"Le capitalisme financier, c'est profit privé, pertes publiques".
C'est globalement assez faux, et le vieil extrême gauchiste que je suis serais bien heureux de pouvoir incriminer ainsi le capitalisme financier.
Résumons, j'espère sans me tromper, ton point de vue : les états rachètent les entreprises financières en difficulté avec l'argent du contribuable, sauvant ainsi les actionnaires. Alors plusieurs points :
_les apporteurs de capitaux pré-sauvetage (actionnaires par exemple) l'ont dans le cul. Il faut voir un truc, quand un état rachète un organisme financier, il ne lui donne pas d'argent gratuitement, il investit dedans comme actionnaire, l'argent n'est pas redistribué aux anciens actionnaires (dont les actions ne valent généralement plus un kopeck après un sauvetage).
_certains sauvetages sont tout à fait inévitable, l'exemple le plus marquant et celui d'AIG, un assureur dont les clients se comptent en dizaine de millions. Si on laissait faire faillite il se passait quoi ? Actionnaires ruinés (ça je vous l'accorde, on s'en branle) mais surtout concentration des risques, parce que c'est le rôle d'un assureur que de répartir les risques. C'est à dire que les crédits assurés par AIG (et vu les quelques millions d'entreprises qu'AIG comptent comme clients, ça en fait pas mal, de crédit,) fin de bons nombres d'assurances retraites etc. Et insolvabilité des créances émises par AIG (argent qu'AIG doit aux possesseurs des créances, principalement des banques dont pas mal de françaises). Bref AIG est trop gros pour mourir du jour au lendemain sans déstabiliser complètement la finance mondiale, c'est ptètre dégueulasse mais c'est comme ça. La seule autre solution c'est d'abandonner le système financier actuel.
_En période de crise l'état peut, et même doit s'endetter via les bons du trésor [Bon du trésor=créance émises par les état sur les marchés] parce que les bons du trésor sont justement un des placement les plus sûrs au monde (enfin pour les bons du trésor américains, pas sûr que ceux du Zimbabwe soient aussi attrayants) et servent en ces périodes de débâcle financière de valeurs refuges, tout le monde se ruent dessus dès qu'ils sont dispos, ce qui fait qu'en ce moment les états unis peuvent emprunter à très bas coûts. Contrairement aux autres agents financiers.(c/c d'un truc posté ailleurs)
_dernier point, quand un état quasi nationalise une entreprise, actuellement, c'est dans l'optique de la revendre plus tard. Ca peut être une affaire puisque les états rachètent quand même des entreprises dont le cours s'est effondrés, ou un gouffre budgétaire si la confiance n'est pas rétablis sur les marchés et que les investisseurs se retirent.