Holy Motors by
Leos Carax (écrit et interprété par un néophyte du cinéma)
SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS SPOILERS
Je suis plutôt un mec rationnel. J'ai mon avis sur quasiment tous les films à fin ouverte, même ceux où on s'en tappe complètement.
Quand on rentre dans holy motors, on est aspiré par une tension entre le spectateur et l'acteur-film (on parle même plus d'acteur principal à ce niveau là) ; rythmé par d'immenses silence et une magnifique marche de Shostakovich.
La musique classique a ses vertues face aux musique de film qu'un passif entre le spectateur et la pièce peut exister, et que leur richesse de composition laisse place à toute sorte d'émotion contradictoire sur une même partie selon l'image qu'on regarde.
Mais c'est vraiment qu'une fois qu'on a abandonné l'espoir de trouver de la continuité dans une histoire burlesque, entraînante, et extrêmement surprenante qu'on peut regarder le film comme on le sent. Ca correspond à près à la scène du sauvageon des égouts (qui défie toute logique) ; et c'est confirmé dans le dialogue à l'intérieur de la limousine "Pour la beauté de la chose". "Il parait que la beauté vient des yeux de ceux qui le regarde". "Y a t-il encore des gens qui regardent ?"
Si le scénario d'espionnage ou de "jeux pour riches" est complètement hors cause, j'ai pas tilté tout de suite qu'il étaient en fait en train de parler de moi. Peut-etre que comme il le reproche, j'étais trop en train de "voir le film" et pas de le "regarder".
Je vais pas dire avoir compris le film comme il est parce que je ne peux je pense pas prétendre à tout comprendre. Ce film est comme un ensemble de 9 court métrages où le début de chaque film est identique, et où chaque film précédent a un impact sur l'acteur du suivant. Des passages esthétique, des passages intrigant, des passages gore, des passages extrêmement dur voir odieux, une entracte d'une immense légèreté...voilà dans le désordre comment le film porte le spectateur dans un film qui se dévore, mais qu'on peut détester si on cherche à se montrer plus fort que le réalisateur.
Le film est beau à regarder, c'est surement bourré de clin d'oeil au cinéma mais je n'ai pas pu faire étalage de ma culture à ce niveau là. Beaucoup de sensibilité, mais aucune sensiblerie. C'est un gros coup de boule dans les dents pour te montrer ce qu'on ne montre pas, te faire écouter ce qu'on ne dit pas, te faire comprendre ce qu'on ne veut pas que tu comprennes, le tout sans t'expliquer ce que tout le monde t'aurai hurlé aux oreilles.
Dieu que ça fait du bien. Il était difficile pour moi d'être vraiment objectif parce que j'ai obligé un de mes potes qui avait adoré de le revoir avec moi ; et j'y suis allé sous les conseils de gens crédible (et oui, corum, ce thread est une mine grace a des gens comme vous) ; qui une fois de plus, ne m'ont pas menti.
[ Dernière modification par STAG le 13 aoû 2012 à 19h02 ]