Le 30/05/2012 à 21:32, Anastaszor avait écrit ...
Effectivement, pas partagé. Mais je trouve dommage que tout le monde se planque derrière un "t'as pas testé tu peux pas comprendre" sans justement chercher les tenants et les aboutissants de la chose et pourquoi ca s'est terminé comme ca, au lieu de se laisser porter tant que tout va bien.
A la fin ca donne des histoires plus ou moins hallucinantes : "tu veux pas m'expliquer là parce que je comprends pas (ndt : 'merde, comment ca se fait que je l'aie pas vu venir') ? - euh nan. bye. (ndt : 'il est vraiment trop con')"
après ma vision est petet foireuse once more, mais vu que personne n'a ou ne veut distribuer l'explication, spas gagné.
Ta vision est foireuse parce que tu fais une espèce de distingo caricatural entre " couple qui va bien " et " couple qui va mal ", alors que c'est immensément plus compliqué que ça. Y a toujours des trucs qui ne fonctionnent pas dans un couple, le couple c'est le lieu de frustration et de compromission par excellence. Ma mère aurait 50 bonnes raisons de quitter mon père et lui en aurait tout autant, et pourtant ils sont ensemble depuis plus de trente piges.
T'es encore plus dans le champ que mon pote de Neuville-les-Decize si tu crois que personne ne se remet en question quand il s'est fait larguer. C'est l'exact contraire. Tout le monde cherche ou il a merdé, pourquoi, comment, quand. Neuf fois sur dix, la question c'est pas pourquoi on t'a quitté, mais comment ça se fait qu'une personne te quitte alors que pour les mêmes raisons elle t'aimait avant. Comment il se fait qu'un type de comportement séduit quelqu'un un jour et lui répugne le lendemain. On dit qu'on ne voit pas les défauts de l'autre quand on est amoureux, je pense que c'est faux ; on les voit mais on s'en tamponne, et quand le coup de foudre est passé, on reste face à toutes les mesquineries, toutes les contradictions de l'autre.
Et c'est trop con de partir du principe que celui qui largue a raison et l'autre tort. Si je prends mes 4 " vraies " relations, 2 sur 4 ont essayé de retourner avec moi après, alors que c'est de loin les deux qui avait objectivement de très bonnes raisons de me quitter. Je vais pas me sentir coupable parce que je rappelais à une fille la réincarnation du violeur de sa grand-mère ( true story ! ). Si tu passes ton temps à essayer de te conformer à ce que les filles voudraient que tu sois, tu vas perdre le seul truc qui peut te sauver la mise : ta singularité. Si t'es le stéréotype du brave gars sans aspérité, personne ne te détestera, et personne ne t'aimera. Je dégoute 80 % des femmes. Sauf que parmi le reste, il y en a genre 3 % qui tombent amoureuses, et ça suffit plus que largement.
Boris.