Samedi 19 Décembre 2015 à 02:22
#3646
Ça fait un moment que je n'ai pas posté ici et c'est pourtant pas faute d'avoir écouté de la musique, donc voici en quelque sorte un post "retour sur 2015".
On va commencer par le regret de l'année :
Kendrick Lamar par-ci, Kendrick Lamar par-là, quand c'est pas lui c'est Kanye West et même je sais qu'il n'y a pas qu'eux sur la scène rap/hip hop, je n'en ai presque pas écouté cette année. Que j'ai perdu le fil, l'envie d'en écouter ou plutôt que j'étais concentré sur autre chose, toujours est-il que dans ce rayon j'ai clairement loupé le coche et je vais essayer si possible de rattraper ça en 2016.
Puis pour partir radicalement sur une note plus positive, mon top 5 2015 et quelques autres albums qui le suivent.
1. The Apartments — No Song, No Spell, No Madrigal
Un album exceptionnel dont je n'aurais peut-être même pas entendu parler sans le site français goutemesdisques qui en dépit de son aspect Pitchforkien réussit à dénicher de très belles choses. Pierre Lemarchand en a parlé aussi avec la superbe Twenty One qui est clairement une de mes chansons préférées de l'année. En dehors de ces sources francophones, l'album est curieusement et injustement (même si sorti sur un label français) absent de la presse musicale anglophone, y compris The Quietus qui a parfois de curieux choix légèrement en marge des autres.
@@VIDEO:youtube:Q1F1V9gwg6M@@
2. Sufjan Stevens — Carrie & Lowell
On en a déjà parlé ici, très beau nouvel album de Sufjan Stevens qui mérite tous les podiums et tops 10 que la presse veut bien lui donner. Dans l'ensemble il est même peut-être plus consistant que mon numéro 1, mais manquera juste d'une ou deux chansons qui ressortent vraiment.
3. Lakker — Tundra
Le disque qui complète le podium est peut-être bizarre, sans doute même difficile à écouter si on essaye de s'y lancer comme ça, juste pour savoir. Le décrire comme de la techno, même simplement comme référence, est aussi quelque part une injustice et joue aussi certainement dans une sorte de sous-estimation globale qui entraîne souvent une préférence pour les albums de Jlin ou Holly Herndon que j'ai pourtant appréciés aussi.
Car chez Lakker, avec cette sorte de techno "naturelle", "organique", qui va chercher dans des sons urbains et essaye d'arriver à un résultat plus aéré et planant que ce qu'on imaginerait habituellement, quelque chose se passe et je me retrouve transporté. Le moins que l'on puisse dire est que le duo dub/berlinois fait une vraie proposition que je n'ai certainement pas vue ailleurs, et elle est réussie.
4. Motorama — Poverty
Motorama est un de mes groupes de l'année, j'ai également écouté les albums précédents Alps et Calendar qui vaillent le détour, mais Poverty reste plus abouti, plus réussi, et je suis presque surpris de voir à quel point j'y retourne régulièrement et à quel point c'est toujours aussi plaisant.
5. Anna von Hausswolff — The Miraculous
La cinquième place est clairement la plus difficile à attribuer, et certainement la moins immuable. Le choix d'Anna von Hausswolff se fait là aussi sur l'effet de la découverte d'une artiste et sur la sorte de mélange proposé par l'album. Un côté Swans, un côté drone, même un certain côté metal. Le disque a aussi différents tons et se présente donc comme assez hétérogène. Sa place ici peut donc sembler une sorte de boost, mais c'était aussi pour marquer un certain intérêt.
En dehors de ces albums, j'aimerais mentionner, ou évoquer à nouveau, ceux de Laura Marling, Godspeed You! Black Emperor, H-Burns, Joanna Newsom, Courtney Barnett, Julia Holter, Blank Mass, Robert Forster, un ou deux autres que j'oublie à ce stade, et l'incontournable Remembering Mountains (compilation de chansons de Karen Dalton).
Quelques artistes intéressants piochés ici et là, avec des abums parfois sympathiques mais pas forcément suffisamment consistants et que je vais essayer de suivre : Tender Prey, Grimm Grimm, Viet Cong, U.S. Girls, Grasscut.
Enfin pour parler d'autre chose que de sorties 2015, dans mes détours récents, je suis tombé sur un de ces albums pour lesquels je me suis immédiatement demandé ce que j'avais bien pu branler pour ne pas l'avoir écouté avant. En voici un extrait :
@@VIDEO:youtube:mcZPTp-F0nE@@
Le titre de la chanson est bien Way Down Hadestown, en troisième position sur l'album "folk opera" Hadestown d'Anaïs Mitchell. Et je ne l'aime pas juste parce qu'elle me rappelle curieusement un MC et le TQSAR.
De l'autre côté du globe, en allant au Japon, si je commence à dire Hiromi et que je prends la pochette du CD, on aurait presque des raisons de craindre un album de j-pop. Loin s'en faut, Hiromi Uehara fait dans le jazz hardbop, voire fusion comme ça peut donner par exemple sur Voice.
Puis pour citer une dernière écoute récente que j'ai appréciée même si j'ai pas tout compris au truc, il y a Cubist Blues d'Alan Vega, Alex Chilton et Ben Vaughn :
@@VIDEO:youtube:S6I_qTb7FrE@@
Weeds, parce qu'au bout d'un moment faut aller se pieuter au lieu de poster sur MC.
On va commencer par le regret de l'année :
Kendrick Lamar par-ci, Kendrick Lamar par-là, quand c'est pas lui c'est Kanye West et même je sais qu'il n'y a pas qu'eux sur la scène rap/hip hop, je n'en ai presque pas écouté cette année. Que j'ai perdu le fil, l'envie d'en écouter ou plutôt que j'étais concentré sur autre chose, toujours est-il que dans ce rayon j'ai clairement loupé le coche et je vais essayer si possible de rattraper ça en 2016.
Puis pour partir radicalement sur une note plus positive, mon top 5 2015 et quelques autres albums qui le suivent.
1. The Apartments — No Song, No Spell, No Madrigal
Un album exceptionnel dont je n'aurais peut-être même pas entendu parler sans le site français goutemesdisques qui en dépit de son aspect Pitchforkien réussit à dénicher de très belles choses. Pierre Lemarchand en a parlé aussi avec la superbe Twenty One qui est clairement une de mes chansons préférées de l'année. En dehors de ces sources francophones, l'album est curieusement et injustement (même si sorti sur un label français) absent de la presse musicale anglophone, y compris The Quietus qui a parfois de curieux choix légèrement en marge des autres.
@@VIDEO:youtube:Q1F1V9gwg6M@@
2. Sufjan Stevens — Carrie & Lowell
On en a déjà parlé ici, très beau nouvel album de Sufjan Stevens qui mérite tous les podiums et tops 10 que la presse veut bien lui donner. Dans l'ensemble il est même peut-être plus consistant que mon numéro 1, mais manquera juste d'une ou deux chansons qui ressortent vraiment.
3. Lakker — Tundra
Le disque qui complète le podium est peut-être bizarre, sans doute même difficile à écouter si on essaye de s'y lancer comme ça, juste pour savoir. Le décrire comme de la techno, même simplement comme référence, est aussi quelque part une injustice et joue aussi certainement dans une sorte de sous-estimation globale qui entraîne souvent une préférence pour les albums de Jlin ou Holly Herndon que j'ai pourtant appréciés aussi.
Car chez Lakker, avec cette sorte de techno "naturelle", "organique", qui va chercher dans des sons urbains et essaye d'arriver à un résultat plus aéré et planant que ce qu'on imaginerait habituellement, quelque chose se passe et je me retrouve transporté. Le moins que l'on puisse dire est que le duo dub/berlinois fait une vraie proposition que je n'ai certainement pas vue ailleurs, et elle est réussie.
4. Motorama — Poverty
Motorama est un de mes groupes de l'année, j'ai également écouté les albums précédents Alps et Calendar qui vaillent le détour, mais Poverty reste plus abouti, plus réussi, et je suis presque surpris de voir à quel point j'y retourne régulièrement et à quel point c'est toujours aussi plaisant.
5. Anna von Hausswolff — The Miraculous
La cinquième place est clairement la plus difficile à attribuer, et certainement la moins immuable. Le choix d'Anna von Hausswolff se fait là aussi sur l'effet de la découverte d'une artiste et sur la sorte de mélange proposé par l'album. Un côté Swans, un côté drone, même un certain côté metal. Le disque a aussi différents tons et se présente donc comme assez hétérogène. Sa place ici peut donc sembler une sorte de boost, mais c'était aussi pour marquer un certain intérêt.
En dehors de ces albums, j'aimerais mentionner, ou évoquer à nouveau, ceux de Laura Marling, Godspeed You! Black Emperor, H-Burns, Joanna Newsom, Courtney Barnett, Julia Holter, Blank Mass, Robert Forster, un ou deux autres que j'oublie à ce stade, et l'incontournable Remembering Mountains (compilation de chansons de Karen Dalton).
Quelques artistes intéressants piochés ici et là, avec des abums parfois sympathiques mais pas forcément suffisamment consistants et que je vais essayer de suivre : Tender Prey, Grimm Grimm, Viet Cong, U.S. Girls, Grasscut.
Enfin pour parler d'autre chose que de sorties 2015, dans mes détours récents, je suis tombé sur un de ces albums pour lesquels je me suis immédiatement demandé ce que j'avais bien pu branler pour ne pas l'avoir écouté avant. En voici un extrait :
@@VIDEO:youtube:mcZPTp-F0nE@@
Le titre de la chanson est bien Way Down Hadestown, en troisième position sur l'album "folk opera" Hadestown d'Anaïs Mitchell. Et je ne l'aime pas juste parce qu'elle me rappelle curieusement un MC et le TQSAR.
De l'autre côté du globe, en allant au Japon, si je commence à dire Hiromi et que je prends la pochette du CD, on aurait presque des raisons de craindre un album de j-pop. Loin s'en faut, Hiromi Uehara fait dans le jazz hardbop, voire fusion comme ça peut donner par exemple sur Voice.
Puis pour citer une dernière écoute récente que j'ai appréciée même si j'ai pas tout compris au truc, il y a Cubist Blues d'Alan Vega, Alex Chilton et Ben Vaughn :
@@VIDEO:youtube:S6I_qTb7FrE@@
Weeds, parce qu'au bout d'un moment faut aller se pieuter au lieu de poster sur MC.
Si vis pacem para bellum
