[ mode Cahiers du cinéma on ]
Plutôt que le qualifier d'apathique, je dirais que le jeu de Mendeed rentre dans une simplicité placide, évitant ainsi habilement la pompe coupable qui aurait résulté d'une d'une compassion exprimée à travers les facilités d'une dramatisation surjouée. Au contraire, son jeu en retrait, permet d'éviter le pathos qui se serait alors apposé sur le Martin qu'incarne Borislehachoir et mettant ainsi en avant l'ethos de ce personnage brisé à la fois perdu mais malgré tout plein de ressources. Le "Ho, merde, putain le con" de Martin puissament réaliste contemplant sa serviette filant au vent et se perdant dans la Seine est en cela remarquable par ces deux dimensions, la première étant l'absolue précarité de son personnage se mettant en danger dans un monde qu'il ne maitrise ni ne connait vraiment, la second étant l'absurdité de la compétition dans laquelle il s'est engagé et qui lui pèse tellement que des évènements en apparence anodins viennent le frapper de plein fouet dans cette farce boufonne qui se joue. Au second plan, les déboires de Martin et l'effacement nécessaire de ce Vence permettent de mettre en avant les erreurs que Martin a commis. Et on ne peut s'empécher de s'attacher à ce Martin pécheur.
[ mode Cahiers du cinéma off ]
Mendeed

