C'est un peu triste mais tu me fais penser à ces universitaires qui ne sont plus capables d'apprécier autre chose qu'un classique de la littérature parce qu'ils analysent tout.
Faudrait savoir. Un coup je regarde que des machins dont tout le monde se fout un coup j'ai des gouts d'universitaires académiques, c'est l'un ou l'autre mais les deux ensemble c'est pas possible. Disséquer et analyser ça ne m'a jamais empêché de prendre mon pied devant Kung-fu masters ou Cette nuit je m'incarnerai dans ton cadavre (sisi, ça existe, c'est sur mon blog

). Cette méfiance qui vire à la paranoia anti-critique, je trouve ça démago et bête. Je suis prêt à parier que t'as jamais lu un livre de ciné fait par un universitaire (comme tous les gens qui parlent de " la critique " en général sans pouvoir donner un seul nom) parce que si tu lisais Jacques Lourcelles, peut-être le plus érudit de tous les cinéphiles français, défendre Le fils de Dracula, ou Jean-Marie Sabatier qui est fan d'Hercule contre les vampires, tu te rendrais compte que ta vision ultra-simpliste des cinéphiles est totalement biaisée.
à trop voir comment c'est fait, tu perds en sensibilité.
Lieu commun. Lourcelles, Sabatier ou d'autres (Kael, Tavernier) ont cent fois plus de sensibilité que tous les youtubeurs ciné du monde, et ce sont tous des gens qui s'intéressent à la forme. N'importe lequel de leurs écrits prouve que ton assertion est totalement fausse. Lisez le texte de Lourcelles sur Blanche-Neige, et osez me dire qu'il n'y a aucune sensibilité derrière.
Tu comprends ? Là où les gens voient un dessin d'enfant, beau, mignon, qui fait sourire, le critique d'art voit les défauts et les détails techniques, et honnêtement le critique d'art est chiant et nous emmerde avec sa vision , peut être de bon goût, mais oh combien étroite.
Le critique d'art il voit des films que tu ne regarderas jamais, il a probablement fait la démarche intellectuelle d'aller s'ouvrir à plein de genres que tu ignores, d'aller rencontrer plein de gens qui pour toi ne sont que des techniciens sans âme, il est allé découvrir de cultures dont tu te fous totalement et c'est lui qui t'emmerdes avec sa vision étroite ?
C'est d'une prétention hallucinante.
Pour finir, ce n'est pas parce qu'on regarde un Besson qu'on est incapable d'aimer autre chose
Quand je vois ta vision de la critique je me dis que ton admiration pour Besson est un problème infiniment petit comparativement à ta haute opinion de toi-même et de ton absence de curiosité (et de respect pour ceux qui en ont).