - dans un film d'horreur : t'avais envie de les voir mourir toi ceux-là ? Puis Jay, sur les trois types qu'elle se tape y en a deux c'est pour leur refiler la " maladie " à leur demande. Puis que la grande gueule meurt bêtement c'est normal, c'est le seul du groupe à ne pas croire vraiment dans la maladie donc il y fait pas gaffe.
jokerface avait écrit ...
J'ai failli gerbé sur le plan caméra 360 degrés dans le lycée. Je sais pas, cette manière de filmée me rappelle Elephant par moment, j'ai pas aimé du tout.
Ouais enfin c'est excellent Elephant.
Trois exemples de moments ou je trouve que la mise en scène fait sacrément bien son travail :
- L'introduction avec la meuf qui court dans la rue, qui arrive à te poser une menace en trente secondes sans rien expliquer.
- La géniale séquence à la plage : on voit le groupe de cinq - il me semble - sur la plage, la caméra fait un lent panoramique vers l'eau ou on voit... Yara (la fille à lunettes) en train de s'amuser. Or, on vient de voir Yara sur la plage et on tilte donc que Yara-sur-la-plage c'est la créature qui va attaquer tout le monde, et je trouve ça super fort de réveler une menace... en cadrant un élément totalement inoffensif - Yara-dans-l'eau -.
- Le dernier plan ou les deux ados sont filmés exactement comme dans Halloween. Ainsi, même si on ne voit pas la bestiole, c'est tellement un visuel de film avec un tueur en série (la caméra subjective dans le dos des gens qui semble les suivre) qu'on le perçoit instinctivement comme une menace, même sans rien voir.
Le 22/07/2015 à 22:44, jokerface avait écrit ...
Et j'aime pas du tout quand il y a zéro explication donnée sur le phénomène. Que l'on donne pas tout et qu'on tire ses propres conclusions, ok. Mais là ta rien.
Euh ça s'appelle du cinéma fantastique quoi. Dans Predator on sait pas d'ou sort le Predator, ni la bestiole de The Thing, on ne sait pas pourquoi le diable veut faire un bébé à Rosemary, ni pourquoi Carrie fait de la télékinésie... si tu veux qu'on t'explique tout t'as Christopher Nolan mais je vois pas ou est l'intérêt de savoir d'ou sort la maladie d'It Follows, on t'explique comment elle fonctionne, c'est tout ce dont on a besoin.
Boris.