Le 01/03/2015 à 12:05, Kakita_Kirby avait écrit ...
Des féministes. J'essaie d'expliquer que dire à un RMIste que c'est un dominant, c'est vraiment pas une bonne idée, mais on m'a répondu "oui mais c'est vrai".
Après, la logique serait une construction du patriarcat pour les oppresser (toi y compris Talen, quand je dis que 1+1=2, c'est parce que je trouve que t'es un sale gayzou)
Le problème, c'est que ces féministes citent souvent des sociologues (et d'ailleurs, les citent mal, en particulier Judith Butler) qui ont étudié la question de l'intersectionnalité, à savoir le lieu de croisement des oppressions. Sauf que Judith Butler le dit elle-même : l'intersectionnalité, ça ne marche pas comme une simple addition, genre "les noirs sont opprimés comme ça, comme ça et comme ça, les femmes comme ceci et ceci, donc une femme noire est doublement opprimée".
Après, je trouve que refuser certaines choses, faire semblant de ne pas comprendre, ou résumer le féminisme a de la bêtise, c'est tout de même un peu choisir de faire l'aveugle.
Le RMIste n'est pas dominant en tant que tel, mais dans une société qui lui apprend insidieusement une certaine place de l'homme ou une certaine place de la femme, qu'il soit RMIste ou pas n'empêche pas qu'il ai des rapports, disons aux femmes, qui soit influencé par ce que la société lui en a dit.
Le problème, c'est quand on essaye de faire de la socio de comptoir en réfléchissant en absolus. La sociologie, ça étudie les faits sociaux, les trajectoires sociales et les cadres de réalisations de ceux-ci. Les féministes comme l'anti-féminisme primaire font la même bêtise en réfléchissant en absolus.
Autre motif d'orgueil, que d'être citoyen ! [Les citoyens] doivent travailler devant la majestueuse égalité des lois, qui interdit au riche comme au pauvre de coucher sous les ponts, de mendier dans les rues et de voler du pain.