Les albums du moment édition numéro 6 spéciale "Albums que j'ai loupés comme un con quand j'étais au lycée"
Okkervil River — The Stage Names (2007)
Serena Maneesh — Serena-Maneesh (2005)
Shugo Tokumaru — Exit (2007)
The Decemberists — The Crane Wife (2006)
Yo La Tengo — I Am Not Afraid Of You And I Will Beat Your Ass (2006)
Burial — Untrue (2007)
Stars of the Lid — And Their Refinement of The Decline (2007)
Matmos — The Rose Has Teeth In The Mouth Of A Beast (2006)
Vashti Bunyan — Lookaftering (2005)
Bon Iver — For Emma, Forever Ago (2008)
J'avais commencé à faire une critique de certains de ces albums, notamment les premiers de la liste, mais j'ai vraiment l'impression que l'exercice n'est pas pour moi. Du coup, je fais un peu plus rapide.
Pendant longtemps, je n'ai pas prêté attention aux labels. Et puis un jour j'ai, remarqué qu'Angel Olsen, Sharon Van Etten, ou encore ce sympathique Bon Iver étaient tous chez Jagjaguwar, label indépendant d'une petite ville de l'Indiana. Dans l'espoir d'y trouver d'autres artistes, j'ai ainsi découvert Okkervil River. De l'indie rock peut-être pas révolutionnaire, sans fioritures, mais pour moi efficace. J'avais déjà aimé Black Sheep Boy, leur quatrième album The Stage Names me conforte d'autant plus positivement dans cette découverte.
Avec beaucoup de collaborateurs, dont Sufjan Stevens, le premier album de Serena Maneesh est une petite perle nordique qui fait d'autant plus plaisir quand on associe généralement la Norvège avec le métal ou la musique électronique comme d'autres pays de la région tout en nous rappelant My Bloody Valentine et d'autres de leurs influences prestigieuses comme The Velvet Underground ou The Stooges.
Shugo Tokumaru sait jouer de beaucoup d'instruments. C'est ici le verbe clé. Beaucoup d'artistes font de la musique, Exit nous rappelle avec une certaine poésie qu'on devrait plutôt en jouer.
Si le dubstep n'est pas forcément le style électronique le plus accessible, et avant de devenir légèrement répétitif, Burial a réussi à faire deux très bons albums dont Untrue.
Le
troisième morceau de l'album de Matmos fera plaisir à Joker. Plus globalement c'est un peu le foutoir, étrange sans trop l'être, certainement pas fan mais ça vaut le coup au moins pour le principe de la découverte.
Tout en vous recommandant une écoute des autres albums de la liste que je n'ai pas encore mentionnés. Je finis sur Vashti Bunyan, pour laquelle je n'ai pas d'arguments. Ou plutôt je n'ai pas l'impression d'en avoir besoin. C'est Vashti Bunyan et rien que ça devrait suffire à vous convaincre. Accessoirement, c'est superbe.
Weeds.