Le 03/08/2015 à 12:05, Dr_Z avait écrit ...
Le 03/08/2015 à 10:54, Superarcanis avait écrit ...
J'ai pensé à une question similaire en lisant son post. Qu'entends tu par "se faire taper dessus" ?
Assumer ses propos face à l'opprobe, et donc assumer d'être vu comme un raciste, un con tout ça ?
Ou assumer de se faire taper dessus par l'Etat, donc pénalement ?
Je pense à la première option. Les propos racistes condamnés par l'état, c'est pour éviter les incitations à la violence, non ? Juridiquement, quand est-ce que l'on est condamnable ?
L'autre cas où je considère que la liberté d'expression n'a pas à être invoquée, c'est la protection de la vie privée, mais on n'aborde pas le sujet.
Le problème c'est que tout ne se résume pas aux catégories sexistes/raciste/homophobes/etc (on va dire catégorie "propos généraux) et vie privée. Il y a aussi tout ce qui relève des attaques personnelles comme l'injure ou la diffamation.
Franchement, si je commence à balancer des monstruosités sur une population, est-ce que c'est moins condamnable que si je cible un membre de cette population et je balance les mêmes monstruosités juste sur lui ?
Et là où ça devient compliqué, c'est qu'il devient difficile à un moment de faire la distinction entre les propos généraux et les attaques personnelles. Si tu as un black en face et que tu balances une grosse saloperie sur les blacks en précisant "mais c'est général, je ne te vise pas", tu ne penses pas que le black devrait se sentir choqué ?
Bref, c'est compliqué de laisser dire pour les propos généraux, et de condamner pour tout ce qui individuel.
Après je ne saurais pas te dire quand quelqu'un peut être condamné pour des propos racistes. Y a pas de grille, juste des exemples. Et puis je pense que ça dépend plus du contexte que des propos eux mêmes.
Pour les autres cas de restriction à la liberté d'expression, y en a d'autres. Je pense à tout ce qui est secret professionnel ou secret industriel, propos négationnistes, apologie de crimes ou du terrorisme. Ou même de manière générale tout ce qui peut constituer des délits ou crimes divers (si je dis à quelqu'un comment réaliser tel délit, je peux être considéré comme complice, et j'aurai du mal à me retrancher derrière ma liberté d'expression).
Et puis y a aussi tout ce qui relève du domaine du visuel dans les limites à la liberté d'expression, il n'y a pas que les écrits et les paroles. On ne peut pas tout montrer à tout le monde en toute circonstance ...