Le 01/08/2014 à 16:39, corum avait écrit ...
@joker : avec ce genre de raisonnements on peut vite être dégoûter de la lecture je pense :p
Le truc tu vois, c'est que à la fac, Flaubert et Proust sont un peu les "points godwins" de la littérature. Tu as l'impression qu'à tout moment ils peuvent surgir dans l'explication de texte, comme si il fallait désespérément arrivé à citer Flaubert et son éducation sentimentale ou Proust et son du coté de chez Swann. Genre le prof il parle, il parle, blablabla et là soudain "on le retrouve chez Flaubert et dans son écriture de l'éducation sentimentale" PAF ! point Flaubert atteint, le prof l'a cité, c'est bon, c'est irréfutable.
Je ne nie pas que Flaubert est un grand, qu'il s'est imposé, qu'il a un style d'écriture complexe (notamment les types de discours qui brouille le locuteur) mais de là à vouloir le brandir incessamment comme un étendard pour trouver une justification à un texte, c'est lourd.
Ca m'agace d'autant plus que comme d'hab à la fac on fait de la littérature française alors que j'ai fait un cursus de LETTRES et que par conséquent j'estime qu'on devrait tout autant étudier des œuvres étrangères (on en a fait, mais dans une très moindre mesure), alors vouloir sortir Flaubert à tout bout de champ c'est bien gentil mais il y a des auteurs étrangers redoutables qui ne se sont jamais inspirés de Flaubert pour écrire. Donc le point Flaubert et le point Proust ça me tue.
Et puis je déteste les histoires d'amour. Comme si il y avait déjà pas assez de quoi pleurer dans le monde réel, on nous en bassine dans le monde fictif. Les feux de l'amour version livre ça me fait l'effet d'un valium direct au cerveau.