Tu vas rire mais en fait, je ne joue pas à Wow... bien que tous mes potes y sont...
Sinon, étant donné que j'ai découvert le fan art de blizzard
ici, oui, j'aime bien Wow! (la Horde vaincra!^^)
Sinon, pour les thons, ils viendront, ils viendront...
Si j'arrive à terminer l'extension, je compte faire la suite, avec Décadence de Tellure et un bon lot de multicolores puis Renaissance de Tellure, la dernière devrait être bien chargé de gros thons!^^
et avant que ça devienne une extension officielle, arf arf arf, y'a encore du boulot... faudrait déjà que je me remette à jouer!^^
Et voilà la suite de la storyline:
Chapitre 3: L'émissaire
Du haut de sa tour dominant une grande partie de Hurlemort, Gorgol pesta. Il jeta ses fioles par terre où elles se brisèrent, répandant d'étranges et fumants liquides sur le dallage gris. Le sorcier se précipita sur son balcon et hurla de toute ses forces:
"Pourquoi?!"
Un faible écho lui répondit. Il contempla d'un air las le paysage. Hurlemort. Des contrées désertées par la vie elle-même. Des kilomètres et des kilomètres de noirceur, d'abomination attendant patiemment leur prochaine proie sous la fange, des arbres morts qui tendaient pitoyablement leur branches tordus vers des cieux impassibles. Au loin se dressaient les toits de Némès, le capitale de Hurlemort, si on pouvait appeler ça une capitale.
Gorgol y avait fait un bref séjour lors de son arrivée à Hurlemort: il avait trouvé des brigands, des assassins, des taverniers véreux, des maquereaux et des prostituées, des sorciers comme lui. Une zone aussi instable que les pires plans du multivers. L'économie fluctuait selon le nombre de morts quotidiens. Les cadavres étaient volés, utilisés pour des expériences, revendus, ou bien mangés par les pestiférés ou les horreur qui se cachaient dans l'ombre.
Gorgol avait préféré la solitude et s'était enfermé dans une tour, au calme, pour pratiquer une magie encore difficile, la nécromancie. Et par dessus tout, Gorgol souhaitait créer la vie. Il voulait être un créateur. Il ne voulait pas que de simples poumons décharnés fonctionnent à nouveau, il voulait faire jaillir ces poumons de nulle part. Créer un être vivant sorti du néant à partir d'un corps sans vie.
Hélas, toutes ses tentatives se soldaient par des échecs!
Les morts-vivants qu'il invoquait ne faisaient pas long feu, quant à ses créatures, elles naissaient en hurlant, souffrants des tourments insurmontables avant de mourir aussi rapidement qu'elles étaient nées.
"Pourquoi est-ce que je n'y arrive pas? Tout me semble pourtant correct, ça devrait marcher..."
Gorgol avait volé des grimoires traitant de sujets occultes, de mort et de vie, de non-mort, d'au-delà. Il s'était isolé en haut d'une gigantesque tour, car des rumeurs circulent comme quoi le mana est de meilleur qualité en altitude. Mais rien ne se passait.
"Suis-je maudit? Pourquoi?"
Quelque chose bougea dans son dos. Il se retourna.
"Qui va là?"
Pas de réponse. Pourtant, Gorgol avait une sale impression. Il sentit quelque chose de froid sous sa gorge, et put observer une lame de couteau collée sur son cou. Une voix murmura à son oreille:
"Vous voulez vraiment réussir?"
Il se dégagea et se retourna. Il eut la surprise de constater qu'une femme se tenait devant lui. Elle était habillée d'un bleu sombre, enveloppéedans une grande cape noire. Son visage était masqué par un grand capuchon. Gorgol la regarda un moment, et en conclut qu'elle avait assez de formes et de charmes pour damner un prêtre de Soufflerage, mais pas pour duper un nécromant de Hurlemort. Surtout pas lui.
Il remarqua aussi que son bras droit était caché sous les replis de la cape, qui s'était teintée de pourpre à cet endroit. Visiblement, le gardien de la tour avait sûrement eu un maigre repas avant de s'endormir à tout jamais...
Une vague de colère monta en lui; ses échecs répétés le rendaient acariâtre. Il abaissa sa main et un éclair noir fulgura vers la femme. Avant de se dissiper dans l'air, à quelques centimètres du capuchon. Un ricanement envahit les lieux.
"Vous ne pensez tout de même pas que ça allait marcher aussi facilement?
_Qui êtes-vous? Qu'est-ce que vous me voulez?
_Répondre à la première question ne vous avancerait à rien. Pour ce qui est de la suite, mon maître souhaite vous voir.
_Ah? Dites-lui qu'il peut aller se faire voir!
_Vraiment? Vous ne pensez pas ce que vous dites, n'est-ce pas."
Gorgol essaya une deuxième fois, avec un autre sortilège. Même résultat. En riant, la femme s'avança. Instinctivement, le sorcier recula et se cogna contre son balcon. Quelques centimètres le séparaient d'une chute vertigineuse.
"Allons, ne faites pas l'enfant, Gorgol. Ou devrais-je plutôt dire...
_Taisez-vous!
_Soit... Je vais compter jusqu'à trois. Et après cela nous aurons une conversation censée, comme des adultes. Sinon, je serai dans l'obligation de vous assomer.
_Que!
_Un...
_Vous n'avez...
_Deux...
_C'ets bon, c'est bon, je me calme...
_Et trois. Vous voyez. Maintenant, écoutez-moi bien: mon maître souhaite vous voir. Le plus rapidement possible. À vrai dire, il ne souhaite pas. Il ordonne que vous veniez à lui.
_Et pourquoi?
_Il a du travail pour vous.
_Quel genre de travail.
_Moi-même je n'en sais rien.
_Et si je refuse?
_Je crois que vous n'avez pas le choix."
Gorgol se retourna et regarda le paysage. Un lieu décharné, à son image. Il était inutile d'essayer de tuer cette femme. Apparemment, tous ses sortilèges se brisaient contre une aura protectrice. Et que ferait-il ensuite, à bout de forces? Elle prendrait l'ascendant. Gorgol savait reconnaître un assassin quand il en voyait un. Or, un sorcier se défend contre les sorts, pas contre les lames. Il n'avait pas le choix, effectivement.
Enfin, si... Il regarda le sol en contrebas. Avec de nombreux sortilèges, il pourrait amortir sa chute. Et il aurait le temps de préparer la riposte, de prendre la fuite. Était-ce bien judicieux? Peut-être pas, mais Gorgol avait son honneur.
Il enjamba la rambarde et se jeta dans le vide. Aussitôt, il proféra un chapelet de murmures et des filaments noirs l'enveloppèrent. Il continua à psalmodier, puis s'aperçut que la femme avait elle aussi sauté. Dans une position aérodynamique, elle arriva à sa hauteur et dit méchamment:
"Vous croyez vraiment que c'est la solution?"
Il lui prit violemment le bras et les filaments disparurent.
"Misérable! Tu vas nous tuer!"
Mais la femme ricanait. Alors qu'ils s'approchait du sol, un gigantesque pentagramme apparut dans la boue. Il luisait d'une lumière vive, et alors que Gorgol et son agresseur auraient dû s'écraser sur le sol, ils disparurent dans le néant...
[ Dernière modification par wagul le 26 mai 2007 à 17h41 ]
Hé toi! oui toi!!!
Si tu te sens l'âme d'un démon, viens un peu par là:
Good to be bad