Jeudi 27 Août 2015 à 14:10
#2611
Deux films sur lesquels je voulais glisser quelques mots.
Pontypool est un film de zombies fauché, huit-clos dans une station de radio. Au-delà donc de l'unité de lieu, l'originalité principale est que la contamination n'a pas lieu par morsure (je pense que le réal a fait exprès de montrer un personnage important se faire mordre sans que cela n’entraîne de conséquence) mais par... le langage, et notamment l'incompréhension.
Vous allez me dire que c'est un peu WTF. C'est bien pire que ça, le film part en freestyle complet à mi-parcours et on découvre que le moyen de lutter contre la contamination réside dans des sortes de parties de Kamoulox géantes ou les personnages vident les mots de leur sens pour éviter la contagion. Okaaay. Problèmes :
1) On s'emmerde mais on s'emmerde bien comme il faut.
2) La photo est dégueulasse.
3) Le scénar est écrit par dessus la jambe avec un perso de médecin qui arrive et devine en trois minutes à lui seul que contagion = langage mais seulement l'anglais (d'ou des persos qui se mettent soudain à parler un français dégueulasse pour éviter la contagion) avant de quitter le film parce qu'il en a marre...
4) La fin est pire que celle d'Edge of tomorrow.
Qu'est ce que je sauverais ? Un acteur principal excellent avec une voix magnifique, et un concept original. Mais c'est nul.
Revoir Hitcher m'a fait extrêmement plaisir. Cette histoire d'auto-stoppeur psychopathe qui poursuit un pauvre gars rappelle évidemment le Duel de Spielberg avec plein de sous-entendus homos en plus (c'est pas pour rien si le méchant torture la fille amoureuse du héros : tout élément féminin vient perturber la dynamique SM entre les deux personnages principaux). La photo est classieuse - presque trop, c'est assez marqué 80's -, la BO minimaliste est très bonne et le scénar d'Eric Red (qui avait écrit Blue Steel et Aux frontières de l'aube pour Kathryn Bigelow) sans temps mort. Et puis merde Rutger Hauer est SURPUISSANT en bad guy. Je suis très fan des ellipses et la manière dont au final le cinéaste montre très peu les meurtres (la famille assassinée ou on voit juste le héros vomir à côté). C'est rythmé, c'est filmé sans génie mais avec rigueur et au final, je considère Hitcher comme un modèle de série B comme je les adore.
Boris.
Pontypool est un film de zombies fauché, huit-clos dans une station de radio. Au-delà donc de l'unité de lieu, l'originalité principale est que la contamination n'a pas lieu par morsure (je pense que le réal a fait exprès de montrer un personnage important se faire mordre sans que cela n’entraîne de conséquence) mais par... le langage, et notamment l'incompréhension.
Vous allez me dire que c'est un peu WTF. C'est bien pire que ça, le film part en freestyle complet à mi-parcours et on découvre que le moyen de lutter contre la contamination réside dans des sortes de parties de Kamoulox géantes ou les personnages vident les mots de leur sens pour éviter la contagion. Okaaay. Problèmes :
1) On s'emmerde mais on s'emmerde bien comme il faut.
2) La photo est dégueulasse.
3) Le scénar est écrit par dessus la jambe avec un perso de médecin qui arrive et devine en trois minutes à lui seul que contagion = langage mais seulement l'anglais (d'ou des persos qui se mettent soudain à parler un français dégueulasse pour éviter la contagion) avant de quitter le film parce qu'il en a marre...
4) La fin est pire que celle d'Edge of tomorrow.
Qu'est ce que je sauverais ? Un acteur principal excellent avec une voix magnifique, et un concept original. Mais c'est nul.
Revoir Hitcher m'a fait extrêmement plaisir. Cette histoire d'auto-stoppeur psychopathe qui poursuit un pauvre gars rappelle évidemment le Duel de Spielberg avec plein de sous-entendus homos en plus (c'est pas pour rien si le méchant torture la fille amoureuse du héros : tout élément féminin vient perturber la dynamique SM entre les deux personnages principaux). La photo est classieuse - presque trop, c'est assez marqué 80's -, la BO minimaliste est très bonne et le scénar d'Eric Red (qui avait écrit Blue Steel et Aux frontières de l'aube pour Kathryn Bigelow) sans temps mort. Et puis merde Rutger Hauer est SURPUISSANT en bad guy. Je suis très fan des ellipses et la manière dont au final le cinéaste montre très peu les meurtres (la famille assassinée ou on voit juste le héros vomir à côté). C'est rythmé, c'est filmé sans génie mais avec rigueur et au final, je considère Hitcher comme un modèle de série B comme je les adore.
Boris.