Globalement, il manque un truc : une relecture à voix haute.
[Roman d'heroic fantasy]Le 9ème Panthéon
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Globalement, il manque un truc : une relecture à voix haute.
Bien d'accord sur la relecture.
Et aussi des habitudes de lecture ! Si tu as l'habitude de lire "peau marron" tu trouvera ça naturel.Le 03/10/2010 à 22:02, Heptahydride avait écrit ...
C'est des goûts personnels, toussa.
Bien d'accord sur la relecture.
Attention, je suis tres critique, mais cela ne doit en aucun cas te decourager. Je suis du genre a insister beaucoup plus sur les points negatifs que positifs. Et je rappelle que mes commentaires sont purement subjectifs.
Rapidement, au sujet de la forme : il faut absolument aerer le texte. C’est super difficile de lire un tel pate, et on a l’impression qu’aucune logique ne sous-tend tes ecrits. Ajoute donc des paragraphes et des espaces.
Sur le fond :
1/ beaucoup de description et finalement tres peu d’action : l’attaque de Valyss sur les trois inconnus est baclee alors que c’est tout ce qu’il se passe de reellement interessant dans cette partie (le combat ne me parait pas realiste du tout, soit dit en passant).
2/ malgre tes efforts sur la description, je ne suis pas arrive a me sentir immerge dans ton monde. Tu decris peut-etre trop de choses a la fois, je ne sais pas. Et je n’ai toujours pas l’impression de comprendre dans quel type d’univers on se trouve a la fin de ta premiere partie.
3/ l’histoire, des le debut, me parait trop bateau. Un orphelin dont on espere de tout cœur qu’il retrouvera ses parents a la fin (ou, du moins, ce qui leur est arrive), un pendentif souvenir, un pouvoir de metamorphose en bete (les pantheres, ca plait aux lecteurs, comme par hasard), un heros chasseur solitaire different des autres, un groupe de mechants qui commence a faire parler de lui, dialogues et pensees bidons. Bref, du vu, revu, et archi-vu.
4/ beaucoup d’incoherences dans la narration : par exemple, comment Valyss sait-il que le dernier inconnu est un commandant (Sergent ombre de surcroit) ? Meme s’il connaît ces ennemis depuis un moment (peut-etre), il faut preciser comment il a reconnu son grade d’officier aussi precisement.
5/ a la fin de cette partie, rien n’incite le lecteur a lire la suite. En fait, on pourrait presque considerer ce texte comme une courte nouvelle se suffisant a elle-meme, tellement rien n’invite le lecteur a s’impatienter pour connaître les evenements prochains.
Ce sont les points qui m’ont le plus marque.
Oui, je suis severe (je suis comme cela de nature et ca ne risque pas de changer), mais tel est mon avis.
Je ne cherche pas a descendre ce boulot, je le commente (subjectivement, oui). Je suis convaincu que c’est en formulant des critiques qu’on avance le plus vite (si c’est pour dire une stupidite du genre « OMG, trop bien le texte !!! », autant fermer sa gueule).
Pour finir sur une note d’espoir : tu sembles effectivement maitriser le vocabulaire, et ce que tu ecris se lit facilement. C’est agreable (meme si je ne suis pas fan des descriptions, j’ai apprecie la partie ou Valyss pense a son village).
Bref, globalement, cela reste prometteur : rien que la qualite de la narration montre qu’il y a une excellente base.
De retour pour les parties de loup-garou.
J'ai commencé à lire, j'ai du mal, c'est archi compact, j'ai l'impression d'étouffer en lisant, de manquer d'air.
Je m'arrête à cette partie, je lirai le reste plus tard.
Ses courts cheveux mauves et ses maigres poils poussèrent sur tout son corps pour former un pelage de pourpre, ses iris indigo s'arrondirent, et la nouvelle couleur safran vint occuper toute la place des yeux du félin, ses lèvres bordeaux se bestialisèrent pour devenir babines magenta, sa peau pâle disparut sous les poils drus, sa tête triangulaire aux traits altiers s'arrondit et laissa place à un visage animal et féroce, son petit nez pointu se renfrogna pour devenir un museau anthracite, ses dents s'affinèrent et s'allongèrent pour finalement former des crocs pointus, ses ongles plats devinrent d'acérées excroissances osseuses, griffes blanches.Hm. Je viens de quoter une seule et unique phrase. La description de sa transformation est supra trop longue et sans aucune pause ! Le tout est trop plat, de surcroit, ça donne pas l'impression d'un changement bestial, mais c'est peut-être un souci de point de vue, ça.
Par contre, il y a plusieurs tournures avec lesquelles j'ai vraiment du mal :
la nouvelle couleur safran vint occuper toute la place des yeux du félin
-> Que ça m'a l'air maladroit comme façon de dire...
sa peau pâle disparut sous les poils drus
-> Mais tu as déjà parlé des poils 3 lignes plus haut... Peut-être ne t'en rappelles-tu pas car la phrase est trop longue, mais des poils, le lecteur n'attend plus d'en entendre parler. Cela donne un sentiment de redondance, de "ma phrase est tellement longue que je ne me rappelle plus que j'ai déjà parle de ça plus tôt", même si ce n'est pas le cas, c'est ce qu'il en ressort.
Il vaut mieux rassembler ce qui parle de la même chose, ou alors mettre l'un à la suite de l'autre. Ou encore rappeler que l'on en a déjà parlé, genre "Les poils qui avaient commencé à pousser un peu plus tôt étaient désormais drus, et recouvraient la totalité de son corps."
Et surtout, ça laisserait au lecteur un réel sentiment d'évolution, et non simplement un effet "listing point par point".
ses ongles plats devinrent d'acérées excroissances osseuses, griffes blanches.
-> Hm. Ca me semble aussi maladroit comme formulation. Mais encore une fois, peut-être un problème subjectif. Cela dit, le "griffes blanches" après la virgule me dérange beaucoup. J'aurais, pour ma part, plus insisté sur le fait de leur croissance. Quelque chose comme "Ses ongles plats prirent en volume et s'affilèrent, jusqu'à ne plus être que d'acérées griffes blanches."
D'ailleurs, je ne parlerais jamais ici d'excroissances osseuses, sachant que des griffes de félin sont des phanères, c'est à dire des excroissances épidermiques (de la peau, donc) qui sont solides simplement car il contiennent beaucoup de kératine. Mais que ce soit ongles ou griffes, ce ne sont en rien des os.
Le travail de rédaction consiste également à se renseigner avant d'écrire ! Bien que ça concerne plutôt l'écriture professionnelle, j'estime bon de le rappeler quand même, car pour un travail de qualité, ça doit être appliqué et applicable à tous les niveaux.
Edit : Je t'ai trouvé un lien sur les griffes de félin et les phanères, tiens ;)
En espérant t'avoir été d'une aide quelconque.
Félins
Griffes
Phanères
Alpha-kératine
[ Dernière modification par Scyth le 04 oct 2010 à 08h24 ]
Le 23/09/2011 à 11:23, Niicfromlozane avait écrit ...
Xeelan, c'est un peu le Mendeed du pauvre
BenP, je ne sais que dire. J'espère que tu seras par la suite plus immergé dans le livre, je ne vois pas où tu vois le baclage dans l'attaque. Et les éléments classiques n'en sont pas. Le héros est loin d''être parfait, le Concile des Vents d'Ombre sévit depuis 3 ans et n'est ni gentil, ni méchant, un pendentif souvenir qui pourrait se révéler être un cadeau empoisonné, et un garçon peut-être pas si orphelin et désireux de retrouver ses parents. Je vais poster la suite.
LarmeNuit

Un truc est certain: l'écriture, c'est à tout péter 5% du boulot d'écrivain. Après, on tourne (environ) autour de 20% de docu/réflexion et 75% de relecture/réécriture. A méditer.
J t oublie pas, mais j ai pas encore le temps de faire les choses bien. Globalement ce qui a été dit est très juste.
[ Dernière modification par Niicfromlozane le 04 oct 2010 à 12h27 ]
Autre chose, jeune homme: ne te décourage surtout pas. Si t'étais déjà un écrivain accompli, ce serait inquiétant: des Rimbaud, y en a qu'un par millénaire. Tout le monde écrit à ton âge, mais l'apprentissage est long, déprimant et ingrat. Du coup, beaucoup arrêtent. Les écrivains, souvent, ce sont tout simplement ceux qui ont continué.
Instruis-toi, continue à lire et surtout ne te contente jamais de ce que tu as fait.
Le 21/05/2012 à 14:37, Weeds avait écrit:
L'expérience a montré que Niic était trop fort.
Sinon, je vais bien entendu continuer de suivre ton roman avec assiduite, pas de souci a avoir de ce cote-la (et les commentaires suivront aussi : j'en veux pour mes propres chroniques, alors tu penses bien que la moindre des choses est que je fasse pareil pour les autres).
De retour pour les parties de loup-garou.
Son collier. La seule chose qu'il avait emportée lorsqu'il était parti en guerre. Il était parti en guerre avec ses amis, Kameryt étant le Général de l'Armée du Griffon Bronze à seulement 28 printemps. Il les faisait s'entraîner sans cesse, jusqu'à ce que leurs jambes ne puissent plus les porter et que leurs bras ne puissent plus soulever les lourdes armes de métal.
Cette guerre ne serait pas arrivée si la Grande Déchirure ne s'était pas produite. Autrefois, les peuples panthéoniques, les huit races qui vénéraient chacune un des panthéons, régnaient sans partage sur le continent de Dev-Thyreal.
Ils étaient rassemblés sous une même bannière, celle du Divin Empire, et parlaient le Pur Parler. Le commandement de cet empire florissant nourrissait l'insouciante population d'idées d'égalité.
Cependant, il n'y avait une égalité qu'entre les peuples du Divin Empire. Lorsqu'une race commençait à se civiliser et à prospérer, les soldats de l'empire venaient sauvagement les massacrer. Le règne absolu leur appartenait, même si ces soldats étaient manipulés tels des pions dans le jeu des commandants.
Cette immense machination était toute destinée à prospérer, si il n'y avait pas eu la Grande Déchirure. Elle eut lieu durant un des conseils principaux, durant lesquels il y avait non seulement les politiciens mais aussi de nombreux représentants de chacune de ces races. Et ceux-là accusaient certains membres des autres peuples d'être responsables d'assassinat ou de toutes autres sortes de méfaits.
L'équilibre était déjà fragile dans le Divin Empire, à tel point qu'il fut tellement ébranlé qu'il implosa. Chacun des peuples se sépara des autres de l'empire. Seuls les humains et les bifawis restaient en activité, toutes les autres races, des Norglas aux Retohnols, se repliant dans leur territoires respectifs, et le Pur Parler laissa place petit à petit au vcadexien, plus simple.
Les humains et les bifawis s'étaient rassemblés sous un étendard commun, représentant un griffon aux plumes de bronze. Du bec de l'animal jaillissait une gerbe de flammes. Ce magnifique animal n'était maintenant réduit plus qu'à quelques poignées de Célestes.
Valyss n'en avait cure, il n'aimait peu de choses de ce qui se trouvait dans ce monde, mais il appréciait tuer. Il aimait aussi beaucoup ses amis, mais il était pour le faten (un nom du pur parler qui signifiait "homme-félin") difficile de s'en faire de nouveaux. Il n'en avait pas besoin.
Mais cet entraînement intensif avait fini petit à petit par porter ses fruits. Il en restait troublé. Comment avait-il pu vaincre les trois hommes aussi facilement ? Il avait semblé à Valyss qu'ils protégaient quelque chose, mais il n'avait rien vu. Il se rendit soudain compte qu'une profonde douleur le tenaillait au ventre. Une douleur insoutenable.
Il arracha son haut imbibé de sang. Deux larges cicatrices formées par les haches lui avait percé la chair.
-"Merde!"jura Valyss.
Alors que son sang, et par la même occasion sa vie, s'écoulait de la plaie béante sur son abdomen, de puissants éclats de voix retentirent. Il leva la tête. A l'orée du bois, une légère fumée grise montait en volutes vers le ciel. Il employa le reste des ses forces à avancer en titubant. Sa vision était troublée, il ne voyait plus que des formes floues. Valyss s'écroula au sol en un râle de douleur.
La dernière vue qu'il eut avant de s'évanouir fut le visage de Maniila penché sur lui.
Loin derrière, des cadavres des serviteurs du Concile des Vents d'Ombre s'échappait une ombre vêtue d'une chape d'obscurité. Les Gris avaient eu le temps d'Eveiller la Perle d'Essence.
Le rituel avait aspiré leur force vitale, si bien qu'ils n'avaient pu que se défendre comme ils le pouvaient lorsqu'un bifawi rugissant les avait assailli. L'Ombre avait eu le temps de lancer un faible sort, qui était nommé Les Lames Mentales d'Aven-Jeryate. Leur attaquant devait maintenant souffrir.
La créature éthérée se saisit d'un minuscule objet brillant au sol. Une Perle d'Essence. L'Ombre n'aurait jamais pensé pouvoir en trouver une ici. Qu'importait. Le spectre diqparut, emportant la perle avec elle pour s'en retourner auprès du maitre du Concile, Automne, et ses deux lieutenants, LarmeNuit et RageLune.
J'en posterais plus ce soir.
LarmeNuit

Durant que la transformation s'opérait, toutes sortes de puissants ressentiments attaquèrent Valyss de toutes parts. Alors que ses os se remodelaient, que ses chairs se déplaçaient et que son corps tout entier se modifiait, vint une sensation étrange. Pas de la souffrance mais c'était comme si le bifawi mourait. Le monde n'était plus rien autour de lui. Ce sentiment ne dura pas longtemps, quelques secondes, mais sa violence déstabilisa Valyss."Durant que la transformation s'opérait", ça veut rien dire.
Il faut changer ça en "Durant la transformation", ou en "Pendant que la transformation s'opérait".
"Pas de la souffrance mais c'était comme si le biwafi mourrait" est maladroit.
"Pas de la souffrance, mais comme si le biwafi était en train de mourir" est un poil plus littéraire, ça rend un peu plus joli je trouve.
Sinon, c'est déjà bien mieux. Pour une lecture en diagonale en tout cas. Je relirai à tête reposée un peu plus tard.
[ Dernière modification par Scyth le 04 oct 2010 à 12h53 ]
Dans le deuxième texte, il y a ceci qui me choque :
Deux larges cicatrices formées par les haches lui avait percé la chair.
Avaient.
Mais dit comme ça, ça entend que ce sont les cicatrices qui lui ont percé la chair, et non les haches.
Rajoute un "qui" après les haches.
Et je pense que comme des haches, ça ne perce pas, tu devrais changer "percé" par "tranché", ou mieux, "lacéré", "entaillé"...
Le 23/09/2011 à 11:23, Niicfromlozane avait écrit ...
Xeelan, c'est un peu le Mendeed du pauvre
1/ le texte est plus aere et ca se lit mieux
2/ moins d’incoherences
3/ toujours une surenchere de descriptions a mon humble avis (pour tres peu d’action, finalement)
4/ le contenu reste trop peu original (esperons que ca va s’ameliorer au fur et a mesure qu’on avance dans le roman)
5/ toujours aussi peu d’immersion dans le texte
6/ c’est pas assez rythme et il y a trop peu de « coordination »
7/ rien d’excitant dans cette partie, et le lecteur peut se demotiver de savoir ce qui se passera ensuite (manque une accroche, pour moi)
Au sujet de la partie 2 :
1/ je confirme ce que je disais dans le point 6 ci-dessus : c’est un peu trop bordelique, raconte comme cela, et on a du mal a voir une suite logique dans le roman
2/ on comprend mieux l’univers, mais la maniere dont c’est presente est un poil trop telescopee (le lecteur sent que tu cherches a faire valoir ton monde… je pense qu’il faudrait faire en sorte que cela vienne plus « naturellement » et « sans que le lecteur s’en rende compte »)
3/ bon, le heros parle peu, mais quand il ouvre la bouche, c’est pour jurer. Personnellement, je n’ai rien contre le langage vulgaire, mais faut que ce soit un minimum justifie, et ne pas en faire trop.
4/ toujours rien d’excitant, selon moi, dans cette partie. C’est peut-etre trop long a se mettre en place (ou peut-etre dois-je lire la suite)
De retour pour les parties de loup-garou.
LarmeNuit

_Édith Piaf
Prendre des gants, ce n'est pas du tout mon genre. J'appelle cela de l'hypocrisie, en fait.
Je ne suis pas diplomate et je ne cherche pas a faire plaisir aux gens.
Et j'accepte a 100% qu'on fasse de meme avec moi (la moindre des choses).
Bref, le but, c'est que je te donne mon avis (subjectif, oui, donc, tu en fais ce que tu veux) et que cela te donne l'opportunite d'ameliorer ton texte (si mes commentaires te genent, dis-le moi, et j'arreterai de poster).
D'ailleurs, Talen, ca fait un moment que t'as pas yeute mes chroniques, tiens...
De retour pour les parties de loup-garou.
_Édith Piaf
