Le courant que " représente " Noirham c'est pas 90 % des féministes, c'est juste les intersectionnelles qui sont sans doute au féminisme ce que Durendal est à la critique ciné. Et au passage, madmoizelle.com, je suis sur que les intersectionnelles trouvent que c'est trop soft/raciste/classiste ou je sais pas quoi
Les intersectionnelles c'est assez simple à comprendre : tu joues à Pokémon avec les points d'oppression. Si t'arrives à devenir non-cis noire lesbienne juive handicapée sociale (copyright Kirby) tu deviens le boss de l'arène et peux te comporter comme la pire des merdes sans avoir de compte à rendre à la société. Au début du jeu, t'es juste un pauvre male hétéro CIS blanc qui a tort (sauf si il dit qu'il a tort, car comme il a tort ça lui donne raison).
A partir de là les rapports sociaux sont simples : coupable/victime, oppresseur/opprimée, on soutient systématiquement là ou y a plus de femmes et de noirs pis comme on fait beaucoup de cyber-indignation ça laisse pas trop de temps pour lire et apprendre l'histoire, la philo ou l'art des nuances. T'ajoutes à ça le concept d'appropriation culturelle (s'intéresser à une culture étrangère = la voler = mal) qui lui justifie le fait que tu puisses être totalement inculte et ignare c'est bien ça prouve que tu captes pas la culture des autres, et t'as la panoplie de l'intersectionnelle, avec ses études américaines truquées, ses concepts en anglais de bonne colonisée mentale et ses réactions épidermiques : quand un blanc meurt on gueule qu'on en parle moins quand c'est des noirs, quand un noir meurt on gueule qu'on en parlait plus quand c'était un blanc...
Et là je parle que question concepts directeurs. Si je devais y aller sur une approche disons psychanalytique, j’affinerai en précisant que c'est une grosse bande de buses.
Boris.