Le 20/09/2011 à 18:47, black-monday avait écrit ...
Putain c'est chaud ça, je savais pas. Je comprends pourquoi t'es un écorché vif. La trahison du meilleur pote, putain j'imagine même pas...
Ce qui s'est passé, si tu veux, c'est que mon meilleur pote et moi on a flashé sur la même nana, qui était une de ses amies à la base.
Donc je lui dis " mec, on a un problème : on la veut tous les deux. On se démerde comment ? ". Ce type ayant un gros complexe avec les femmes ( aujourd'hui, il est encore puceau a 23 ans ) me dit non, Boris, t'inquiète pas, je m'en fous de cette fille. Donc je fonce et miracle, j'intéresse la fille à mort et deux semaines après on est ensemble. Le problème c'est qu'elle est un peu néo-nazie et que bon vous connaissez mes côtés crevards, ses délires racistes tout le temps, je pouvais pas m'empécher de me foutre de sa gueule et elle ne supportait plus.
Dans mon dos, elle va donc le voir pour se rencarder sur le mode " Toi qui le connait bien, tu peux me dire si Boris est toujours un tas de merde ou si c'est spécifiquement pour moi ? ". Evidemment il saute sur l'occasion " Ah bon ? Je suis surpris ! J'ai toujours vu Boris être un grand romantique et ne jamais dire un mot plus haut que l'autre ! Il doit vraiment en avoir rien à foutre de toi ! " et forcément le lendemain, je me fais larguer par texto, la grande classe.
Là ou ça va devenir réellement drôle ( avec le recul forcément ) c'est que le mec espérait me piquer mon ex, qui n'en avait rien à foutre de lui, et il va piger ça assez vite. Donc histoire de balancer le bouquet final, il en vient à psychoter puisque si jamais on se réconcilie, on va vite deviner que c'est lui le sale con de l'histoire. Il se met donc à me raconter d'un côté que mon ex a balancé à toute la fac que j'étais un pédophile refoulé ( en fait c'est lui ) et à dire à mon ex que je passe ma vie à l'espionner genre névrosé sociopathe. Du coup un soir, elle et moi on décide de régler nos comptes définitivement, et on découvre le pot aux roses. Là, vraiment, j'aurais tué ce tas de merde. Aujourd'hui, je suis content de ne pas l'avoir fait, parce que quand je le vois à la fac raser les murs en ma présence comme le geignard puceau de 23 ans qu'il est, je me dis que sa vie est tellement pathétique qu'il vaut mieux ne pas y toucher.
Le problème, c'est que comme certaines personnes autour de nous m'en voulaient pour des raisons sans rapport avec cette histoire, je vais me faire envoyer chier par la quasi-totalité de mon entourage qui me dira en gros " bien fait pour ta gueule ". Y a R qui est resté clean, sauf que R, une semaine après, il tombe du toit de sa maison et il crèvera à l'hopital d'une hemorragie interne. Tout le reste de l'année, je suis allé à la fac en passant devant la maison de R, qui habitait à 400 mètres de chez moi. a l'enterrement de R, j'étais seul, parce que R ne s'entendait pas avec mes potes. Il m'avait dit " ton meilleur ami, là, c'est pas un gars réglo, il vendrait sa mère si il le fallait " mais je l'ai pas cru. Sans déconner, à l'enterrement, j'avais l'impression d'être le plus gros abruti sur terre.
Et puis bon, le temps a passé. Le seul enseignement que j'ai trouvé à en tirer, c'est que tes ennemis sont mille fois moins dangereux que tes amis. Je fais très gaffe à mon entourage, et si je découvre que l'un d'eux est capable, avec n'importe qui, de coups de pute comme ça, je le dégage. La sollitude, c'est pas une maladie.
Boris, faites gaffe au laxisme qu'il est tentant d'avoir envers l'attitude de vos proches.