Pour ce qui est de l'épisode de la Belle et la Bête, je pense que c'est plus compliqué. Il y a évidemment une critique de l'esthétique de la mode, du,côté grotesque et sensationnaliste, de la femme-objet, mais aussi une interrogation peut-être non résolue sur son cinéma, celui qui l'aime, car la limite est parfois floue : la recherche de la beauté dans la pose finale recherche encore la limite entre le grotesque et le beau, est tangente entre les 2 esthétiques... Pas sur que l'on puisse conclure.
Pour ce qui est de la critique des images de synthèse, c'est pas mon passage préfere, mais la raison pour laquelle ca passe, c'est qu'en effet l'image sans synthèse est plus belle que celle avec, y compris celle que l'on ne voit pas.
Le film part un peu partout, avec toujours cette interrogation, à mon avis pas si simple qu'elle peut en avoir l'air sur la beauté du cinéma, et 2semaines après je peux continuer à m'interroger. Bref, j'ai aimé.
[ Dernière modification par corum le 15 aoû 2012 à 06h09 ]
Édit : je viens. Penser pour Éva Mendes et le voile, ça me paraît être une façon de mettre sur le même plan l'oppression du voile et celle de l'esthétique de la mode.
"car le style pour l'écrivain aussi bien que la couleur pour le peintre est une question non de technique mais de vision" Marcel Proust