Je delaisse plutot les seins, en general (mais je dois admettre que je n'ai jamais eu de partenaire avec une poitrine fantastique).
De retour pour les parties de loup-garou.
7 486 messages · 329 826 vues · qui a participé ?
Chuis pas d'accord.Le 09/01/2012 à 00:25, JiRock avait écrit ...
En revanche, pour moi, la question n'est pas de savoir si tel ou tel blockbuster EST un film profond, mais plutôt de savoir comment et dans quelle mesure on peut l'INTERPRÊTER comme tel - que ce soit le film en entier, certaines scènes, voire plans ou répliques particuliers. D'un côté, il est question de ce qui se passe à l'intérieur du film, de la matière du film = son scénario, le jeu de ses acteurs, enfin tout ce qui constitue le film, son contenu objectif et universel. De l'autre, on s'intéresse à ce qui se passe dans la tête du spectateur = les images / idées / sentiments que le film lui suscite / inspire. C'est quelque chose de plus personnel, et qui dépend des références de chacun. Si on apprécie un film, c'est aussi parce qu'on est intérieurement préparé à le visionner.
Le 21/05/2012 à 14:37, Weeds avait écrit:
L'expérience a montré que Niic était trop fort.
Je pense qu'il faut remettre ça dans son contexte. Le jazz était une musique très à la mode dans les milieux populaires, les bals etc à l'époque, cependant, combien a-t-on d'enregistrements considérés comme bons de l'époque maintenant ? n'en a-t-on pas gardé que les meilleurs morceaux, ceux d'artistes talentueux, et oubliés d'autres musiciens qui avaient le même prestige à l'époque, mais qui ne sont pas passés dans la postérité ? Et il ne faut pas oublier que pour l'époque, c'était considéré comme de la musique "populaire", de bas de gamme. Serait-ce uniquement question de critères qui auraient changés ?Le 09/01/2012 à 08:53, Borislehachoir avait écrit ...
@ bahamos : dur de réagir ; je ne sais pas quelle est la position de Hesse par rapport à ses personnages donc je ne parlerai que de la position de ceux-ci, je suis en désaccord avec les deux.
Déja l'espèce d'élitisme surrané de Haller, vu d'aujourd'hui ça parait un peu grotesque non ? Qui nierait du talent à Charlie Parker ou à Louis Amstrong en 2012 ? C'est la même chose que ma critique du bobo hype mais inversé : musique classique > musique des masses. Ca voudrait dire qu'André Rieu est meilleur que n'importe quel jazzman.
Pour ce qui est de la position de Pablo, je la trouve assez naïve dans le genre primauté absolue de l'artiste ; déja parce qu'il accorde une " raison " à Haller que je trouve hyper contestable, ensuite parce que c'est une vision anti-critique qui me gène ( " ça ne profite à personne ", ben si ) enfin parce que l'idée que tant qu'on joue de la musique on s'en fout qu'elle soit bonne ou mauvaise, c'est la porte ouverte au relativisme le plus total.
Je continue à penser que ça par exemple ( http://www.youtube.com/watch?v=zKk-w_0SpSw ), c'est mieux que Lady Gaga et que c'est pas une question de ce qu'on recherche : même en refusant le débat musique savante VS musique populaire, Lady gaga c'est mauvais même en temps que musique populaire.
Boris.
Je pense qu'il faut remettre ça dans son contexte. Le jazz était une musique très à la mode dans les milieux populaires, les bals etc à l'époque, cependant, combien a-t-on d'enregistrements considérés comme bons de l'époque maintenant ? n'en a-t-on pas gardé que les meilleurs morceaux, ceux d'artistes talentueux, et oubliés d'autres musiciens qui avaient le même prestige à l'époque, mais qui ne sont pas passés dans la postérité ? Et il ne faut pas oublier que pour l'époque, c'était considéré comme de la musique "populaire", de bas de gamme. Serait-ce uniquement question de critères qui auraient changés ?
Et dans 75 ans, est-ce que certains ne reconnaitront pas du génie dans la pop actuelle (pas tout, mais certains morceaux choisis, par exemple Justin Bieber serait oublié, considéré comme mauvais, et Lady Gaga comme une artiste géniale, très en avance sur son temps) comme nous le faisons actuellement avec le Jazz ? Sur des critères différents, évidemment (Dans cette chanson, les Black Eyed peas utilisaient la note "ré" avec tellement de génie pour former une rythmique ! Génial !).
Tu pars du principe qu'on "cherche" à y voir de la profondeur, alors qu'il n'y a aucune intention là-dedans... Il y a plein de films qui me plaisent, et pour lesquels je suis prêt à reconnaître qu'ils n'ont aucune profondeur. A côté, il y a des films qui me font réfléchir et que je qualifierai de profonds, mais l'idée ne sera jamais de "rendre profond" un blockbuster, plutôt de montrer en quoi le film m'a fait réfléchir au visionnage.Si tu cherches à voir de la profondeur dans un film tu peux toujours en voir, et a fortiori dans tout ce qui a une narration complexe. Si tu fais un effort intellectuel minimal, tu peux argumenter sur la profondeur de tout et n'importe quoi. Tout n'est pas profond et très souvent, les pro-blockbusters font ça pour se donner une légitimité genre " quand on réfléchit bien, Christopher Nolan donne autant à réfléchir que Bergman " alors que c'est faux. C'est pour moi une manière de faire passer un certain conformisme intellectuel pour une posture anti-élitiste, et ça flirte beaucoup avec la démagogie puisque jouer à tout prix la culture populaire contre la culture classique ça me semble aussi con que l'inverse.
Je suis loin d'avoir vu autant de films que toi ou Gedat, je dois dire : ma vision du cinéma est moins large, et je suis sans doute moins à même d'évaluer la qualité d'une mise en scène.Autre problème que j'ai avec les positions de gedat et la tienne : vous parlez de tout sauf de mise en scène. On est au cinéma, merde, un film n'est pas un scénario joué ! Du coup ça donne des trucs franchement absurdes genre quand gedat traite Barry Lyndon de téléfilm... je suis assez accro aux téléfilms foireux et si on peut me citer UN téléfilm ou la photo est aussi belle que dans Barry Lyndon et les plans composés avec une telle beauté picturale... C'est comme ça qu'on se retrouve avec une course au scénario le plus complexe pour que le spectateur puisse se sentir intelligent aussi. Tout ça c'est absolument le contraire de mon idéal de cinéma ou la mise en scène est plus importante que tout le reste. Je crois qu'on a une sensibilité cinéphile le jour ou on est capables d'être émus par un cadrage ou un montage.
Il y a plein de films qui me plaisent, et pour lesquels je suis prêt à reconnaître qu'ils n'ont aucune profondeur.
A côté, il y a des films qui me font réfléchir et que je qualifierai de profonds, mais l'idée ne sera jamais de "rendre profond" un blockbuster, plutôt de montrer en quoi le film m'a fait réfléchir au visionnage.
Je ne dénigre pas fondamentalement la culture classique. Je trouve simplement que bien souvent, on a trop tendance à voir les blockbusters comme de simples films de détente et on passe à côté de l'intérêt philosophique qu'ils peuvent avoir.Certes c'est une vision qui existe mais qui est hyper-marginale. Je connais pas un critique de cinéma sérieux qui soit par principe anti-blockbusters. En général ça c'est trois couillons qui veulent se la péter en soirée ( quand j'en repère un je fais un carnage ) mais c'est tout sauf une position répandue chez la critique et encore moins chez le public.
"On" lui dira qu'il n'est pas capable d'apprécier un film d'auteur à sa vraie valeur, sans penser que soi-même, "on" a pu passer à côté d'un truc énorme dans le blockbuster que lui aurait repéré. Je trouve très pratique et pas très juste de se rabattre systématiquement sur une des conclusions plutôt que l'autre.
Et puis, quel mal y a-t-il à faire croire au spectateur qu'il est intelligent ?
Ce qui m'importe, c'est de passer un bon moment quand je regarde un film, que ce soit à cause de l'humour, d'un univers qui me plaît, d'un rythme entraînant dans l'action, d'une mise en scène qui me marque (d'une manière ou d'une autre) en tant que néophyte, ou enfin d'une réflexion innovante - oui, réfléchir me fait passer un bon moment quand le sujet m'intéresse. Quand toutes ces composantes sont réunies, alors le plaisir du visionnage arrive à son comble et je considère le film réussi.
La vie, c'est la remise en question.
Je sens que cette phrase sera utilisée contre moi très souventLe 09/01/2012 à 12:09, Talen avait écrit ...
La vie, c'est la remise en question.
Je crois que beaucoup de gens sur ce forum devraient relire cette phrase très souvent.
Tu m'étonnes !Le 09/01/2012 à 12:13, Borislehachoir avait écrit ...
Je sens que cette phrase sera utilisée contre moi très souvent
Boris.

Un bon +1.Là genre j'ai franchement bien aimé Mission Impossible 4 mais quand je vois certains critiques qui le considèrent comme grave subversif, j'ai envie de leur dire " doucement les mecs, on se calme ! ".
Ah oui, certes.Sérieusement, en temps que spectateur, je préfère mille fois être bousculé que conforté dans mes positions. La vie, c'est la remise en question. Le cinéma aussi.