Le 18/01/2015 à 20:34, NewMilenium avait écrit ...
Le 18/01/2015 à 20:02, Superarcanis avait écrit ...
New, nous parlons de lois divines posées par un être transcendantal étant à la fois l'alpha et l'omega de toutes choses existantes, qui ont existées ou qui existeront, et dont les desseins nous échappent tant l'humanité n'est qu'imperfection. Donc tu as tord, point barre.
Face à mon dieu (qui accepte les minuscules au "d"), appelé réflexion_raisonnement_et_logique, ceci n'est qu'une faute, que mon gros pavé page précédente corrige.
Boris > je te l'ai dit y'a quelques années déjà... ta fascination malsaine pour les gens pourris connus est bizarre. (Soral, Durendal, ...)
Mon petit post volontairement provocateur n'avait d'autre vocation que montrer que le sujet est complexe et qu'il doit surtout être posé comme il faut : Le droit au blasphème, mais quel droit ?
Il se pose de manière religieuse, puisque c'est une notion religieuse au départ. Et là, la logique qui s'impose, c'est en gros celle de mon post précédant, à moins que tu ne puisses débattre avec la personne en face sur l'interprétation des textes sacrés dans le meilleur des cas.
Il se pose de manière juridique, et là c'est simple, rien interdit le blasphème. Mais tu peux être sanctionné pour d'autres motifs à l'occasion d'un blasphème.
Et puis y a la question sociétale, et là finalement ca revient à se demander ce qui prime : les convictions religieuses (la volonté d'un être tout puissant mais dont l'existence n'est pas partagée par tous) ou le droit qui trouve ses sources dans les notions Républicaines (l'intérêt général mis en oeuvre par une puissance légitime humaine et pour tous). La République permet certaines moqueries, une pratique de la religion l'interdit. Ceux qui veulent faire application des deux doivent faire des concessions, car les deux sont inconciliables dans leur intégralité.
Pour le reste, il est impossible de définir clairement ce qu'est la dérision et ses limites. C'est comme le beau ou le méchant, c'est trop subjectif pour qu'on puisse définir un cadre clair. Il y aura toujours des gens pour estimer qu'une dérision va trop loin.
Sur ce sujet, je rejoins d'ailleurs Nicolas BEDOS qui est intervenu au Grand journal cette semaine. Il avait fait un sketch à On n'est pas Couchés, où il interprétait une caricature de musulman des quartiers, avec l'accent et la barbe, tout en lui faisant dire des trucs qui le rendait sympathique (condamnation du terrorisme, tout ca). Et derrière il reçoit des menaces de musulmans, alors que son sketch était tourné vers la tolérance envers les musulmans qui condamnaient eux aussi les attentats ... En gros, il dit que ce n'est pas une raison de se coucher et qu'il n'est pas question de vivre dans une société asceptisée où tout le monde prendrait garde à ne pas "choquer" autrui.
Sur un sujet annexe,
vous avez peut être reçu par mail un courrier qui circule de Caroline Alamachère présenté comme une réponse de Charlie Hebdo à
M. Moussaoui, (ca date de 2012). Elle a donc ressurgi tout récemment sur le net. Je vous invite à lire ce
communiqué de Charlie Hebdo qui explique en gros que ce courrier n'émane pas d'eux. Et si vous avez reçu ce courrier d'un contact, je vous invite à lui renvoyer ce communiqué pour qu'il puisse le renvoyer à tout ceux à qui il avait envoyé ce courrier. Et à lui indiquer de faire preuve d'un peu moins de zèle et de vérifier ce qu'il envoie, plutôt que de bêtement transmettre sans vérification.