Si je peux me permettre une réflexion
(habituellement j'évite sur ces sujets, on verra si j'ai raison).
Le 27/09/2017 à 09:50, brutal2luks avait écrit ...
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L'école devrait servir à donner la même base d'instruction à tout le monde.
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je pense qu'il n'y aura pas ou peu de personnes en désaccord là dessus, mais surement avec des visions différentes pour "la même base d'instruction".
Si par exemple, l'instruction consistait à donner le même bouquin à chaque élève au début de chaque année et les laisser bosser dans leur coin, c'est égalitaire, mais question équité ça me semble moyen parce que suivant le milieu tout le monde ne va pas pouvoir en tirer la même chose (les enfants issus de milieux pauvres auraient peut-être moins de temps à consacrer à leurs études, d'autres pourraient même être dyslexiques voire aveugles et n'avoir aucune utilité du bouquin...). D'ailleurs, il y a eu des mesures pour essayer de forcer une certaine équité (l'école obligatoire déjà).
C'est un exemple un peu stupide et extrême, mais je pense que ça illustre pas si mal le problème : si un enfant, de par son milieu et/ou certains de ses traits, a plus de difficultés à étudier, est-ce le rôle de l'école de l'y aider ?
Dans le cas d'un élève avec un handicap physique évident, intuitivement, je dirais "oui".
Qu'en est-il dans le cas d'un élève qui du fait de son sexe a été persuadé (certainement inconsciemment) qu'il aurait plus de difficultés dans un certain domaine ou que ce domaine ne le concernerait pas ?
Intuitivement, ça me semble d'ailleurs d'autant plus important "en bas âge" où l'individu commence à se construire et où fournit les fondations de leur éducation (cela dit je suis pas prof ni professionnel de la petite enfance donc je m'étendrai pas dessus).
Bon, après, il faut relier ça avec le sujet initial. Est-ce que cette "écriture inclusive" aiderait à gommer ces différences ? Là, comme ça, je dirais non mais en même temps j'en sais rien. Je suis pas psychiatre ou psychologue mais j'ai le sentiment que même les détails les plus stupides peuvent conduire à la formation de préjugés (sexistes ou non).
Malgré ça, j'ai quand même du mal avec un truc qui me semble être un fardeau supplémentaire pour des élèves qui savent à peine lire et écrire et me semble être assez maladroit(*) qui plus est... mais bon, je suis pas prof donc je me garderai de tout autre commentaire.
À vrai dire, j'ai aussi l'impression qu'une grosse part du problème, c'est qu'il y a marqué en gros "FÉMINISME" dessus et que le féminisme a fini par être associé à pas mal de dérives(**). Peut-être qu'il s'agit d'une autre "dérive féministe", mais j'ai le sentiment que l'étiquette "féminisme" contribue à polariser les gens sur ce sujet.
* : maladroit ou malhonnête... sérieusement si ce bouquin était vraiment publié avec l'intention de combattre le sexisme, tu le marketes pas en risquant de provoquer un buzz qui va polariser les gens à moins que tu veuilles juste te faire de la pub pour vendre du papier. Le même bouquin présenté comme "apportant une éducation moins sexiste" sans se vanter d'utiliser l'écriture inclusive aurait certainement été bien plus facile à accepter
**: je suis biaisé moi-même et il est possible que j'identifie comme tels des propos/actions/... tout à fait légitimes (même si y a des trucs comme ce dont on parle ici où j'ai pratiquement aucun doute), mais au cas où, je vais invoquer la loi universelle "il y a des cons partout" pour justifier qu'il y en a