Et donc ça te plaît de terminer une si belle trilogie par du cliché vomitif ?
Franchement c'est tellement prévisible que c'est impossible d'être surpris et donc (de mon point de vue) d'apprécier le moment.
On reste dans le grand classique, le banal et Nolan se contente de conclure ainsi.
C'est vous qui voyez dans cette fin un cliché vomitif. Moi j'y vois juste l'une des fins possibles, qui est aussi la plus belle à défaut d'être la plus réaliste.
J'irais même jusqu'à dire qu'elle n'a rien d'un cliché. Elle est classique, ça oui. Mais de là à dire que parce que le héros survit contre toute attente, la fin est banale à vomir... à ce compte-là, tu ne dois pas apprécier beaucoup de films.
Quant au suspense...
Quand on en arrive au "sacrifice" de Batman pour sauver Gotham, quelle est la fin la plus probable ? Ben... la fin la plus probable, à partir de ce qu'on voit (la Batwing s'éloignant avec la bombe et lui dedans), c'est qu'il se sacrifie. Rien dans le film lui-même ne nous laisse présager autre chose. Et si tu te mets à imaginer des alternatives qui ne sont étayées par rien dans le film, c'est ton droit, mais ne te plains pas ensuite que l'une d'elles se vérifie... -_-
Personnellement, j'ai été agréablement surpris, même en ayant lu tout ce que vous aviez écrit sur ce topic. Quand tu veux apprécier un film, tu le laisses engendrer les émotions qu'il est censé engendrer, plutôt que de t'efforcer de rester lucide tout le long. C'est vrai, quoi, je ne suis pas contre le fait de réfléchir par moments, mais on doit se faire royalement chier avec cette attitude. Quand t'en es à répertorier les erreurs de montage pour pouvoir ensuite les lister sur un forum...
Mais j'ai l'impression que les gens se suffisent à voir des fins jolies, belles et moralement convenable, du banal quoi, ce qu'on à dans 99% des films aujourd'hui, à quand un scénariste qui aura des couilles et qui ira justement à l'inverse de ces conventions...
Pourquoi une fin belle et moralement convenable devrait-elle être portée à la décharge du réalisateur ?
Quand une telle fin est bien exécutée, et c'est le cas ici, c'est tout à son honneur au contraire. L'évocation initiale du café est parfaitement insérée dans la relation entre Alfred et Wayne au débt du film, l'un cherchant à convaincre l'autre de reprendre une vie normale ; faut le vouloir pour deviner qu'elle est destinée à être complétée ^^.
L'anticonformisme à tout prix, je trouve ça terriblement primaire et ennuyeux. On a tendance à vouloir se sentir intelligent en se démarquant de ce à quoi la masse est habituée, alors que savoir apprécier les choses conventionnelles à leur juste valeur est aussi une forme d'intelligence.