C'est pour ça que, pour expliquer ce qui pourrait paraître comme un paradoxe, je considère que si, façon Gilbert Gossein dans le Monde non-A (Van Vogt), quelqu'un meurt, et au moment où il meurt, tout son cerveau est transmis à un autre corps identique et jusqu'ici "sans cerveau" (je schématise), ce "clone" devient la personne morte, elle continue littéralement à vivre. Elle est juste dans un autre corps. Osef, elle pense pareil, son passé reste identique, ses sensations, réflexes, manières de penser, tout est identique.
Corollaire; si je vis jusqu'à 50 ans, que je meurs à 50 ans, et que y'a un clone de moi qu'a été créé quand j'avais 40 ans qui est activé après ma mort, ce n'est pas moi. Parce-que "moi", j'ai vécu et ai évolué pendant 10 ans que ce clone de mes 40 ans n'a pas.
Il a tout dit.Ca se sont les conséquences inéluctables si l'être humain n'aggrandit pas son territoire de manière plus rapide que sa population.
Et accessoirement, plus l'espace occupé sera grand, plus les risques de sécessions diverses et variées sont statistiquement élevés (gouvernement central, volontés d'indépendances, etc)
Et puis, je vois pas le problème d'évoluer à tel point que les besoins primaires soient effacés. Ce qui compte, c'est pas de garder des besoins, mais de garder des raisons de vivre.
