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Borislehachoir

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Envoyé par Borislehachoir le Vendredi 25 Janvier 2013 à 20:14


Gogo-gadgeto-exhumation de critique de 2011 :

Brodie ( John Gielgud ), agent secret, est déclaré mort en service pour être envoyé sous couverture afin de dénicher un espion allemand, à l’aide de sa « femme » Elsa ( Madeleine Carroll ), courtisée par le séduisant Marvin ( Robert Young ), et du Général ( Peter Lorre ), tueur mexicain sans pitié et amateur légèrement excessif de jeunes demoiselles.
C’est le seul film d’espionnage que j’ai pu voir ou les intrigues sentimentales sont plus intéressantes que l’action. En effet, entre John Gielgud qui ne branle rien de tout le film ( palme du héros le plus passif de l’histoire du cinéma ! ) et Peter Lorre, oui, M le maudit c’est lui, qui surjoue complètement dans des scènes grotesques ou il improvise un accent mexicain débile, il semble difficile de croire que l’intrigue politique intéresse Hitchcock, bien que deux scènes essentiellement ( le meurtre du suspect par Lorre et la découverte d’un cadavre sur un piano ) relèvent le niveau de l’ensemble. Robert Young vole sans problème la vedette à l’inexpressif Gielgud dont il est un peu difficile de comprendre l’amour que lui porte Madeleine Carroll tant, désolé, il a un balai dans le cul. Au moins, Peter Lorre semble bien s’amuser et l’on se surprend au fur et à mesure du film à s’intéresser plus à son cabotinage décalé qu’à la recherche de l’espion, qu’on devine qui plus est assez vite. A échelle bien plus mineure que dans les 39 marches, ce qui est plus réjouissant ici est la décontraction quasi-parodique du film, ou rien ne semble très grave et ou les personnages donnent l'impression d'attendre que Marcel Béliveau leur avoue que c’est une caméra cachée. Le décalage entre ce traitement délibérément superficiel et la gravité du scénario sur le papier ( Lorre et Gielgud assassinent un sympathique innocent en voulant tuer l’espion ) fait qu’il est difficile de rentrer dans le film, qui dénote parfois d’un certain manque de rigueur. Jugé logiquement mineur dans l’œuvre de Hitchcock par les historiens, ce petit film plus qu’imparfait n’est toutefois pas désagréable à regarder et fait rire faute d’impliquer un minimum le spectateur émotionnellement

Précisons que le Général = Peter Lorre, et que mon insistance sur son surjeu n'était visiblement pas exagérée. En revanche, j'ai vu quelques Hitchcock encore pire dont l'insupportable Junon et le paon. Reste que Mendeed a raison et que c'est un film absolument médiocre.

Boris.

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Borislehachoir

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Envoyé par Borislehachoir le Mercredi 30 Janvier 2013 à 12:59


Queen Kelly ( Erich Von Stroheim, 1932 )

La reine Regina V fait pression sur son cousin, le prince Wolfram ( Walter Byron ) pour qu’il l’épouse. Wolfram tombe amoureux de la jeune Kitty Kelly ( Gloria Swanson ), engendrant la colère de la reine qui fait enfermer Wolfram alors que Kelly tente de se suicider.
Si parfois le spectateur moderne peut se demander ce qui a justifié la censure de tel ou tel film jugé trop osé en son temps, le même spectateur ne devrait pas se poser la question longtemps devant ce Queen Kelly : séduction à base de jetage de culotte au visage ( on notera l’élégance absolue du prince qui la renifle ostensiblement ! ), dîner aux chandelles se terminant par une Kitty Kelly totalement saoule mais surtout en chaleur, exhibitionnisme de la reine Regina qui se promène nue dès la scène introductive et j’en passe, on peut par contre être intrigué à propos du fait que des financiers ont confié à un pervers comme Stroheim le soin de réaliser une superproduction de ce type en espérant qu’il ne dérape pas… espoirs qui heureusement pour nous ont été trompés.
Le génie de Stroheim, c’est que contrairement à d’autres provocateurs qui firent scandale en leur temps sa folie libertine et ses obsessions sexuelles ne paraissent jamais forcées mais semblent simplement provenir directement d’un esprit à mi-chemin entre le génie et la maladie mentale. J’en prends pour exemple la scène ou le prince Wolfram met le feu au couvent, scène déjà osée en soi mais surtout traitée avec une légèreté de ton et une insouciance qui paradoxalement poussent la provocation encore plus loin, comme si le réalisateur nous disait " rho, c’est pas grave hein, on ne va pas en faire une montagne ". Les scènes de fin ou Kelly rencontre son futur mari, sorte d’arriviste dégénéré et lubrique dont Stroheim ne cesse de filmer le visage déformé par le désir sexuel, nous font amèrement regretter de ne pas disposer de la suite.
Car, et c’est là que le bas blesse, Queen Kelly est un film mutilé que Stroheim ne put achever, et qui se termine comme un excellent roman qu’on aurait coupé en deux. La fin voulue par Gloria Swanson est insupportable de bêtise et de conformisme et donne une impression conjointe de bâclage et de volonté de rattraper le coup ; trop tard, car pour notre grand bonheur Stroheim avait dépassé allègrement les bornes, et quand bien même il fut dans l’impossibilité de terminer ce film - qui sera d’ailleurs son dernier - il n’en reste pas moins que ce Queen Kelly inachevé reste une sacrée merveille, qui se regarde avec la même fascination amusée en 2013.
( et franchement, si après ça vous continuez à considérer le muet comme quelque chose de poussiéreux et d’académique, vous êtes vraiment des quiches )








Détention ( Joseph Kahn, 2010 )

Riley ( Shanley Caswell ) est une adolescente loser comme on en a vu beaucoup. Lorsqu’un tueur en série commence à s’en prendre aux élèves de son lycée, Riley découvre que beaucoup de choses la ramènent en 1992.
Mon résumé est à chier mais en fait c’est certainement un machin impossible à résumer tellement Kahn pousse le portnawak, l’hystérie visuelle et la déconstruction dans tous les sens. Vous vous souvenez de Scream, avec ses héros rompus aux films d’horreur ? Découvrez Detention, le film d’horreur ou les héros sont coincés entre 153 références plus ou moins bien intégrées au récit. On trouvera donc : un rappeur canadien anti-végétarisme, une scène de colle collective à la Breakfast Club, un improbable croisement La Mouche/Spiderman qui ne sert à rien, des parodies réussies de Saw, un ado sosie de Donnie Darko qui a passé 20 ans en colle, une machine à remonter dans le temps en forme d’ours géant, un proviseur qui parle comme le gouverneur de Californie, un combat entre Patrick Swayze et Steven Seagal et la formule de Retour vers le futur
Bref, ça part dans tous les sens et il est très probable que l’aspect hyper-foisonnant et déjanté du film le rende culte dans quelques années, à condition qu’on oublie de se poser la question : est-ce un bon film ?
Non, ce n’est pas un bon film. L’accumulation de private jokes et de citations devient extrêmement casse-couille très vite et on se retrouve avec le sentiment d’avoir la marionnette de Nikos Aliagas dans les Guignols de l’info qui a enfin réalisé son film top buzz tweet clash vdm kiwi, et à vouloir suivre 19 directions différentes le scénario est infichu d’arriver à créer une scène qui marque dans la continuité, tellement les passages les plus réussis ressemblent à des sketchs artificiellement reliés au reste.
Detention, c’est un peu le film qu’aurait réalisé un homme sorti d’un long coma et ayant découvert avec une joie un peu puérile facebook, twister et myspace, le cynisme du réalisateur empêchant en permanence les personnages d’être autre chose que des stéréotypes ( quand bien même ils ont des aspects originaux, c’est justement par rapport aux dits stéréotypes ) dénués de chair. Ou : je n’ai que 24 ans, mais définitivement je suis trop vieux pour ces conneries. En plus je n’ai pas de compte tweeter.

Zero Dark Thirty ( Kathryn Bigelow, 2012 )

Maya ( Jessica Chastain ), un agent de la CIA, traque Ben Laden durant dix ans. Elle est convaincue du rôle crucial d’Abu Ahmed dans la fuite du terroriste, mais ses supérieurs demeurent sceptiques.
Il y a trois aspects que j’ai trouvé vraiment très intéressants dans ce film et qui font qu’il échappe largement au cadre de grande fresque académique à oscars dans lequel il aurait pu tomber.
D’abord, il faut mentionner l’exceptionnel scénario de Mark Boal, déjà en partie responsable de la résurrection artistique de Kathryn Bigelow puisqu’ils avaient collaboré sur l'excellent Démineurs. L’énorme force de ce scénario, c’est que même les personnages apparaissant une minute à l’écran prennent une profondeur insoupçonnée qui surprend souvent le spectateur. Le gros type un peu répugnant à la tête de la CIA est tout sauf l’abruti qu’on pourrait croire ; le nouveau patron de Maya ne va pas la lâcher comme on pourrait l’imaginer ; la collègue avec qui Maya se dispute - on pressent un conflit de femmes dans un milieu d’hommes - devient très rapidement une amie, et surtout jamais, jamais on ne nous fait le coup des personnages masculins qui prennent de haut l’héroïne ( la seule phrase doutant de ses capacités sera un expéditif " elle semble un peu jeune " au tout début ). On évite ainsi la quasi-totalité des clichés attendus.
Deuxième chose, la sécheresse de la mise en scène. Pas de grandes musiques, pas d’effets spectaculaires : la mort de Ben Laden est révélatrice car traitée avec une absence totale de triomphalisme. C’est d’autant plus intelligent que le scénario se focalise sur les traqueurs en faisant totalement abstraction de leur vie personnelle, évitant l’empathie facile envers eux. Maya est une obsessionnelle et une acharnée, mais Bigelow sait qu’une personne obsessionnelle, c’est très cynégétique.
Enfin, on pourra féliciter Bigelow et Boal pour arriver à nous faire comprendre sans nous perdre tous les tenants et aboutissements de la traque, notamment comment Ben Laden a pu échapper aux forces américaines pendant 10 ans. Et si le film est trop long - deux heures trente ! -, si en tant que réalisatrice d’une sorte de film-dossier Bigelow me semble un peu moins à son aise que Fincher sur Zodiac par exemple, et si je trouve que le montage est parfois un peu curieux ( pourquoi faire une aussi longue scène de suspens centrale ??? ), il n’en demeure pas moins que Zero Dark Thirty s’impose déjà comme un des films importants de 2013. Allez le voir.
Sinon les polémiques sur la torture sont aussi connes que celles sur le racisme du Tarantino.

The Master ( Paul Thomas Anderson, 2012 )

( critique déjà écrite sur un autre site )


Durant les années 50, Freddie ( Joaquin Phoenix ) tombe sous la coupe de Lancaster Dodd ( Philip Seymour Hoffman ), le fondateur de la scientologie.
Paul Thomas Anderson n'est pas un cinéaste. C'est un grand artiste.
Du coup, loin de ces banals réalisateurs qui se content d'essayer de produire du bon cinéma, Anderson lui produit de l'Art, avec un grand A. Quand on fait de l'Art, point n'est besoin qu'une scène soit dans la continuité de la précédente ; toute notion de continuité ou de cause-conséquence peut ainsi être évacuée, toutes les actions du personnage principal ( le tabassage du sceptique dans le bateau, celui de l'éditeur plus tard, sa brouille avec le fils de PSH ) n'auront jamais d'emprise sur la structure du film qui nous promène d'une séquence d'hypnose à un passage en prison, d'une séquence d'hypnose à un flashback ou d'une séquence d'hypnose à... une autre séquence d'hypnose. 
Il n'est quasiment pas une scène de The Master qui n'aurait pas pu être raccourcie de trente secondes au moins. PTA fait durer, produit de beaux plans-séquences aussi millimétrés qu'inutiles, revient en arrière, filme un personnage qui marche dans un couloir vingt secondes ou conduisant une moto durant deux minutes. Ce type de procédé s'est déjà vu - chez Monte Hellman ou Gus Van Sant par exemple -, généralement pour inscrire des personnages dans une sorte de quotidien trivial. Ici... ils font de la moto.
On peut lire ici et là qu'il s'agit du film le plus sincère d'Anderson. J'espère que non et que le mépris qu'il affiche pour ses personnages n'est pas réel. La séquence avec le " sceptique ", inutile à l'histoire et présent uniquement pour nous convaincre encore plus de l'idiotie des scientologues, achève de transformer ceux-ci en pathétiques pantins lobotomisés incapables de faire preuve d'un minimum de tolérance. Comme dans Magnolia ou There Will Be Blood, un leader religieux est forcément un charlot et ses ouailles des gens blessés, intéressés et/ou à l'intelligence minimale. L'hystérie " actor's studio " de Phoenix achève de faire tomber le film dans le grotesque, au cas ou l'une des séquences les plus WTF depuis longtemps - la soirée avec toutes les femmes nues - n'aurait pas suffi. 
Une grosse daube.


Milan Calibre 9 ( Fernando Di Leo, 1972 )

Ugo Piazza ( Gastone Moschin ) sort de prison. Son ancien complice Rocco ( Mario Adorf ) l’interpelle : Ugo aurait volé l’argent de l’Américain, le patron de Rocco. Ugo doit rendre l’argent sous peine de finir assassiné.
J’attendais beaucoup de ce polar, entre autres parce que Fernando Di Leo était un ancien scénariste pour Sergio Leone ( on retrouve d’ailleurs des têtes très leoniennes dans les seconds rôles comme Lionel Stander ou Frank Wolff ), et je suis un petit peu déçu. La politique est présente, notamment lors des disputes entre les deux flics joués par Wolff et Luigi Pistili, le premier refusant d’aider un gangster à se réinsérer, sauf qu’ils semblent assez inutiles par rapport à la trame générale. Di Leo a d'ailleurs admis qu'il aurait certainement du s'en passer.
Heureusement, le rythme tambour battant de Milan Calibre 9 ne nous laisse aucune seconde de répit, à l’image de Rocco surgissant sans arrêt pour pousser Ugo à bout. Le flegme et l’aspect massif de Moschin s’accordent impeccablement avec l’hystérie d’Adorf, sorte de Joe Pesci dans Casino avant l’heure. La scission politique au sein des policiers se retrouve aussi chez les gangsters, le gang de l’Américain représentant le capitalisme acharné et celui de Chino, un vieil ami d’Ugo, l’attachement aux traditions ( excellent Philippe Leroy en Chino au passage ).
C’est sur la fin que ce qui semblait n’être qu’un honnête polar de plus se singularise. Plusieurs retournements de situation s’enchaînent et cassent tout ce qu’on pensait savoir sur les personnages ; j’admets que sur le coup cet aspect m’a gonflé mais avec recul il prend pas mal de sens dans la thématique générale ( le remplacement de l’honneur et de l’amitié par les valeurs capitalistes touche même les marginaux ). Les trahisons se retournent contre leurs initiateurs et ce pessimisme foncier ne va pas sans un certain sens de l’ironie ( l’alliance " réussie " qui se crée à la fin est certainement la plus improbable, et pourtant… ). Et il faut reconnaître que contrairement à l’Umberto Lenzi de base, Di Leo a un sens réel de la mise en scène et se révèle largement plus rigoureux que la majorité des artisans de ce type de cinéma d’exploitation.
En résumé, ce Milan Calibre 9 n’est ni un chef d’œuvre ni même la petite bombe du polar italien vantée ici et là, mais demeure un très bon film de gangsters quoique inférieur au Revolver de Sergio Sollima.








Boris, captures à venir... ah non, ce coup-ci j'ai fait proprement le boulot !

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gedat

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Envoyé par gedat le Jeudi 31 Janvier 2013 à 22:14


Good Morning England - Richard Curtis (2009)

Nous sommes en 1967, et, en pleine explosion du rock'n roll, l'austère BBC a un monopole d'exploitation sur les ondes britanniques. Heureusement pour les auditeurs, Radio Rock, une radio pirate, émet depuis les eaux internationales de la mer du Nord. Mais voilà qu'un méchant ministre va tout mettre en oeuvre pour saboter la belle aventure.

Good Morning England est intéressant parce qu'il montre assez fidèlement ce que doit être la vision du rock'n roll qu'a le marketeux ou le consultant en com moyen des années 2000. Le rock c'est cool, on fume des joints, on boit de l'alcool, il y a du sexe, on raconte des blagues, c'est COOL quoi. Et puis les seules filles qui ne sont pas des fans hystériques, ce sont des lesbiennes. De l'autre côté, les méchants conservateurs sont eux pas cools du tout.

Peut-être que l'amoncellement de clichés niais et l'ambiance 60's en carton pâte se justifie par l'étiquette "comédie" que revendique le film? Il faudrait hélas pour ça que le film réussisse à être drôle. Mais à part quelques fois où une vanne fait miraculeusement sourire le spectateur, Good Morning England se contente de déverser une bonne humeur factice (cf la scène d'enterrement de vie de garçon), à grands renforts de tubes rock dont l'énergie cache tant qu'elle peut l'absence totale d'esprit rock du film.
Je ne serais pas étonné qu'on constate une forte corrélation entre les fans de Good Morning England et les amateurs de rock-quoi.


Borislehachoir

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Envoyé par Borislehachoir le Jeudi 31 Janvier 2013 à 22:50


Bon bah pareil.

Boris.

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Xins

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Envoyé par Xins le Jeudi 31 Janvier 2013 à 22:50


J'ai regardé Boudu sauvé des eaux.
J'ai aussi commandé le coffret du Décalogue.
Si vous voulez bien, j'essayerai de faire un commentaire.
 

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Borislehachoir

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Envoyé par Borislehachoir le Jeudi 31 Janvier 2013 à 23:17


Ah bah moi je demande que ça, quelqu'un qui parle d'autre chose que de Bilbon le Hobbit c'est toujours génial.

Boris, enfin je dis ça mais si Joker se pointe avec une critique de Human Centripède 9 je ne sauterai pas au plafond.

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corum

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Envoyé par corum le Jeudi 31 Janvier 2013 à 23:24


Pareil ça serait avec grand plaisir.
corum, et peut-être même qu'à un moment je me remettrai à écrire quelque chose

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"car le style pour l'écrivain aussi bien que la couleur pour le peintre est une question non de technique mais de vision" Marcel Proust

Xins

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Envoyé par Xins le Vendredi 01 Février 2013 à 18:33


Boudu sauvé des eaux — Jean Renoir, 1932.

Boudu, un clochard de Paris a perdu son chien. Désespéré, il saute dans la Seine. C'est alors qu'un bourgeois manifestement très intéressé par les jeunes filles, du nom de Lestinguois part le secourrir. Il décide alors d'héberger le fameux Boudu.
J'étais relativement excité à l'idée de visionner ce film. D'une part parce qu'il s'agit d'un des plus vieux films que je vois, d'autre part j'en avais entendu parler à plusieurs reprises.
On nous propose ici de réfléchir à différents problèmes.
L'importance du déroulement de la vie d'une personne que l'on sauve : Alors que Boudu se permet tout et n'importe quoi dans la demeure de son héros, M. Lestinguois ne le met pas dehors, bien que sa femme et la bonne avec qui il entretient une relation amoureuse l'en supplie. (Rq : À titre complètement personnel, je trouve totalement invraissemblable le fait qu'une personne de la corpulence du bourgeois aille sauver une personne comme Boudu.)
La morale sexuelle : Dans un univers encore très encré dans la religion, qu'un homme marié couche avec sa bonne semblerait tolérable ; mais qu'un clochard satisfasse ses besoins primaires avec une bourgeoises mariée, non : effectivement, le premier fait ne semble pas si choquant à la caméra de Jean Renoir, mais dès lors qu'on apprend le second il est necéssaire de réagir : « La morale du siècle exige un dénouement qui régularise la situation ». On pourrait y apercevoir une critique de la hiérarchie sociale.
La liberté : Le gros du film, je dirais. Alors qu'il obtient tout, Boudu n'est pas heureux. Il préfère être dehors, à vivre au jour le jour, sans confort, et sans manière. À l'image de la scène où il trouve inadapté son lit, et préfère passer sa nuit au bas des marches d'un escalier ; ou du désordre qu'il créé simplement en chercher à s'essuyer les mains. De plus, il n'aime pas les gens, et ne s'en cache pas.
A ne pas manquer dans le film : le titre du livre dans lequel Boudu crache, fait qui rend M.Lestinguois (enfin) énervé après son invité.
Finalement, je pense que le film propose beaucoup, avec une certaine profondeur, ni trop pour que la comédie se transforme en thèse, ni trop peu pour que le film reste plat. Je pense également que le film est doté d'une certaine intemporalité : On nous parle de problèmes facilement perceptibles, sans objets caractéristiques d'une époque (technologie, décors... À part quelques expressions peut-être : « La s'maine des quat' Jeudi ! », expression avec moins de sens aujourd'hui.)

Pour ce qui est du cadrage, des techniques relatives au tournages, je n'oserais pas m'avancer, étant pauvrement instruit à ce sujet. J'ai remarqué que les scènes étaient très coupées, mais ça n'a en rien empiété sur mon plaisir.
J'espère ne pas avoir dit trop de bêtises et peut-être vous avoir donné envie de voir ce film, si vous ne l'avez pas encore vu.
 

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Envoyé par jokerface le Vendredi 01 Février 2013 à 23:21


Le 31/01/2013 à 23:17, Borislehachoir avait écrit ...

Boris, enfin je dis ça mais si Joker se pointe avec une critique de Human Centripède 9 je ne sauterai pas au plafond.
 


Tes critiques cinés sur les films style "la momie géante vs le loup garou des marécages" n'ont pas connu un grand succès non plus.

(Je dis ça sans méchanceté, jai juste envie de t'enquiquiner un peu)

Sinon jai été voir Django et c'etait sympa, avec quelques longueurs et un Di Caprio correct sauf lors de la scène du marteau et du crane où il en fait un peu trop. Mais le film est bien dans l'ensemble.

 

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Weeds

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Envoyé par Weeds le Vendredi 01 Février 2013 à 23:22


  Di Caprio correct sauf lors de la scène du marteau et du crane où il en fait un peu trop.

Hmmm ?
J'ai trouvé Di Caprio vraiment très bon, et je dirais même surtout lors des scènes là puisque c'est ce que lui demande son personnage.

Weeds.

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Envoyé par jokerface le Vendredi 01 Février 2013 à 23:24


Quand il se met à hurler , là j'ai trouvé qu'il perdait son personnage. Autant le reste du temps je le trouvais bien, autant dans ces quelques secondes j'ai trouvé que la magie ne faisait plus effet.

Après c'est juste mon ressenti.

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Borislehachoir

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Envoyé par Borislehachoir le Dimanche 03 Février 2013 à 18:08


Félicitations Xins, ce n'est pas facile d'écrire un truc long et t'as choisi un film dont on parle assez peu ( beaucoup d'amateurs, moi inclus, lui préfèrent d'autres Renoir ). J'aime surtout la prestation monstrueuse de Michel Simon, qui est certainement l'un de mes acteurs français préférés. 

Sinon je trouve que le perso de Di Caprio ne se " perd " pas dans la scène du crâne, au contraire je pense que là on voit vraiment l'absolue pourriture derrière le verni de la civilisation ; c'est à ce moment qu'un gros abruti d'escavagiste se double en plus d'une espèce de crevure eugéniste au scientisme pas si désuet que ça ( on entend encore ce type de théories à l'extrême droite ). Tout ses excès justifient le comportement ultérieur de Christopher Waltz, qui pour le coup désobéit à la logique de son personnage.

Boris.

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Skarr a écrit :

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Envoyé par jokerface le Dimanche 03 Février 2013 à 18:44


Je ne reproche pas au personnage sa colère, je reproche à l'acteur sa façon de la jouer

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gedat

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Envoyé par gedat le Dimanche 03 Février 2013 à 20:11


http://radiorcj.info/diffusions/lesprit-descalier-3/

Finkielkraut qui commente Django Unchained. En plus que ce soit extrêment stupide, je trouve qu'il y a un racisme à peine caché dans ses propos qui est nauséabond.


Talen

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Envoyé par Talen le Dimanche 03 Février 2013 à 20:26


J'ai vu Django. Je ne suis pas du tout un connaisseur de Tarantino, je n'ai vu que quelques un de ses films (Pulp Fiction, Kill Bill 1&2, Inglorius Bastard) mais bon sang qu'est-ce que j'ai aimé.
Je ne connais rien au cinéma non plus mais j'ai trouvé vraiment qu'il y avait une grande maîtrise dans la totalité des aspects de son film.(my 2 cents)

Mais ce que j'aime le plus c'est la manière d'introduire les personnages. On ne nous dit que ce qu'il faut vraiment savoir mais ça n'empêche pas aux personnages d'être entier, vivant. Pourtant il y a une sorte de cliché dans chacun d'eux. Loin d'être un défaut c'est un atout de plus qui permet d'englober encore plus vite les types de personnes, mais n'empêche pas d'être choqué aux moments où on doit l'être.
J'ai vraiment eu l'impression d'être manipulé par Tarantino et son scénario. J'aime ça, je me suis fait baladé de tableau en tableau, de convenu en déconvenu, de chaud en frois. Et de cette douche écossaise, j'en redemande !



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