Jeudi 18 Septembre 2014 à 17:56
#1591
La vie de Boris, chapitre 182 : l'usine, encore
- Soeurette, t'as fait combien de temps à Fringo + ?
- Deux mois.
- T'as déjà eu des envies de meurtre ?
- Tout le temps. Mais presque toutes étaient contre mon chef, un énorme trou du cul nommé Jean-Jacques alias Jacko. Le roi des cons, j'ai jamais vu ça. Tu le connais ?
- Nan, moi je suis toujours avec la même équipe, si il était avec nous je l'aurais vu.
- Si tu le vois, demande lui si son parfum, c'est pas du savon à chiottes. Jean-Jacques, je te dis. Mais on l'appelle Jacquot.
5h du matin. Tête dans le fion. A force de me retrouver aussi souvent à Fringo +, je fais partie des intérimaires récurrents. Ce n'est pas quelque chose qui me rassure énormément.
Monsieur Propre est notre chef d'équipe et possède deux expressions faciales : le mécontentement et la perplexité. Aujourd'hui, il n'est pas content du tout.
- Hier, ce qui s'est passé est intolérable. C'est inqualifiable. C'est inexcusable. C'est.... euh.... c'est....
Il consulte son dictionnaire des synonymes mental et répète finalement :
- C'est intolérable ! On ne peut pas tolérer ça !
Je me demande si la citation de la classe américaine est volontaire.
- Alors aujourd'hui, on vérifie bien les rames hein. Pas question de torcher ça en quatre heures comme d'habitude, vous y passez cinq heures si il le faut mais on vérifie tout. Vaut mieux passer cinq heures à faire une rame que quatre heures pour ensuite passer une heure à tout revérifier, vous comprenez ?
Matés par cette évidence arithmétique, les gars acquiescent de mauvaise grâce.
- Paisible, avec moi. On va tout recompter.
J'aime pas trop qu'il s'en prenne à Paisible, le mec le plus cool de l'équipe avec Tranquille. Si Monsieur Propre se met à m'énerver les gars les plus cools, j'ai un peu peur de ce que va devenir l'ambiance.
- Au fait, quelqu'un a vu Titus ?
- Il arrive, là-bas.
Le débonnaire Titus arrive d'un curieux pas chaloupé qui rappelle la démarche d'un singe... Je me demande le pourquoi de cette imitation de Cheeta, mais l'Acrobate m'a précédé.
- Ben alors Titus, keskiya ?
- Je me suis fait enculer tout la nuit GNARK GNARK !
Eclat de rire général.
- Mais il est con ce Titus !
- S'être fait enculer toute la nuit hahahahaha.
- Il en invente de ces conneries !
Je vais revenir un moment sur l'Acrobate.
A la base, le déchargement de camion est quelque chose d'assez peu technique. On peut même qualifier ça d'activité de gros bourrin mais avec l'Acrobate, ça devient tout à fait autre chose.
Imaginez un immense camion, rempli de cartons, d'environ trois mètres de large et 2 mètres 50 de haut. Trois barres horizontales, une en bas, une en haut et une à environ un mètre 50, empêchent les cartons de s'écrouler. On dispose d'un escabeau.
Ma méthode pour enlever les cartons hauts perchés consistait dans le fait de foutre l'escabeau à gauche, grimper dessus, enlever les cartons en haut à gauche, descendre, déplacer l'escabeau à droite, grimper dessus et enlever les cartons en haut à droite. Mais l'Acrobate à une toute autre méthode :
1) Faire les choses normalement pour les cartons à gauche.
2) Prendre appui sur la barre du milieu et se tenir dessus façon funambule.
3) Attraper la barre à 2m50 de haut et s'y tenir accroché à la force des bras.
4) Choper l'escabeau par les pieds, effectuer un mouvement de balancier et envoyer l'escabeau un mètre plus loin.
5) Rejoindre à la force des bras le nouvel emplacement de l'escabeau, toujours en s'accrochant à la barre.
Si Olive et Tom déchargeaient un camion, ils ne s'y prendraient sans doute pas autrement.
- Hé les gars ?
- Quoi ?
L'affable Titus débarque avec de l'eau partout sur le visage.
- J'ai léché ta mère et j'ai de la CYPRINE PLEIN LA GUEULE GNARK GNARK !
- Hahahahahahaha !
- Ouais l'Titus !
- Il arrête jamais !
- Qu'il est con ce Titus !
A la pause, je demande à Tranquille depuis combien de temps il travaille ici.
- Quatre ans.
- Et t'en as jamais eu marre ?
- Parfois, si. Mais bon, ça ou un autre boulot... Puis ça dépend des équipes. Dans l'équipe de l'aprèm, y a quelques gros relous, nous ça va, on a des mecs marrants comme Titus mais à côté.... C'est pas la même ambiance !
- Euh.... ouais.... j'imagine !
Le soir, j'appelle un petit coup ma soeur, qui me remonte le moral à sa façon :
- Moi je dis, tu t'en sors pas mal.
- C'est quoi pas mal ?
- Ben c'est une équipe sans Jean-Jacques, alias Jacquot. On disait parfois " El Jako " ou " Jacquot le rigolo ". Moi je l'utilise parfois comme un verbe genre " oh t'as jacquoté sur la lunette des chiottes là.... "
- Oui bon tu sais c'est pas la joie tout le temps.
- Moi quand ça va mal je pense à Jacquot. Tu devrais t'en trouver un, comme ça tu pourrais positiver en te disant que tu ne travailles plus avec lui.
- Ben euh.... même Titus, c'est plus un relou qu'un méchant si tu vois ce que je veux dire.
- Normal. Il n'y a qu'un Jacquot.
Lendemain.
Manœuvrer pour aller au poste qu'on souhaite, c'est tout un art. Exemple avec un Boris tentant ni vu ni connu de se faire repositionner au déballage.
- Chef, j'ai tout envoyé mais au déballage ils sont en sous-nombre visiblement. Donc est-ce que je continue à envoyer des cartons qui vont faire planter le tapis roulant et qui risquent de nous faire perdre trois plombes ou est-ce que je vais les aider au déballage ?
Monsieur Propre réfléchit. Un vrai penseur de Rodin.
- Si tu vas là-bas, il n'y a plus personne ici. Du coup t'enverras plus rien.
- Non, mais si j'envoies, ben en fait ça sert à rien.
- Mais si t'envoies pas de cartons.... du coup tu n'enverras rien !
- Euh bin non si je vais au déballage.... je déballe ?
- Mouais. Je préfère que tu restes ici.
- OK.
Fail.
- Boris, attends !
- Quoi ?
- Si t'envoies et que c'est en surplus ben ça va pas marcher.
- Ben non.
- Alors, je viens d'avoir une idée : et si t'allais au déballage ?
- Ah euh.... ouais d'accord !
Je me demande d'ou lui est venu une pareille idée de génie.
J'aime bien déballer parce que j'ai sympathisé avec le gars de l'autre équipe qu'on colle toujours à ce poste, avec les femmes, les incompétents et les intérimaires (dans l'ordre décroissant de respect qu'on leur accorde). On discute tranquillement, tous les deux.
- Boris ?
- Oui ?
- Tu trouves pas qu'on fait un peu de la merde ?
- Oh moi avant je passais huit heures à visser des bouchons donc là c'est un peu ma progression sociale.
- Ah ouais. Parce que moi je trouve ça euh.... ouais c'est de la merde.
- Tu te sens abruti par le fait que tu déballes huit heures par jour ?
- Ouais. Des fois, je me dis qu'on te fait faire des trucs super cons juste pour t'empêcher de penser.
Le dynamique Titus se pointe vers nous et nous lâche sa drôlerie quotidienne.
- Hé les gars, j'ai une trique du tonnerre. Ce matin j'avais tellement la gaule... ben j'ai du pisser assis gnark gnark !
- OUAIS L'TITUS !
- Sacré Titus va !
- Mais ou est-ce qu'il va chercher tout ça ?
Rien ne va plus entre Monsieur Propre et Paisible :
- Putain ON VIENT ENCORE DE PASSER QUATRE HEURES A RECOMPTER ! Hier, je te dis on en a 2167 ! Tu me dis non j'ai fait de la merde tout ça. On recompte et là... 2167 ! C'est même toi qui as fini de compter ? Alors il est ou le problème ???
- L'ordinateur il dit que c'est pas bon.
- Mais putain l'ordinateur t'as compté toi-même tu trouves pareil que moi !
- Mais l'ordinateur, il trouve pas pareil.
- Bordel de m.....
- Ecoute. On va recompter. Ce sera plus sur.
Je loue la patience de Paisible, a fortiori dans un monde ou cette vertu est si rare.
Surlendemain. Tête dans le fion, toujours. Fatigue qui s'accumule. Monsieur Propre est interrogatif tandis qu'un grand type brun à droite attend avec mon équipe habituelle.
- Bon euh.... nous avons donc un absent.
- Ah ouais, l'est ou l'Titus ?
- Suite à une petite conversation hier, il a marqué sur facebook. " l'autre con de chef là, je l'emmerde, puisqu'il compte si bien il a qu'à se démerder sans moi, je dors et allez vous faire foutre ! "
- Hahaha, sacré Titus !
- Il en loupe pas une !
- Mais c'était quoi votre conversation ?
- Il se trouve que ses comptes ne tombaient pas juste par rapport à ceux de l'ordinateur...
- Ca alors !
- Donc je lui ai dit qu'il s'était sans doute trompé et il s'est énervé.
- C'est surprenant.
- Donc Titus est remplacé par le monsieur ici présent que vous connaissez....
- Salut !
- Salut !
- Et voilà. Ben justement, tu vas sur le quai avec Boris.
L'inconnu brun part sans me regarder et je lui adresse une imprudence question.
- On va y faire quoi sur le quai ?
- JE T'EN POSE MOI DES QUESTIONS ? T'EN AS BEAUCOUP DES QUESTIONS COMME CA LA ?
- Euh.... oh, zen. Cool. Je me demande juste ce qu'on va faire tous les deux monsieur.... euh, je connais pas ton prénom.
- Jean-Jacques. Mais ici tout le monde m'appelle Jacquot.
Ca va être une putain de longue journée.
Boris.
- Soeurette, t'as fait combien de temps à Fringo + ?
- Deux mois.
- T'as déjà eu des envies de meurtre ?
- Tout le temps. Mais presque toutes étaient contre mon chef, un énorme trou du cul nommé Jean-Jacques alias Jacko. Le roi des cons, j'ai jamais vu ça. Tu le connais ?
- Nan, moi je suis toujours avec la même équipe, si il était avec nous je l'aurais vu.
- Si tu le vois, demande lui si son parfum, c'est pas du savon à chiottes. Jean-Jacques, je te dis. Mais on l'appelle Jacquot.
5h du matin. Tête dans le fion. A force de me retrouver aussi souvent à Fringo +, je fais partie des intérimaires récurrents. Ce n'est pas quelque chose qui me rassure énormément.
Monsieur Propre est notre chef d'équipe et possède deux expressions faciales : le mécontentement et la perplexité. Aujourd'hui, il n'est pas content du tout.
- Hier, ce qui s'est passé est intolérable. C'est inqualifiable. C'est inexcusable. C'est.... euh.... c'est....
Il consulte son dictionnaire des synonymes mental et répète finalement :
- C'est intolérable ! On ne peut pas tolérer ça !
Je me demande si la citation de la classe américaine est volontaire.
- Alors aujourd'hui, on vérifie bien les rames hein. Pas question de torcher ça en quatre heures comme d'habitude, vous y passez cinq heures si il le faut mais on vérifie tout. Vaut mieux passer cinq heures à faire une rame que quatre heures pour ensuite passer une heure à tout revérifier, vous comprenez ?
Matés par cette évidence arithmétique, les gars acquiescent de mauvaise grâce.
- Paisible, avec moi. On va tout recompter.
J'aime pas trop qu'il s'en prenne à Paisible, le mec le plus cool de l'équipe avec Tranquille. Si Monsieur Propre se met à m'énerver les gars les plus cools, j'ai un peu peur de ce que va devenir l'ambiance.
- Au fait, quelqu'un a vu Titus ?
- Il arrive, là-bas.
Le débonnaire Titus arrive d'un curieux pas chaloupé qui rappelle la démarche d'un singe... Je me demande le pourquoi de cette imitation de Cheeta, mais l'Acrobate m'a précédé.
- Ben alors Titus, keskiya ?
- Je me suis fait enculer tout la nuit GNARK GNARK !
Eclat de rire général.
- Mais il est con ce Titus !
- S'être fait enculer toute la nuit hahahahaha.
- Il en invente de ces conneries !
Je vais revenir un moment sur l'Acrobate.
A la base, le déchargement de camion est quelque chose d'assez peu technique. On peut même qualifier ça d'activité de gros bourrin mais avec l'Acrobate, ça devient tout à fait autre chose.
Imaginez un immense camion, rempli de cartons, d'environ trois mètres de large et 2 mètres 50 de haut. Trois barres horizontales, une en bas, une en haut et une à environ un mètre 50, empêchent les cartons de s'écrouler. On dispose d'un escabeau.
Ma méthode pour enlever les cartons hauts perchés consistait dans le fait de foutre l'escabeau à gauche, grimper dessus, enlever les cartons en haut à gauche, descendre, déplacer l'escabeau à droite, grimper dessus et enlever les cartons en haut à droite. Mais l'Acrobate à une toute autre méthode :
1) Faire les choses normalement pour les cartons à gauche.
2) Prendre appui sur la barre du milieu et se tenir dessus façon funambule.
3) Attraper la barre à 2m50 de haut et s'y tenir accroché à la force des bras.
4) Choper l'escabeau par les pieds, effectuer un mouvement de balancier et envoyer l'escabeau un mètre plus loin.
5) Rejoindre à la force des bras le nouvel emplacement de l'escabeau, toujours en s'accrochant à la barre.
Si Olive et Tom déchargeaient un camion, ils ne s'y prendraient sans doute pas autrement.
- Hé les gars ?
- Quoi ?
L'affable Titus débarque avec de l'eau partout sur le visage.
- J'ai léché ta mère et j'ai de la CYPRINE PLEIN LA GUEULE GNARK GNARK !
- Hahahahahahaha !
- Ouais l'Titus !
- Il arrête jamais !
- Qu'il est con ce Titus !
A la pause, je demande à Tranquille depuis combien de temps il travaille ici.
- Quatre ans.
- Et t'en as jamais eu marre ?
- Parfois, si. Mais bon, ça ou un autre boulot... Puis ça dépend des équipes. Dans l'équipe de l'aprèm, y a quelques gros relous, nous ça va, on a des mecs marrants comme Titus mais à côté.... C'est pas la même ambiance !
- Euh.... ouais.... j'imagine !
Le soir, j'appelle un petit coup ma soeur, qui me remonte le moral à sa façon :
- Moi je dis, tu t'en sors pas mal.
- C'est quoi pas mal ?
- Ben c'est une équipe sans Jean-Jacques, alias Jacquot. On disait parfois " El Jako " ou " Jacquot le rigolo ". Moi je l'utilise parfois comme un verbe genre " oh t'as jacquoté sur la lunette des chiottes là.... "
- Oui bon tu sais c'est pas la joie tout le temps.
- Moi quand ça va mal je pense à Jacquot. Tu devrais t'en trouver un, comme ça tu pourrais positiver en te disant que tu ne travailles plus avec lui.
- Ben euh.... même Titus, c'est plus un relou qu'un méchant si tu vois ce que je veux dire.
- Normal. Il n'y a qu'un Jacquot.
Lendemain.
Manœuvrer pour aller au poste qu'on souhaite, c'est tout un art. Exemple avec un Boris tentant ni vu ni connu de se faire repositionner au déballage.
- Chef, j'ai tout envoyé mais au déballage ils sont en sous-nombre visiblement. Donc est-ce que je continue à envoyer des cartons qui vont faire planter le tapis roulant et qui risquent de nous faire perdre trois plombes ou est-ce que je vais les aider au déballage ?
Monsieur Propre réfléchit. Un vrai penseur de Rodin.
- Si tu vas là-bas, il n'y a plus personne ici. Du coup t'enverras plus rien.
- Non, mais si j'envoies, ben en fait ça sert à rien.
- Mais si t'envoies pas de cartons.... du coup tu n'enverras rien !
- Euh bin non si je vais au déballage.... je déballe ?
- Mouais. Je préfère que tu restes ici.
- OK.
Fail.
- Boris, attends !
- Quoi ?
- Si t'envoies et que c'est en surplus ben ça va pas marcher.
- Ben non.
- Alors, je viens d'avoir une idée : et si t'allais au déballage ?
- Ah euh.... ouais d'accord !
Je me demande d'ou lui est venu une pareille idée de génie.
J'aime bien déballer parce que j'ai sympathisé avec le gars de l'autre équipe qu'on colle toujours à ce poste, avec les femmes, les incompétents et les intérimaires (dans l'ordre décroissant de respect qu'on leur accorde). On discute tranquillement, tous les deux.
- Boris ?
- Oui ?
- Tu trouves pas qu'on fait un peu de la merde ?
- Oh moi avant je passais huit heures à visser des bouchons donc là c'est un peu ma progression sociale.
- Ah ouais. Parce que moi je trouve ça euh.... ouais c'est de la merde.
- Tu te sens abruti par le fait que tu déballes huit heures par jour ?
- Ouais. Des fois, je me dis qu'on te fait faire des trucs super cons juste pour t'empêcher de penser.
Le dynamique Titus se pointe vers nous et nous lâche sa drôlerie quotidienne.
- Hé les gars, j'ai une trique du tonnerre. Ce matin j'avais tellement la gaule... ben j'ai du pisser assis gnark gnark !
- OUAIS L'TITUS !
- Sacré Titus va !
- Mais ou est-ce qu'il va chercher tout ça ?
Rien ne va plus entre Monsieur Propre et Paisible :
- Putain ON VIENT ENCORE DE PASSER QUATRE HEURES A RECOMPTER ! Hier, je te dis on en a 2167 ! Tu me dis non j'ai fait de la merde tout ça. On recompte et là... 2167 ! C'est même toi qui as fini de compter ? Alors il est ou le problème ???
- L'ordinateur il dit que c'est pas bon.
- Mais putain l'ordinateur t'as compté toi-même tu trouves pareil que moi !
- Mais l'ordinateur, il trouve pas pareil.
- Bordel de m.....
- Ecoute. On va recompter. Ce sera plus sur.
Je loue la patience de Paisible, a fortiori dans un monde ou cette vertu est si rare.
Surlendemain. Tête dans le fion, toujours. Fatigue qui s'accumule. Monsieur Propre est interrogatif tandis qu'un grand type brun à droite attend avec mon équipe habituelle.
- Bon euh.... nous avons donc un absent.
- Ah ouais, l'est ou l'Titus ?
- Suite à une petite conversation hier, il a marqué sur facebook. " l'autre con de chef là, je l'emmerde, puisqu'il compte si bien il a qu'à se démerder sans moi, je dors et allez vous faire foutre ! "
- Hahaha, sacré Titus !
- Il en loupe pas une !
- Mais c'était quoi votre conversation ?
- Il se trouve que ses comptes ne tombaient pas juste par rapport à ceux de l'ordinateur...
- Ca alors !
- Donc je lui ai dit qu'il s'était sans doute trompé et il s'est énervé.
- C'est surprenant.
- Donc Titus est remplacé par le monsieur ici présent que vous connaissez....
- Salut !
- Salut !
- Et voilà. Ben justement, tu vas sur le quai avec Boris.
L'inconnu brun part sans me regarder et je lui adresse une imprudence question.
- On va y faire quoi sur le quai ?
- JE T'EN POSE MOI DES QUESTIONS ? T'EN AS BEAUCOUP DES QUESTIONS COMME CA LA ?
- Euh.... oh, zen. Cool. Je me demande juste ce qu'on va faire tous les deux monsieur.... euh, je connais pas ton prénom.
- Jean-Jacques. Mais ici tout le monde m'appelle Jacquot.
Ca va être une putain de longue journée.
Boris.
