Le 15/06/2012 à 22:46, Kakita_Kirby avait écrit ...
Jamais lu la comtesse de Ségur, mais en quoi c'est moche ?
Les enfants des milieux populaires sont toujours caractérisés par :
- Leur laideur
- Leur abjection
- Leur malhonnêteté
Aucun personnage de riche n'est totalement négatif dans des romans comme " les bons enfants " par exemple alors que tous les pauvres qu'on voit sont des pourris. A un autre moment y a un affrontement entre bandes, les gosses de riches qui sont évidemment les gentils se font appeler, je cite, " les bons français " tandis que les autres ont un nom à consonnance italienne, ce qui montre que bien que méchants = immigrés.
Dans " les petites filles modèles " y a un passage que j'ai toujours trouvé puant : un cheval s'emballe dans une espèce de carosse. Le cocher est tué sur le coup et l'auteur te traite ça en une ligne genre on s'en tape. En revanche, l'aristo dedans qui est blessée, tu sens que c'est le drame absolu et que si elle s'est cassé un ongle faut ouvrir une cellule psychologique. Et c'est pas l'avis des personnages mais l'avis de l'auteur, qui prend un point de vue plutôt " objectif " pendant la scène.
Dans les histoires de Cadichon, par exemple, le gamin riche qui fait une connerie finit par se racheter, alors que les espèces de petits caïds des " bons enfants " restent des enculés jusqu'au bout.
Dans " Un bon petit diable " là c'est les " nouveaux riches " qui en prennent plein leur gueule genre ils ont aucun gout/ils se la pètent/ils se foutent de la gueule des aveugles. C'est plein de bonne charité chrétienne dégoulinante et même la critique de l'intégrisme ( l'orphelinat digne de Rémy sans famille avec ses intégristes religieux ) est plutôt opposée au bon christianisme raisonnable qu'à autre chose ; notons d'ailleurs qu'un des intégristes tarés finit avec la fille du gros bourgeois, genre " tout ça c'est la même engeance ". Le héros lui épouse une fille aveugle et ils ont plein de beaux enfants, snif !
Boris, oui, je peux encore vous surprendre.

