Jeudi 12 Octobre 2006 à 13:30
#271
Il faut savoir que Zatoichi de kitano est un pur film de commande. J'adore Le cinéma de Kitano, mais je dois reconnaître que son zatoichi est une oeuvre mineure de sa filmographie, on est loin de Hana-bi (le must), sonatine, dolls (le plus pessimiste), jugatsu, ou bien encore a scene at the sea (méconnu et très contemplatif).
Hero est un film beau, avec de beaux personnages, mais avec une morale implicitement totallitaire (ah le beau rêve de l'empereur de fédérer toute les provinces de gré ou de force, pour l'Unité de la chine; et donc pour un contrôle total des minorités).
Je suis d'accord avec toi Boris sur la pseudo inventivité de l'asie sur le cinéma actuel. Il faut nuancer.
Je ne reviendrais pas sur le cinéma de Hark que je connais très mal, ni sur Woo que je connais mieux.Tu l'a bien expliqué.
On peut considérer que de grands metteurs en scène asiatiques ont émergé ces dix dernières années, et ce bien plus qu'ailleurs: Wong kar-Waï est à mon sens le fer de lance de cette nouvelle génération, avec Edward Yang (mais il n'a rien fait depuis le sublime YIYI), Hou siao sien, Kitano, Hark, et celui qui a fait memories of murder (j'ai oublié son nom, j'attends avec impatience son dernier film "the host"), Johnny To, Mamoru Oshii, Satoshi Kon, etc......(j'en oublie c'est clair).
Tandiq que dans le reste du monde, qui a émergé ? paul T anderson (mouais), wes anderson (bottle rocket et la vie aquatique whaouuuuu), Aronosfky, S Coppola, et bientôt je pense Richard Kelly (Donnie Darko), bref que des Américains.
En réalité à part les indé Américains et les Asiatiques, y'a plus personne, du moins de mon point de vue. En France euh, Luc Besson ???????? ironie quand me tiens.
Après que des studios produisent de remakes de films asiatiques ou débauchent des cinéastes asiatiques, c'est l'affaire des gros studios, ce sont les gros studios qui n'ont plus d'idée, mais pas les cinéastes indé.
Je suis d'accord, c'est pas parce que la télé se montre davantage inventive que le cinéma actuel, que cela signifie le déclin du cinéma en général. Cela signifie plutôt le déclin des grands studios. Les grands studios ne représentent pas le cinéma, mais il n'empêche qu'ils ont le pognon pour distribuer leurs bouses, donc leurs productions sont davantages "visibles" par le spectateur potentiel lambda.
D'où peut-être cette impression au sujet de la mutation du ciné asiatique, des bonnes séries, et les remakes. Ces trois dimensions peuvent-être comprises comme un nivellement par le bas de la qualité des grosses productions qui trustent les écrans (c'est valable autant pour les productions Américaines que Française, bien que je pense que la production cinématographique Française soit l'une des plus consensuelle du globe, aucune originalité, aucune prise de risque, aucune ambition, ce qui n'est pas forcément le cas aux States, dixit la trilogie Lord of the rings).
[ Dernière modification par blue-monday le 12 oct 2006 à 13h31 ]
Hero est un film beau, avec de beaux personnages, mais avec une morale implicitement totallitaire (ah le beau rêve de l'empereur de fédérer toute les provinces de gré ou de force, pour l'Unité de la chine; et donc pour un contrôle total des minorités).
Je suis d'accord avec toi Boris sur la pseudo inventivité de l'asie sur le cinéma actuel. Il faut nuancer.
Je ne reviendrais pas sur le cinéma de Hark que je connais très mal, ni sur Woo que je connais mieux.Tu l'a bien expliqué.
On peut considérer que de grands metteurs en scène asiatiques ont émergé ces dix dernières années, et ce bien plus qu'ailleurs: Wong kar-Waï est à mon sens le fer de lance de cette nouvelle génération, avec Edward Yang (mais il n'a rien fait depuis le sublime YIYI), Hou siao sien, Kitano, Hark, et celui qui a fait memories of murder (j'ai oublié son nom, j'attends avec impatience son dernier film "the host"), Johnny To, Mamoru Oshii, Satoshi Kon, etc......(j'en oublie c'est clair).
Tandiq que dans le reste du monde, qui a émergé ? paul T anderson (mouais), wes anderson (bottle rocket et la vie aquatique whaouuuuu), Aronosfky, S Coppola, et bientôt je pense Richard Kelly (Donnie Darko), bref que des Américains.
En réalité à part les indé Américains et les Asiatiques, y'a plus personne, du moins de mon point de vue. En France euh, Luc Besson ???????? ironie quand me tiens.
Après que des studios produisent de remakes de films asiatiques ou débauchent des cinéastes asiatiques, c'est l'affaire des gros studios, ce sont les gros studios qui n'ont plus d'idée, mais pas les cinéastes indé.
Je suis d'accord, c'est pas parce que la télé se montre davantage inventive que le cinéma actuel, que cela signifie le déclin du cinéma en général. Cela signifie plutôt le déclin des grands studios. Les grands studios ne représentent pas le cinéma, mais il n'empêche qu'ils ont le pognon pour distribuer leurs bouses, donc leurs productions sont davantages "visibles" par le spectateur potentiel lambda.
D'où peut-être cette impression au sujet de la mutation du ciné asiatique, des bonnes séries, et les remakes. Ces trois dimensions peuvent-être comprises comme un nivellement par le bas de la qualité des grosses productions qui trustent les écrans (c'est valable autant pour les productions Américaines que Française, bien que je pense que la production cinématographique Française soit l'une des plus consensuelle du globe, aucune originalité, aucune prise de risque, aucune ambition, ce qui n'est pas forcément le cas aux States, dixit la trilogie Lord of the rings).
[ Dernière modification par blue-monday le 12 oct 2006 à 13h31 ]
blue monday, misanthrope ? Affirmatif ! Anarchiste ? No comment !
